La tension continue de monter en Côte d'Ivoire. Plusieurs personnes ont été blessées mercredi à Yamoussoukro (centre), alors que l'armée fidèle à Laurent Gbagbo a mis en garde les partisans de son rival Alassane Ouattara contre leurs projets de marches à Abidjan jeudi et vendredi pour prendre le contrôle d'organes de gouvernement.
Gbagbo s'accroche, Obama menace
Reconnaître la victoire de son opposant, Alassane Ouattara, ou s'isoler sur la scène internationale : tel est le choix qui s'offre à Laurent Gbagbo, selon une lettre menaçante qui lui a été envoyée par la Maison Blanche. Depuis la fin du vote, les violences ont fait au moins 20 morts.
Publié le 07/12/2010
Côte d'Ivoire: blackout médiatique, la France craint des "débordements"
Après l'annonce de la victoire de Ouattara à la présidentielle, invalidée par le Conseil constitutionnel, le pays a fermé ses frontières et a ordonné "la suspension sans délai" de la diffusion des chaînes de télévision d'informations étrangères.
Publié le 03/12/2010
Côte d'Ivoire : la victoire de Ouattara invalidée, la tension monte
Après l'annonce de la victoire de Ouattara à la présidentielle, invalidée par le Conseil constitutionnel, Abidjan a fermé ses frontières et a ordonné "la suspension sans délai" de la diffusion des chaînes de télévision d'informations étrangères.
Publié le 02/12/2010
Côte d'Ivoire : les résultats de la présidentielle invalidés
Les résultats provisoires annoncés jeudi par la commission électorale ivoirienne et donnant Alassane Ouattara vainqueur de la présidentielle du 28 novembre ne sont pas valables, a affirmé le président du Conseil constitutionnel dans la soirée.
Publié le 02/12/2010
Côte d'Ivoire : l'opposant Ouattara déclaré vainqueur de la présidentielle
Après plusieurs jours d'incertitude et des affrontements meurtriers entre les partisans des deux camps, la Commission électorale a annoncé jeudi la victoire d'Alassane Ouattara face au président sortant Laurent Gbagbo avec 54,1% des voix. Le Conseil constitutionnel doit encore valider ce résultat.
Publié le 02/12/2010
Côte d'Ivoire : huit partisans de l'opposant Ouattara tués
Alors que la proclamation du résultat du second tour de la présidentielle est toujours bloquée par le président sortant Laurent Gbagbo, un bureau de son adversaire, qui s'estime vainqueur, a été attaqué la nuit dernière par des inconnus.
Publié le 02/12/2010
Dans le même temps, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré "profondément préoccupé par l'impasse politique" en Côte d'Ivoire, craignant un "retour à la guerre civile" dans un pays ayant deux chefs d'Etat proclamés à l'issue du second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre.
De son côté, l'armée loyale à Gbagbo a affirmé que Choi Young-Jin, représentant spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire, "soutenait" les marches sur la télévision publique RTI et sur le siège du gouvernement qu'entendent organiser les partisans de Ouattara jeudi et vendredi. La RTI, média essentiel du pouvoir à Abidjan, est actuellement totalement sous la coupe du camp de M. Gbagbo. En ce sens, l'armée a rendu responsable par avance l'ONU d'éventuelles violences. Hamadoun Touré, porte-parole de M. Choi, a qualifié de "fausses, injustes et infondées" ces accusations.
30 blessés ?
Dans la capitale administrative Yamoussoukro (centre), des sympathisants d'Alassane Ouattara ont tenté de défiler, mais en ont été empêchés par les forces loyalistes. Plusieurs manifestants ont été blessés par balles, selon les initiateurs de la marche, des témoins et une source hospitalière. Un des organisateurs de la marche a même évoqué le chiffre de "30 blessés par balles" admis à l'hôpital, mais une source hospitalière a jugé ce bilan "exagéré" en refusant toutefois de fournir un chiffre.
A Abidjan, Charles Blé Goudé, chef des patriotes pro-Gbagbo et fer de lance des manifestations anti-françaises de 2003 et 2004, nommé ministre de la Jeunesse et de l'Emploi du gouvernement Gbagbo, a promis d'agir "bientôt". "Je ne suis plus prêt à tolérer des vampires prêts à boire le sang des Ivoiriens. Je vais agir bientôt", a-t-il lancé à quelque 3.000 jeunes. Dans le quartier d'Abobo, qui a voté à une écrasante majorité pour M. Ouattara, un journaliste de l'AFP a constaté un déploiement très visible des forces de l'ordre (policiers, gendarmes et militaires).
Pas d'intervention française
Le Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, veut se rendre jeudi à la RTI avec ministres et partisans pour installer un nouveau directeur général, et prendre possession vendredi des locaux officiels du gouvernement, occupés par le Premier ministre de Gbagbo, Aké N'Gbo. En cas de confrontation jeudi et vendredi entre militants des deux camps, la France n'a "aucune intention d'intervenir militairement" pour s'interposer, a affirmé mercredi le ministre de la Défense, Alain Juppé. "C'est à la communauté internationale d'assumer ses responsabilités", a-t-il ajouté. Son homologue aux Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a estimé que "Gbagbo est en train de jouer le pourrissement de la situation et il se dit que la communauté internationale finira par s'effriter ou par céder".
Face à cette impasse, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, pourrait se rendre d'ici à vendredi à Abidjan pour relancer les efforts de médiation dans la crise ivoirienne.
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