INFO TF1 News : des débris de balles dans le corps du second Français

Par Christophe MOULIN et Fabrice AUBERT, le 13 janvier 2011 à 16h08 , mis à jour le 14 janvier 2011 à 07h33

Dossier : Otages français

Selon nos informations, l'autopsie des deux Français tués au Niger, conduite sous l'autorité du parquet de Paris, a démontré que le corps carbonisé de Vincent Delory contient 5 éclats de métal indéterminé et deux morceaux de balles de kalachnikov. Antoine de Léocour a quant à lui été tué à bout touchant.

Vincent Delory (g) et Antoine De Léocour (d, ici avec sa compagne) , les deux jeunes Français tués au NigerVincent Delory (g) et Antoine De Léocour (d, ici avec sa compagne) , les deux jeunes Français tués au Niger © La Voix du Nord

Après avoir été rapatriés en France mercredi, les corps de Vincent Delory et Antoine de Léocour ont été autopsiés rapidement. Les résultats de cet examen médico-légal, effectué sous l'autorité du parquet de Paris, ont été donnés jeudi matin aux enquêteurs.
  • Recueillement et solennité aux obsèques des deux otages tués

    Les obsèques d'Antoine De Léocour et Vincent Delory, enlevés le 7 janvier au Niger et retrouvés morts le lendemain au Mali, se sont déroulées lundi en présence de Nicolas Sarkozy en l'église Notre-Dame de Linselles (Nord).

    Publié le 17/01/2011 Recueillement et solennité aux obsèques des deux otages tués
  • Dernier hommage à Antoine et Vincent, tués au Mali

    Les funérailles des deux jeunes Français, enlevés au Niger avant de trouver la mort lors de combats à la frontière malienne, ont lieu en ce moment à Linselles, leur commune d'origine, en présence de Nicolas Sarkozy.

    Publié le 17/01/2011 Dernier hommage à Antoine et Vincent, tués au Mali
  • Otages tués : une marche silencieuse avant les obsèques

    Une marche silencieuse à laquelle ont participé 2000 personnes s'est déroulée dimanche après-midi à Linselles, à l'initiative des amis de Vincent Delory et Antoine De Léocour. Leurs obsèques auront lieu lundi en présence de Nicolas Sarkozy et de Martine Aubry.

    Publié le 16/01/2011 Otages tués : une marche silencieuse avant les obsèques
  • Une marche en hommage aux Français tués au Niger

    Une marche silencieuse à laquelle ont participé des centaines de personnes s'est déroulée dimanche après-midi à Linselles, à l'initiative des amis de Vincent Delory et Antoine De Léocour. Leurs obsèques auront lieu lundi en présence de Nicolas Sarkozy et de Martine Aubry.

    Publié le 16/01/2011 Une marche en hommage aux Français tués au Niger
  • Niger : l'un des deux otages tué par le raid, selon Aqmi

    Al-Qaïda au Maghreb islamique a affirmé qu'un des deux otages français a été tué au Mali par les frappes aériennes françaises et que l'autre avait été exécuté par Aqmi, selon un communiqué rapporté samedi par le service américain de surveillance des sites islamistes SITE.

    Publié le 15/01/2011 Niger : l'un des deux otages tué par le raid, selon Aqmi
  • Français tués au Niger : Aqmi revendique le rapt

    Dans un enregistrement audio diffusé ce jeudi par Al-Jazira, Al-Qaïda au Maghreb islamique affirme ques les deux hommes ont été tués lors de l'assaut des forces spéciales françaises pour les libérer. Aqmi parle également de deux soldats français tués.

    Publié le 13/01/2011 Français tués au Niger : Aqmi revendique le rapt
  • Des doutes sur l'autopsie des corps des Français tués au Niger

    L'autopsie des corps des deux Français tués samedi au cours d'une intervention armée française contre des islamistes qui les avaient enlevés au Niger laisse un doute sur la version livrée par Paris imputant leur exécution aux ravisseurs.

    Publié le 13/01/2011 Des doutes sur l'autopsie des corps des Français tués au Niger
  • Niger : un otage tué à bout portant, l'autre mort par brûlure

    Une source policière a révélé mercredi soir les 1ers résultats de l'autopsie réalisée après le rapatriement en France des corps des 2 Français tués samedi après leur enlèvement au Niger. Des zones d'ombres subsistent sur l'intervention militaire française.

    Publié le 12/01/2011 Niger : un otage tué à bout portant, l'autre mort par brûlure
  • Premières dissensions franco-nigériennes

    Contrairement à la version française, le gouvernement nigérien affirme ne détenir aucun des deux ravisseurs capturés après l'enlèvement des deux Français, dont les corps ont été rapatriés mercredi à Paris.

    Publié le 12/01/2011 Premières dissensions franco-nigériennes
  • Au Niger, Juppé accuse Aqmi

    Le ministre de la Défense est arrivé à Niamey lundi en milieu d'après-midi pour rencontrer les autorités nigériennes et la communauté française. Il a affirmé qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique était à l'origine du rapt des deux jeunes Français.

    Publié le 10/01/2011 Au Niger, Juppé accuse Aqmi
  • Otages au Niger : "la France est en guerre avec les terroristes dans cette région"

    Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie a défendu sur France 2 l'action du gouvernement au Niger pour tenter de libérer les deux Français.

    Publié le 13/01/2011 Otages au Niger : "la France est en guerre avec les terroristes dans cette région"
  • Otages tués au Niger : le scénario se précise

    Aqmi a revendiqué jeudi l'enlèvement des deux jeunes Français tués le week-end dernier au Niger. Sur les conditions de leur mort, le procureur de la République de Paris a livré les premiers éléments de l'enquête.

    Publié le 13/01/2011 Otages tués au Niger : le scénario se précise
Plus d'infos

Selon les informations de TF1 News, ces résultats confirment qu'Antoine de Léocour a bien été tué d'une balle dans la tête tirée par un fusil AK47 de type Kalachnikov, à bout touchant. Pour Vincent Delory, l'autopsie a  confirmé que son corps était en grande partie carbonisé. Surtout, après une seconde série d'analyses, elle a démontré qu'il contenait cinq éclats de métal indéterminé et deux morceaux de balles de Kalachnikov. Dans un premier temps, les médecins estimaient disposer de trop peu d'indications sur la scène de crime pour rendre un avis définitif sur la présence ou non de balles.

Analyses complémentaires

Depuis le début de la semaine, l'incertitude règne sur la cause exacte de la mort de Vincent Delory. A-t-il  été exécuté par les terroristes, comme le pense le gouvernement français, ou a-t-il été la  victime collatérale d'un missile tiré par un appareil français lors de l'intervention militaire ? Certaines sources indiquent que ce missile aurait alors touché une voiture des ravisseurs, faisant exploser le réservoir. 

Mais le fait que des morceaux de kalachnikov ont bien été retrouvés dans la dépouille tendrait à valider la théorie de l'exécution (ce fusil d'assaut est en effet utilisé par les militants d'Aqmi, alors que l'armée française utilise des Famas), suivie, au moment de l'attaque, par une explosion du véhicule où se trouvait le corps. En fin d'après-midi, Jean-Claude Marin, le procureur de Paris, qui a confirmé nos informations lors d'une conférence de presse, s'est néanmoins encore voulu très prudent sur la cause effective du décès, dû selon lui "soit aux suites des brûlures, soit aux impacts des munitions".  Des analyses complémentaires devraient affiner les deux hypothèses.

De son côté, s'appuyant sur des constatations faites au Niger avant le rapatriement en France des deux corps et non sur l'autopsie en elle-même, le ministère de la Défense avait indiqué jeudi matin que les corps des deux otages "portaient des traces de balles" et "étaient entravés" lorsqu'ils ont été retrouvés. Une reconstitution de l'enlèvement a été organisée dans la soirée dans la capitale nigérienne, sous la conduite du procureur de Niamey et en présence du chef de la section antiterroriste du parquet de Paris.

"Choisis au hasard"

Lors de sa conférence de presse, Jean-Claude Marin a donné ou confirmé des détails sur les circonstances du drame, désormais éclaircies grâce aux témoignages recueillis sur place par les enquêteurs français. Il a indiqué que les deux Français avaient été choisis "au hasard", "car ils étaient assis à la première table près de la porte d'entrée". Il a souligné que les ravisseurs, dont certains parlaient parfaitement le français, étaient probablement des touaregs liés à Aqmi.

Confirmant que seules  les forces françaises avaient participé à l'assaut final au Mali, il a donné le bilan humain définitif : outre les deux Français, quatre ravisseurs ont été tués ainsi que trois gendarmes nigériens. Le premier de ces gendarmes a été tué lors de la première confrontation entre les forces de l'ordre nigériennes et les ravisseurs, confrontation à laquelle la France n'a pas participé. Les deux autres, kidnappés par les terroristes lors de premier  affrontement, sont morts lors de l'assaut final. Utilisés comme "bouclier humain", ils ont peut-être été tués par des tirs français. 

Jean-Claude Marin a enfin indiqué, confirmant là-aussi les informations données auparavant par TF1 News, qu'aucun ravisseur n'avait été capturé vivant. Les renseignements préalables faisant état de deux prisonniers étaient la conséquence d'une méprise sur la présence pendant l'assaut final de gendarmes kidnappés et qui ne portaient pas leur uniforme. Ces hommes ont été pris pendant un certain temps pour des terroristes.

 

Par Christophe MOULIN et Fabrice AUBERT le 13 janvier 2011 à 16:08
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

18 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • pankar, le 14/01/2011 à 11h50

    De toute façon, il fallait intervenir . Maintenant c'est triste mais il faut accepter les echecs.Si personne n'était intervenu et que la frontière Malienne était franchie, l'issue aurait été la même voire pire.Et le médias auraient crié à l'inaction des autorités locales, onussiennes et francaises.

  • kosotto1, le 14/01/2011 à 01h28

    Le but des militaires était évidemment de sauver les otages et il est certain qu'ils ont tout fait pour cela, mais malheureusement, l'opération ne s'est pas achevée comme prévu pour des raisons que seuls ceux qui étaient sur place connaissent. Je suis infiniment triste pour ces 2 jeunes hommes mais il ne faut pas se tromper de cible. Seuls ces assassins intégristes de la pire espèce sont responsables de la mort de nos 2 ressortissants.

  • mireye11, le 13/01/2011 à 22h46

    Et puis, toutes ces descriptions macabres dans le plus petit détail.......quelle torture pour les familles !!!: l'enquête est nécessaire pour savoir ce qui s'est passé exactement, il y a eu hélas des morts et des blessés mais, de grâce , les médias n'en rajoutez pas :que chacun fasse son métier tout en respectant la mémoire des disparus et le chagrin des familles !!!!!

  • l.moulin, le 13/01/2011 à 22h36

    Mon cher Jamboo, vous regardez trop de films.

  • berol60, le 13/01/2011 à 22h03

    Ce n'est pas simple: ou on intervient avec les dommages collatéraux prévisibles , ou on laisse faire et les otages ne sont pas sains et saufs pour autant. Si on commence à négocier avec des bandits barbares ces enlèvements se répéterons à l'infini. Cruel dilemne pour ceux qui sont en charge de régler de telles situations. La polémique est réservée à ceux qui adorent polémiquer à tout va.

  • minot-76, le 13/01/2011 à 21h36

    Ce n'est pas nous qui devont exigés la veriter mais les familles qui entendent de tout et n'importe quoi attender d'etre sure de detenir la verité avant de publier les articles par respect pour eux car je pense que c'est deja assez penible bon courage a eux !!!!!!!!!!

  • le_lutin_paris, le 13/01/2011 à 21h11

    Je comprends que votre avis n'ait pas été publié tout de suite, c'est ridicule. Vous regardez trop la télé. Ce qui est navrant, c'est que vous êtes sûr de vous, alors que vous n'avez aucun élément, lol Enfin si ça vous occupe !

  • jambo000, le 13/01/2011 à 19h45

    On verra !

  • meurz, le 13/01/2011 à 19h22

    Roman , vous vous faites du cinéma

  • robert.13, le 13/01/2011 à 19h01

    Vous avez tout à fait raison, les médias auraient bien voulu accréditer l'idée de la bavure pour vendre du papier. C'est lamentable lorsque l'on se trouve devant un tel drame de vouloir à tout prix semer la suspicion.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience