En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Kadhafi s'agite sur le plan diplomatique


le 09 mars 2011 à 16h43 , mis à jour le 09 mars 2011 à 18h12.
Temps de lecture
4min
À lire aussi
AfriqueDes représentants du gouvernement libyen seraient en route pour Bruxelles, où se tiendront jeudi le sommet de l'Otan puis vendredi le Conseil européen. Un autre émissaire s'est rendu en Egypte pour rencontrer la Ligue arabe. Sur le terrain, les forces pro-Kadhafi grignotent petit à petit du terrain sur les insurgés.

 

Les insurgés reculent
Sur le terrain, les forces pro-Kadhafi continuent leur contre-offensive dans l'Est du pays, notamment autour des sites pétroliers stratégiques. Et elles avancent petit à petit, notamment vers Ras Lanouf, la base la plus avancée de la rébellion.
 
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrôle Zenten, toujours encerclée. Un ancien responsable ayant fait défection fait quant à lui état d'un assaut sur Zawiyah, le bastion des insurgés le plus proche de la capitale. Il évoque une "situation critique".

Kadhafi prend les devants diplomatiques 
Plusieurs jets appartenant au clan Kadhafi ont quitté Tripoli mercredi matin. A leur bord : des émissaires. Le premier est parti pour Le Caire. Abdelrahmane al-Zawi pourrait notamment y rencontrer Amr Moussa, le patron de la Ligue arabe.

D'autres représentants du gouvernement libyen ont pris la direction de l'Europe. Ils ont été reçus à Malte avant de se diriger vers le Portugal. Ils pourraient ensuite se rendre à Bruxelles, où l'Otan tient une réunion jeudi et où l'Union européenne se retrouvera vendredi pour aborder la crise libyenne lors d'un sommet extraordinaire.

Kadhafi "désigne" son rival
Le régime libyen a promis mercredi une récompense financière de près d'un demi-million de dollars à toute personne qui remettrait aux autorités le président du Conseil national mis en place par les rebelles, Moustapha Abdeljalil. Ce dernier est l'ancien ministre de la Justice.

L'Otan n'envisage pas d'intervenir militairement
Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan, a déclaré mercredi que l'Alliance atlantique n'envisageait pas d'intervenir militairement en Libye, se contentant de parer à toute éventualité. Pour le patron de l'Alliance, toute action nécessiterait un mandat clair des Nations unies ainsi qu'un assentiment général de la communauté internationale. 
 
La zone d'exclusion aérienne toujours à l'étude 
La communauté internationale réticente à une intervention au sol, l'option de la zone d'exclusion aérienne, qui empêcherait l'armée de l'air libyenne de bombarder les insurgés, reste la solution principale. Les discussions sur ses modalités sont toujours en cours et devraient être au menu du sommet européen de vendredi. Le  vice-président américain Joe Biden était quant à lui ce mercredi en Russie, réticente à une telle "no-fly zone".

Etant donné qu'elle impliquerait des actes de guerre -bombardements des pistes et batailles aériennes-, Hillary Clinton, la ministre américaine des Affaires étrangères, a rappelé qu'elle nécessiterait le recours à l'Onu. 
 
L'UE ne veut pas encore reconnaître le Conseil national
Face au refus de Mouammar Kadhafi de quitter le pouvoir, les Etats-Unis et l'Europe se sont tournés vers l'opposition, rencontrant respectivement au Caire et à Strasbourg des représentants du Conseil national de transition, mis en place à Benghazi, épicentre de l'insurrection à 1.000 de km à l'est de Tripoli.

A la veille des concertations des Occidentaux à Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union européenne, la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, a néanmoins refusé mercredi de soutenir la reconnaissance du Conseil national, estimant que cette décision revenait "au Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement".
 
Les réfugiés bloqués aux frontières ?
Alors que le nombre de migrants en Tunisie a nettement baissé ces derniers jours, plusieurs responsables ont de nouveau émis mercredi l'hypothèse d'une rétention à la frontière libyenne des réfugiés voulant fuir le pays. "Environ 3.000 personnes ont franchi la frontière mardi, c'est un chiffre relativement bas", a affirmé le responsable régional du Croissant Rouge, Monji Slim -la Tunisie recevait plus de 10.000 réfugiés par jour en provenance de Libye la semaine passée.

"Je crois que c'est la politique des Libyens pour améliorer leur image", a-t-il dit en évoquant toutefois la possibilité d'un futur afflux massif de migrants. "J'ai entendu que les images satellites prises par les Américains et les Anglais montrent des concentrations de gens aux alentours de la frontière côté libyen", a-t-il ajouté, sans pouvoir donner de chiffre précis.

De son côté, la France a évacué, dans la nuit de mardi à mercredi, d'Egypte vers Bamako 166 Maliens qui avaient fui les violences.

 

Commenter cet article

  • seed_ : Actuellement, 53,6% des gens préfère regarder des gens se faire massacrer à la TV, sans que nous faisions quoi que ce soit... :(

    Le 09/03/2011 à 23h13
  • decede53 : J'ai vu ce jour , l'interview de Kadhafi , (exclu : LCI ) et merci . n°1 ) bravo au journaliste ( génial ! bien monsieur ) . Pour Kadhafi : ( difficile de resté poli navré ) . C'est langue de bois , hypocrisie et compagnie , menteur , mais non voyons , se sont les autres pays qui mentent , même les journalistes évidement , honte à lui , il me dégoute . Il balance beaucoup sur le compte de ben laden alors qu'il envisagerai de se lier avec lui , dégoutant !! Moi je dis : que la France reste sur ses gardes , et que le seigneur nous protège .

    Le 09/03/2011 à 18h37
      Nous suivre :
      "La Prut", le plus beau fou rire de LCI : voici pourquoi le journaliste a enlevé son oreillette

      "La Prut", le plus beau fou rire de LCI : voici pourquoi le journaliste a enlevé son oreillette

      logAudience