François Baroin/Image d'archives © ABACA
L'ambassade ivoirienne à Paris passe sous le contrôle des pro-Ouattara
Une trentaine de partisans d'Alassane Ouattara a occupé lundi l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris, attendant l'arrivée d'un ambassadeur désigné dans la journée par Alassane Ouattara, le président reconnu par la scène intrenationale.
Publié le 27/12/2010
Gbagbo dénonce un complot, la grève de Ouattara peu suivie
Le président ivoirien sortant, menacé d'être renversé militairement par ses voisins d'Afrique de l'Ouest, dénonce dans le Figaro un "complot" de la France et des USA. La grève générale lancée par Ouattara était peu suivie lundi à la mi-journée.
Publié le 26/12/2010
Côte-d'Ivoire : quels scénarios de sortie de crise ?
Intervention étrangère, guerre civile, démission de Laurent Gbagbo, compromis, manifestations : passage en revue des scénarios qui pourraient conduire à la fin de la crise institutionnelle dans laquelle le pays est plongé depuis plusieurs semaines.
Publié le 26/12/2010
Côte-d'Ivoire : pression accentuée sur Gbagbo, son avion immobilisé
L'avion officiel du président ivoirien sortant a été bloqué à l'aéroport de Bâle-Mulhouse, où il est stationné pour un entretien technique. La Cedeao envisage d'envoyer 3 présidents africains en Côte-d'Ivoire mardi pour remettre un ultimatum à Gbagbo.
Publié le 26/12/2010
Des milliers d'Ivoiriens ont fui, Gbagbo résiste aux menaces
14.000 Ivoiriens ont fui au Liberia à cause des violences, a annoncé samedi l'ONU. Des violences imputées par certains à des mercenaires de Gbagbo. Le camp de ce dernier a rejeté samedi la menace de recourir à la force de la Cédéao qui va envoyer 3 présidens mardi.
Publié le 25/12/2010
Côte d'Ivoire: Ouattara appelle l'armée à se rallier, la Cedeao menace
Le président ivoirien reconnu à l'extérieur a appelé vendredi l'armée fidèle à son rival Laurent Gbagbo à lui obéir et à protéger la population des "atrocités" commises par des éléments armés. Les pays de l'Afrique de l'Ouest menacent d'utiliser la force.
Publié le 24/12/2010
Les chefs d'Etat africains au chevet de la Côte d'Ivoire
Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedéao) se rencontrent ce vendredi pour aborder la situation dans le pays. Ils ont déjà reconnu Alassane Ouattara comme président et ont redit, avant même le début de leur réunion, que Laurent Gbagbo devait quitter le pouvoir.
Publié le 24/12/2010
Le camp Ouattara demande l'usage de la force contre Gbagbo
Le Premier ministre d'Alassane Ouattara, opposant à Laurent Gbagbo, a demandé mercredi à la communauté internationale de faire usage de la force pour déloger du pouvoir son rival qui vient de réaffirmer qu'il est le "président de Côte d'Ivoire".
Publié le 22/12/2010
Laurent Gbagbo : "Je suis le président de Côte d'Ivoire"
Laurent Gbagbo a réaffirmé mardi soir lors d'une intervention à la télévision d'Etat ivoirienne qu'il avait remporté l'élection présidentielle et a invité un "comité d'évaluation" international à venir vérifier la validité des résultats du scrutin du 28 novembre.
Publié le 21/12/2010
Côte d'Ivoire : la France demande aux Français de partir
Pour la première fois depuis le début de la crise politique, le gouvernement recommande à "tous les Français qui le peuvent de quitter provisoirement" le pays. De son côté, le camp pro-Ouattara en appelle à la force pour renverser Gbagbo.
Publié le 22/12/2010
Gbagbo demande le départ des casques bleus et de l'armée française
Le président autoproclamé de Côte d'Ivoire a demandé samedi le départ "immédiat" de la mission de l'ONU dans le pays et de la force militaire française Licorne. Ce alors que la communauté internationale essaie de le contraindre à quitter le pouvoir.
Publié le 18/12/2010
Le "non" de Gbagbo à la communauté internationale
"Le président Gbagbo n'ira nulle part. Il a été élu pour cinq ans et quittera le pouvoir seulement en 2015", a déclaré son porte-parole, réagissant aux appels venus de l'ONU, des Etats-Unis, de la France et de la Cedeao, qui tous l'ont exhorté à céder le pouvoir.
Publié le 18/12/2010
Sarkozy appelle Gbagbo à partir sous peine de sanctions
Le président proclamé ivoirien Laurent Gbagbo doit partir "avant la fin de la semaine" sinon il figurera sur la liste des personnes visées par des sanctions de l'Union européenne, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy à Bruxelles.
Publié le 17/12/2010
Côte d'Ivoire: deux présidents, et maintenant... deux Premiers ministres
Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo ont tour à tour nommé leur Premier ministre dimanche, alors que la médiation de l'Union Africaine a échoué.
Publié le 06/12/2010
Côte d'Ivoire: la crise toujours après la médiation de l'Union africaine
Malgré la médiation de l'ex-chef d'Etat sud-africain Thabo Mbeki, envoyé par l'UE, la crise politique persistait dimanche après l'annonce d'un gouvernement d'Alassane Ouattara, qui revendique la présidence comme son rival, le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo.
Publié le 05/12/2010
Côte d'Ivoire : Gbagbo prête serment malgré tout... Ouattara aussi
Laurent Gbagbo a été officiellement investi samedi président évoirien alors que son rival Alassane Ouattara a été reconnu par la scène internationale. Dernier soutien de taille : celui de l'Union Africaine. Gbagbo dénonce des "ingérences" étrangères. Ouattara, lui, a prêté serment... par courrier.
Publié le 04/12/2010
Côte d'Ivoire: l'investiture de Gbagbo imminente
Après avoir invalidé le succès de l'opposant Alassane Ouattara, le Conseil constitutionnel ivoirien a annoncé vendredi la victoire du président sortant au 2nd tour de la présidentielle. L'ONU, l'UE et la France reconnaissent, elles, la victoire de Ouattara qui la revendique.
Publié le 04/12/2010
Côte d'Ivoire : 2 présidents pour un fauteuil, bataille de déclarations
Après avoir invalidé le succès de l'opposant Alassane Ouattara, le Conseil constitutionnel ivoirien a annoncé vendredi la victoire du président sortant au 2nd tour de la présidentielle. L'ONU, l'UE et la France reconnaissent, elles, la victoire de Ouattara qui la revendique.
Publié le 03/12/2010
Côte d'Ivoire : Ouattara refuse la remise en cause de sa victoire
L'opposant refuse l'invalidation de son succès à la présidentielle par le Conseil constitutionnel. Ce dernier pourrait au contraire donner la victoire au président sortant Laurent Gbagbo.
Publié le 03/12/2010
Côte d'Ivoire: blackout médiatique, la France craint des "débordements"
Après l'annonce de la victoire de Ouattara à la présidentielle, invalidée par le Conseil constitutionnel, le pays a fermé ses frontières et a ordonné "la suspension sans délai" de la diffusion des chaînes de télévision d'informations étrangères.
Publié le 03/12/2010
Côte d'Ivoire : la victoire de Ouattara invalidée, la tension monte
Après l'annonce de la victoire de Ouattara à la présidentielle, invalidée par le Conseil constitutionnel, Abidjan a fermé ses frontières et a ordonné "la suspension sans délai" de la diffusion des chaînes de télévision d'informations étrangères.
Publié le 02/12/2010
Côte d'Ivoire : l'opposant Ouattara déclaré vainqueur de la présidentielle
Après plusieurs jours d'incertitude et des affrontements meurtriers entre les partisans des deux camps, la Commission électorale a annoncé jeudi la victoire d'Alassane Ouattara face au président sortant Laurent Gbagbo avec 54,1% des voix. Le Conseil constitutionnel doit encore valider ce résultat.
Publié le 02/12/2010
Côte d'Ivoire : l'Onu évoque disparitions, exécutions et violences sexuelles
Jean-Bapstiste Mattéi, représentant de la France auprès des Nations Unies a fait état jeudi de témoignages rapportant des faits de violences contraires aux droits de l'homme extrêmement graves et ciblées sur une partie de la population ivoirienne.
Publié le 23/12/2010
Côte d'Ivoire : la tension monte contre la France
Les 950 soldats français présents en Côte d'Ivoire n'ont pas l'intention de s'interposer entre les Ivoiriens mais répliqueraient s'ils étaient attaqués, a déclaré MAM dimanche. L'ONU a aussi rejeté l'appel de Laurent Gbagbo. Sur place, une certain sentiment anti-français et anti-Onu se fait sentir.
Publié le 19/12/2010
Laurent Gbagbo, qui refuse de quitter le pouvoir en Côte d'Ivoire après un scrutin remporté selon la communauté internationale par son rival Alassane Ouattara, subit des pressions de plus en plus fortes, l'Union européenne ayant décidé de restreindre sa liberté de déplacement et celle de 18 autres responsables ivoiriens.
De son côté, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a annoncé mardi la tenue vendredi à Abuja d'un sommet extraordinaire sur la Côte d'Ivoire, après avoir déjà suspendu le pays de ses rangs. Les Etats-Unis ont également fait savoir qu'ils mettaient au point des sanctions et ont réitéré leur appel à la démission de Gbagbo. Fort de ces soutiens, Guillaume Soro, Premier ministre du
gouvernement d'Alassane Ouattara, a appelé mardi à "la désobéissance au gouvernement factice" de son rival Laurent Gbagbo "jusqu'à son départ".
Paris dans une position inconfortable
Pour sa part, la France, ancienne puissance coloniale, très impliquée avec l'opération Licorne et les accords de Marcoussis dans le règlement des troubles de 2002, et qui compte environ 15.000 expatriés en Côte d'Ivoire, est dans une position inconfortable. Nicolas Sarkozy a été vivement critiqué par les partisans de Laurent Gbagbo pour avoir lancé vendredi dernier un ultimatum au président ivoirien autoproclamé - alors que parallèlement, la diplomatie française, démentant dans les faits cette fermeté affichée par le président, s'activait auprès des instances européennes pour retarder les sanctions.
Une position difficile illustrée ce mardi matin par le porte-parole du gouvernement, François Baroin, interrogé sur RTL au sujet de la situation ivoirienne. Il s'est tout d'abord voulu rassurant sur le sort des expatriés français présents dans le pays : "La sécurité est assurée, elle est d'ailleurs garantie par la décision des Nations unies de cette nuit de conserver les forces des Nations unies sur place. Donc la sécurité sera garantie et assurée", a-t-il martelé, alors que le Conseil de sécurité a prolongé de six mois le mandat de la force de l'ONU en Côte d'Ivoire, défiant ainsi Laurent Gbagbo qui réclamait son départ.
Le gouvernement ivoirien menace
Mais François Baroin s'est aussi montré soucieux de marquer le respect de la France envers la souveraineté du peuple ivoirien, alors même que les forces internationales font l'objet d'un harcèlement croissant de la part des pro-Gbagbo et ont dû riposter, ces derniers jours, notamment lors de l'attaque d'une patrouille. "En trois semaines, il me semble que la diplomatie française et le président de la République ont été extrêmement respectueux de l'évolution, des décisions sur le plan international" en Côte d'Ivoire, a souligné le porte-parole du gouvernement, en insistant sur le fait que "c'est le peuple souverain ivoirien lui-même qui a décidé de sortir Gbagbo". Ce dernier "doit d'abord non pas entendre le message de Paris, de Washington, du monde entier, il doit entendre le message des Ivoiriens", a insisté François Baroin.
Mais si Ouattara est soutenu par les Nations unies, les dirigeants africains, Washington et l'UE, Gbagbo garde le contrôle de l'armée dans un bras de fer qui fait craindre un retour à la guerre civile dans le pays. Notant que les violences ont déjà fait plus de 50 morts depuis l'élection contestée, le Conseil de sécurité de l'ONU a engagé l'Onuci, l'Opération de l'Onu en Côte d'Ivoire, à assurer sa mission de protection des civils. Ouattara a réclamé un durcissement du mandat de la force onusienne. Alain Le Roy, sous-secrétaire général de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, a déclaré que les casques bleus avaient déjà ouvert le feu en situation de légitime défense et qu'ils étaient prêts à recommencer pour défendre leur mandat, en particulier en ce qui concerne la protection des civils. Mais le gouvernement de Gbagbo a, lui aussi, menacé d'aller plus loin. "Si, contre notre volonté, on veut maintenir cette force-là sur notre territoire, nous ne coopérerons plus avec elle. Cela veut dire que les responsables de cette force n'auront pas d'interlocuteur officiel (...) Comment vont-ils travailler ?", a déclaré le ministre de l'Intérieur Emile Guiriéoulou.
Le chef de la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire, Y. J. Choi, a d'ores et déjà accusé le camp Gbagbo de mener une campagne médiatique incitant à la violence contre le personnel de l'ONU, faisant état "de jeunes hommes armés" intimidant certains employés à leur domicile. "Toutes ces actions n'empêcheront pas l'Onuci de mener à bien sa mission. Souvenons-nous de l'une des maximes de Winston Churchill: 'Si vous traversez l'enfer, ne vous arrêtez pas'" a-t-il ajouté.
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