© AFPLa communauté internationale multiplie les appels pour contraindre Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir en Côte d'Ivoire et à céder la place à son rival Alassane Ouattara, considéré comme vainqueur de l'élection présidentielle. En vain, pourtant. "Le président Gbagbo n'ira nulle part. Il a été élu pour cinq ans et quittera le pouvoir seulement en 2015", a lancé en cette fin de semaine le porte-parole de l'intéressé, Alain Toussaint, dénonçant le dernier appel de l'UE à l'armée ivoirienne pour qu'elle soutienne Ouattara. "L'armée de Côte d'Ivoire est républicaine, loyale aux institutions de la République. L'appel de l'Union européenne est totalement irresponsable et scandaleux, il revient à appeler à la guerre civile", a martelé le porte-parole de Gbagbo. "La France, les Etats-Unis, l'Union européenne veulent comploter pour mener un coup d'Etat constitutionnel et nous disons 'non'. Pas question de tolérer une ingérence des gouvernements étrangers dans nos affaires." Pour sa part, Charles Blé Goudé, leader des jeunes partisans de Laurent Gbagbo, a appelé samedi le peuple "à s'apprêter à livrer" le "combat" contre le camp Ouattara, alors même que le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, venait de remettre à Gbagbo une lettre lui demandant de quitter le pouvoir.
Le camp Ouattara demande l'usage de la force contre Gbagbo
Le Premier ministre d'Alassane Ouattara, opposant à Laurent Gbagbo, a demandé mercredi à la communauté internationale de faire usage de la force pour déloger du pouvoir son rival qui vient de réaffirmer qu'il est le "président de Côte d'Ivoire".
Publié le 22/12/2010
Laurent Gbagbo : "Je suis le président de Côte d'Ivoire"
Laurent Gbagbo a réaffirmé mardi soir lors d'une intervention à la télévision d'Etat ivoirienne qu'il avait remporté l'élection présidentielle et a invité un "comité d'évaluation" international à venir vérifier la validité des résultats du scrutin du 28 novembre.
Publié le 21/12/2010
Côte d'Ivoire : la France demande aux Français de partir
Pour la première fois depuis le début de la crise politique, le gouvernement recommande à "tous les Français qui le peuvent de quitter provisoirement" le pays. De son côté, le camp pro-Ouattara en appelle à la force pour renverser Gbagbo.
Publié le 22/12/2010
Côte d'Ivoire : Baroin veut rassurer les expatriés
Pour les Français présents en Côte d'Ivoire, "la sécurité est assurée", a affirmé mardi matin le porte-parole du gouvernement, en soulignant la garantie représentée par le maintien des forces de l'ONU. Mais celles-ci font l'objet de harcèlements croissants.
Publié le 21/12/2010
Côte d'Ivoire : l'offensive occidentale, diplomatique mais ferme
"Il est temps" pour Gbagbo de partir, a dit lundi soir la Maison Blanche tandis que l'ONU menace et soupçonne sur un recours de Gbagbo à des mercenaires. L'isolement de ce dernier s'était déjà accru dans la journée avec des sanctions de l'UE.
Publié le 20/12/2010
Le départ des troupes de Côte d'Ivoire ? L'ONU et Paris disent "non"
Les 950 soldats français présents en Côte d'Ivoire n'ont pas l'intention de s'interposer entre les Ivoiriens mais répliqueraient s'ils étaient attaqués, a déclaré MAM dimanche. L'ONU a aussi rejeté l'appel de Laurent Gbagbo. Des heurts ont fait 2 blesséss lors d'une manifestation à Paris.
Publié le 19/12/2010
Gbagbo demande le départ des casques bleus et de l'armée française
Le président autoproclamé de Côte d'Ivoire a demandé samedi le départ "immédiat" de la mission de l'ONU dans le pays et de la force militaire française Licorne. Ce alors que la communauté internationale essaie de le contraindre à quitter le pouvoir.
Publié le 18/12/2010
Sarkozy appelle Gbagbo à partir sous peine de sanctions
Le président proclamé ivoirien Laurent Gbagbo doit partir "avant la fin de la semaine" sinon il figurera sur la liste des personnes visées par des sanctions de l'Union européenne, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy à Bruxelles.
Publié le 17/12/2010
Côte d'Ivoire: deux présidents, et maintenant... deux Premiers ministres
Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo ont tour à tour nommé leur Premier ministre dimanche, alors que la médiation de l'Union Africaine a échoué.
Publié le 06/12/2010
Côte d'Ivoire: la crise toujours après la médiation de l'Union africaine
Malgré la médiation de l'ex-chef d'Etat sud-africain Thabo Mbeki, envoyé par l'UE, la crise politique persistait dimanche après l'annonce d'un gouvernement d'Alassane Ouattara, qui revendique la présidence comme son rival, le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo.
Publié le 05/12/2010
Côte d'Ivoire : Gbagbo prête serment malgré tout... Ouattara aussi
Laurent Gbagbo a été officiellement investi samedi président évoirien alors que son rival Alassane Ouattara a été reconnu par la scène internationale. Dernier soutien de taille : celui de l'Union Africaine. Gbagbo dénonce des "ingérences" étrangères. Ouattara, lui, a prêté serment... par courrier.
Publié le 04/12/2010
Côte d'Ivoire: l'investiture de Gbagbo imminente
Après avoir invalidé le succès de l'opposant Alassane Ouattara, le Conseil constitutionnel ivoirien a annoncé vendredi la victoire du président sortant au 2nd tour de la présidentielle. L'ONU, l'UE et la France reconnaissent, elles, la victoire de Ouattara qui la revendique.
Publié le 04/12/2010
Côte d'Ivoire : 2 présidents pour un fauteuil, bataille de déclarations
Après avoir invalidé le succès de l'opposant Alassane Ouattara, le Conseil constitutionnel ivoirien a annoncé vendredi la victoire du président sortant au 2nd tour de la présidentielle. L'ONU, l'UE et la France reconnaissent, elles, la victoire de Ouattara qui la revendique.
Publié le 03/12/2010
Côte d'Ivoire : Ouattara refuse la remise en cause de sa victoire
L'opposant refuse l'invalidation de son succès à la présidentielle par le Conseil constitutionnel. Ce dernier pourrait au contraire donner la victoire au président sortant Laurent Gbagbo.
Publié le 03/12/2010
Côte d'Ivoire: blackout médiatique, la France craint des "débordements"
Après l'annonce de la victoire de Ouattara à la présidentielle, invalidée par le Conseil constitutionnel, le pays a fermé ses frontières et a ordonné "la suspension sans délai" de la diffusion des chaînes de télévision d'informations étrangères.
Publié le 03/12/2010
Côte d'Ivoire : la victoire de Ouattara invalidée, la tension monte
Après l'annonce de la victoire de Ouattara à la présidentielle, invalidée par le Conseil constitutionnel, Abidjan a fermé ses frontières et a ordonné "la suspension sans délai" de la diffusion des chaînes de télévision d'informations étrangères.
Publié le 02/12/2010
Côte d'Ivoire : l'opposant Ouattara déclaré vainqueur de la présidentielle
Après plusieurs jours d'incertitude et des affrontements meurtriers entre les partisans des deux camps, la Commission électorale a annoncé jeudi la victoire d'Alassane Ouattara face au président sortant Laurent Gbagbo avec 54,1% des voix. Le Conseil constitutionnel doit encore valider ce résultat.
Publié le 02/12/2010
La France, les Etats-Unis, l'Union européenne, les institutions africaines : les injonctions lancées à Laurent Gbagbo viennent du monde entier. Elles sont intervenues au lendemain de violentes heurts entre troupes loyales à Laurent Gbagbo et partisans d'Alassane Ouattara qui ont fait au moins 20 morts, dix manifestants et dix membres des forces de l'ordre. S'exprimant après un Conseil européen à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a estimé vendredi que le président sortant ivoirien devait se plier sans délai au verdict des urnes sous peine d'encourir des sanctions européennes et d'avoir affaire au tribunal pénal international. Si Laurent Gbagbo n'a pas quitté "avant la fin de la semaine" le poste qu'il continue d'occuper "en violation de la volonté du peuple ivoirien", son épouse et lui "seront nommément sur la liste des sanctions" européennes, a ajouté le président français dont l'appel a été repris en écho par les Vingt-sept.
Les ambiguïtés françaises
L'Union européenne s'est accordée lundi sur des sanctions ciblées contre le président de la Côte d'Ivoire et son entourage. Mais on souligne à Bruxelles, de source diplomatique, que la France presse ses partenaires pour que les sanctions ne soient pas immédiatement appliquées. L'ONU, qui s'était rangée derrière la Commission électorale indépendante à l'issue du second tour de la présidentielle le 28 novembre, a également demandé le départ du président sortant. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a affirmé que Laurent Gbagbo "ne pouvait pas être autorisé à se maintenir" et qu'il devait céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara déclaré vainqueur par la CEI.
Le Premier ministre kényan, Raila Odinga, a demandé aux nations africaines d'expulser Gbagbo, y compris par la force si nécessaire. Une délégation de l'Union africaine conduite par Jean Ping, président de la Commission africaine, est arrivée à Abidjan où elle doit discuter avec les deux camps. L'UA a cependant dit ne guère croire à un accord de partage de pouvoir pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise. Le diplomate américain William Fitzgerald, chargé des affaires africaines au département d'Etat, a affirmé qu'au moins un Etat africain avait proposé d'accueillir Gbagbo si ce dernier acceptait de quitter le pays. Il a souligné que les Etats-Unis étaient prêts à imposer dans les jours qui viennent à Laurent Gbagbo, à sa famille et à ses proches, des interdictions de déplacement si la crise politique ivoirienne s'éternise. Avec ce commentaire à l'égard de Laurent Gnagbo : "Il est resté longtemps au pouvoir et a récolté les fruits de cette situation (...) Il devrait partir maintenant, avant qu'il n'y ait vraiment des affrontements à grande échelle".
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