Côte d'Ivoire : Gbagbo fait un pas, Ouattara refuse

le 04 janvier 2011 à 10h34 , mis à jour le 04 janvier 2011 à 22h23

Dossier : Crise en Côte d'Ivoire

Au lendemain de leur visite à Abidjan, les médiateurs africains ont annoncé que le président sortant consentait à chercher une "issue pacifique" à la crise. Premier effet concret : il doit demander à ses partisans de lever le siège du QG d'Alassane Ouattara. Ce dernier, reconnu internationalement, refuse l'offre de dialogue.

[Expiré] [Expiré] Gbagbo Ouattara © AFP

 

  • Côte d'Ivoire : "dernière chance" pour Gbagbo de partir

    Alors que des affrontements sont signalés à Abidjan, le président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara a appelé mardi à Abidjan son rival, le chef d'Etat sortant Laurent Gbagbo, à saisir la "dernière chance" offerte par l'Union africaine (UA) pour une "sortie de crise pacifique et honorable".

    Publié le 15/03/2011 Côte d'Ivoire : "dernière chance" pour Gbagbo de partir
  • Les combats s'étendent à Abidjan

    Plusieurs témoignages ont fait état lundi de fusillades et d'explosions dans le quartier de Yopougon acquis au président sortant Laurent Gbagbo. 200 000 personnes auraient déjà fui Abobo, le quartier des partisans de Ouattara.

    Publié le 14/03/2011 Les combats s'étendent à Abidjan
  • Côte d'Ivoire : violences meurtrières dans l'Ouest

    Selon l'Onu, des affrontements interethniques qui ont lieu depuis plusieurs jours dans la région de Duékoué ont fait au moins 14 morts.

    Publié le 06/01/2011 Côte d'Ivoire : violences meurtrières dans l'Ouest
  • Côte d'Ivoire : l'Onu veut des renforts

    L'Union africaine assure que le président sortant ne sera pas poursuivi s'il quitte délibérément le pouvoir. Alassane Ouattara, lui, réaffirme qu'il préfère une "solution pacifique" et fait des promesses à son adversaire. L'Onu va réclamer des renforts.

    Publié le 05/01/2011 Côte d'Ivoire : l'Onu veut des renforts
  • 22.000 Ivoiriens ont fui au Liberia

    Alors que la situation politique est toujours bloquée entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a indiqué ce mercredi que 22.000 Ivoiriens avait fui depuis leur pays depuis le début de la crise.

    Publié le 05/01/2011 22.000 Ivoiriens ont fui au Liberia
  • Côte d'Ivoire : "l'Onu devra valider l'option militaire de la Cédéao"

    <b> Interview -</b> Dans quels cas et sous quelles conditions les pays africains peuvent-ils intervenir militairement pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir tout en restant dans la légalité ? Les réponses de TF1 News avec Olivier Corten, professeur de droit international.

    Publié le 04/01/2011 Côte d'Ivoire : "l'Onu devra valider l'option militaire de la Cédéao"
  • Sarkozy exclut toute ingérence dans les affaires ivoiriennes

    Lors de ses voeux aux Armées mardi, le président de la République a redit le soutien de la France au président élu Ouattara, et rappelé que 900 soldats français étaient déployés en vertu d'un mandat de l'ONU.

    Publié le 04/01/2011 Sarkozy exclut toute ingérence dans les affaires ivoiriennes
  • Côte d'Ivoire : nouvelle impasse

    Lundi soir, les quatre médiateurs africains de la Cedeao ont quitté Abidjan sans faire état de progrès vers une solution à la crise. Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, affirmait que les discussions étaient "terminées".

    Publié le 04/01/2011 Côte d'Ivoire : nouvelle impasse
  • Côte d'Ivoire : Sarkozy réfute l'ingérence mais ne désarme pas

    A l'occasion des voeux aux Armées mardi, le chef de l'Etat a estimé qu'il n'y avait qu'un seul président élu en Côte d'Ivoire et qu'il s'appelait Alassane Ouattara.

    Publié le 04/01/2011 Côte d'Ivoire : Sarkozy réfute l'ingérence mais ne désarme pas
  • Côte d'Ivoire : reportage au QG de Ouattara

    Menacé d'être pris d'assaut par les partisans de Laurent Gbagbo après le 1er janvier, l'hôtel d'Abidjan où le président reconnu par la communauté internationale s?est retranché vit sous la protection de quelques 800 casques bleus.

    Publié le 02/01/2011 Côte d'Ivoire : reportage au QG de Ouattara
  • Côte d'Ivoire : l'insécurité mine Abidjan

    Reportage. Depuis un mois, aucune solution n'a encore été trouvée face à la crise politique que traverse le pays. L'impasse de la situation, conduit la capitale au bord de l'asphyxie économique et l'insécurité gagne du terrain.

    Publié le 04/01/2011 Côte d'Ivoire : l'insécurité mine Abidjan
Plus d'infos

- Gbagbo accepte de négocier...

Au lendemain de leur visite à Abidjan, qui semblait ne rien avoir donné, les médiateurs de l'Union Africaine et de la Cédéao ont annoncé mardi après-midi que le président sortant avait finalement accepté de négocier sans condition préalable une issue pacifique à la crise politique. Il se serait notamment engagé à lever le blocus du QG de son rival Alassane Ouattara, que ses partisans assiègent, sans l'attaquer, depuis de nombreux jours. Pour les observateurs de la crise, Laurent Gbagbo, qui refuse toujours de quitter le pouvoir, cherche surtout à gagner du temps. La Cédéao, qui rappelle qu'un partage du pouvoir est exlcu (tout comme les Etats-Unis), prévient d'ailleurs que l'option militaire est toujours d'actualité au cas où. A Paris, l'annonce de la disposition de Gbagbo à négocier sans condition et à lever le siège de l'hôtel du Golf serait "une avancée" si elle se concrétisait, a estimé la ministre des Affaires étrangères.

- ... ce qu'Ouattara rejette

Le camp d'Alassane Ouattara a rapidement rejetté l'offre de dialogue de son rival Laurent Gbagbo et veut seulement "qu'il s'en aille", a déclaré mli Coulibaly, conseiller diplomatique de M. Ouattara. "Que signifie une issue pacifique ? Tout ce qu'on attend c'est qu'il s'en aille, le reste n'a aucun intérêt pour nous. Gbagbo essaie d'endormir la conscience des gens, mais sa parole n'a aucune espèce d'importance", a-t-il insisté.

- Rencontre démentie 

Avant ces annonces, Raila Odinga, le Premier ministre kényan et médiateur de l'Union africaine, avait indiqué dans la matinée que Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara avaient accepté de se rencontrer, sans date précise. Quelques minutes plus tard, le camp Ouattara démentait fermement.  "C'est totalement faux. Cette proposition a été faite par Odinga et nous l'avons totalement rejetée. Nous ne sommes pas contents", expliquait Ali Coulibaly, le conseiller diplomatique du président reconnu par la communauté internationale.

- Un mort

Un militant d'un parti soutenant Alassane Ouattara, reconnu président de Côte d'Ivoire par la communauté internationale, a été tué mardi lors d'une perquisition des forces de l'ordre loyales à son rival Laurent Gbagbo, a annoncé mardi le gouvernement Gbagbo. "Un militant est décédé des suites de ses blessures", selon un communiqué du ministère de l'Intérieur lu à la télévision d'Etat, affirmant qu'il était armé d'un couteau et avait tenté d'agresser les policiers et gendarmes. Au cours de cette perquisition au siège du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) à Abidjan - qui est aussi le siège de la coalition pro-Ouattara - menée à la suite d'"agressions" dans le quartier, "63 personnes ont été interpellées, huit blessées, dont sept policiers", selon la même source. "Des machettes, des couteaux, des poignards, des amulettes et des gris-gris" ont été saisis, a indiqué le ministère.

- Proposition des Etats-Unis

Washington s'est dit lundi soir prêt à "envisager" l'accueil aux Etats-Unis de Laurent Gbagbo s'il le demande, pour aider à clore la crise. "Mais toutes les possibilités risquent de disparaître rapidement", a précisé un haut responsable américain sous couvert d'anonymat, ajoutant que pour l'heure "il s'obstine".

le 04 janvier 2011 à 10:34
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • trunk69100, le 04/01/2011 à 21h08

    Il doit plutôt être jugé pour la responsabilité qu'il porte sur les nombreux morts qui y a eu. Apparemment, tous le monde s'en fou.

  • vivrenpaix, le 04/01/2011 à 18h57

    @bisounoursfr: Il n'y a même pas de point barre mais point tout court : il a perdu, il doit partir.

  • bisounoursfr, le 04/01/2011 à 17h53

    Y'a meme pas a negocier avec Gbagbo, et je vois pas comment ce tyran pourrais imposer ses conditions de retrait. le peuple n'en veut pas, point barre !

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience