L'Egypte aux urnes, El Baradei bousculé

le 19 mars 2011 à 16h53 , mis à jour le 19 mars 2011 à 17h24

Dossier : Egypte : et maintenant la présidentielle

Savourant leur nouvelle liberté, les Egyptiens étaient nombreux aux urnes samedi pour un référendum sur la révision de la Constitution. Un incident notable, El Baradei a été la cible de jets de pierres et n'a pas pu se rendre dans un bureau de vote.

[Expiré] el baradei © AFP

Les Egyptiens se rendaient nombreux aux urnes samedi pour un référendum sur la révision de la Constitution, premier verdict populaire pour les projets de transition élaborés sous l'égide de l'armée après la chute du président Hosni Moubarak le 11 février dernier. Quelque 45 millions d'électeurs sont appelés à voter. Les résultats devraient être annoncés dimanche, selon la commission électorale.

  • Moubarak va mieux et doit comparaître mardi

    Après une crise cardiaque durant un interrogatoire, l'ex raïs, poussé dehors par la rue il y a 2 mois, est à l'hôpital depuis mardi où il est en détention. La TV annonce qu'il comparaîtra mardi pour être interrogé devant un tribunal du Caire.

    Publié le 13/04/2011 Moubarak va mieux et doit comparaître mardi
  • Egypte: Moubarak hospitalisé puis placé en détention

    L'ex raïs, poussé dehors par la rue il y a 2 mois, a été placé en détention mercredi dans le cadre d'une enquête sur l'usage de la violence contre des manifestants. Mardi, il avait été hospitalisé après une crise cardiaque durant un interrogatoire, selon la TV égyptienne.

    Publié le 13/04/2011 Egypte: Moubarak hospitalisé puis placé en détention
  • Moubarak hospitalisé... mais "en état d'être interrogé" ?

    L'ex raïs, poussé dehors par la rue il y a 2 mois, a été hospitalisé en unité de soins intensifs mardi à Charm el-Cheikh, après une crise cardiaque durant un interrogatoire, selon la TV égyptienne. Pourtant, il est en état d'être interrogé, dit le directeur de l'hôpital.

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  • Moubarak sort du silence... et est convoqué

    Deux mois après sa chute, l'ex-président égyptien a rejeté dimanche en bloc les accusations de corruption portées contre lui et sa famille, tandis que les manifestants réclamant son jugement ont obtenu sa convocation dans le cadre d'une enquête judiciaire.

    Publié le 10/04/2011 Moubarak sort du silence... et est convoqué
  • Moubarak interdit de sortir d'Egypte

    L'ex-président égyptien et sa famille proche sont interdits de quitter le pays, et leurs avoirs dans le pays sont gelés, a annoncé le parquet égyptien.

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  • "Printemps arabe" : en Egypte et en Tunisie, la contestation continue

    Les deux pays où le régime est déjà tombé restaient en proie à la colère populaire vendredi. Au Yémen, des prières collectives appellent aussi à la chute du régime. En Jordanie, des milliers de personnes demandent des "réformes constitutionnelles".

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  • Egypte : une semaine après, la fête de la victoire

    Une semaine après, des millions d'Egyptiens ont fêté vendredi dans la liesse le succès de leur "Révolution du Nil", qui a entraîné la chute du président Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans.

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  • Vous pouvez retourner en Egypte

    Le ministère des Affaires étrangères a levé jeudi ses restrictions sur les voyages en Egypte du fait d'un "quasi retour à la normale de la situation sécuritaire dans la plupart des régions".

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  • Egypte : l'armée demande la fin des grèves

    Alors que le mouvement social, débuté en milieu de semaine dernière en pleine contestation politique contre Hosni Moubarak, se poursuit, le Conseil supérieur des forces armées, désormais au pouvoir, demande aux manifestants de reprendre le travail.

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Plus d'infos

De longues files d'attente se sont formées devant de nombreux bureaux de vote du Caire, tranchant avec l'abstention massive qui caractérisait les élections du temps du régime de M. Moubarak, accusé de fraudes massives. A Zaqaziq, une grosse localité du delta du Nil, les électeurs étaient également nombreux à se déplacer. Le juge Mohamed Fadel, en charge d'un des bureaux de vote de la ville, assurait qu'il s'agissait de "la plus forte participation qu'il ait jamais vue". "Les gens ont le sentiment que ces élections sont propres, et bien sûr ils viennent nombreux", affirme-t-il.

Une transition rapide ?

En revanche l'affluence était moins forte en matinée dans plusieurs villes sur les bords du canal de Suez et dans le nord du Sinaï. Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, de nationalité égyptienne et à l'ambition présidentielle affichée, s'est félicité de cette participation. "Peu importe que les gens votent oui ou non. Ce qui est important, c'est que les électeurs se déplacent. Nous avons besoin d'une nouvelle Egypte", a déclaré M. Moussa, lui-même adversaire de la réforme proposée.

Les partisans de la révision sont favorables à une transition rapide avec des changements limités de la Constitution, tandis que le camp adverse plaide pour une nouvelle loi fondamentale, quitte à prendre plus de temps. "J'ai 67 ans et c'est la première fois que je vote. Il nous faut une nouvelle Constitution, et il faut nous donner du temps pour que les jeunes qui ont fait la révolution puissent former des partis", affirme Mohammed Mahmoud, un retraité hostile à la réforme.

El Baradei, pas le bienvenu au Caire 

L'opposant Mohamed ElBaradei, candidat déclaré à la présidence en Egypte, a été bousculé par une foule hostile et n'a pas pu entrer dans un bureau de vote pour participer au référendum constitutionnel. "Nous ne voulons pas de toi, nous ne voulons pas de toi", a scandé un groupe de jeunes à l'adresse de l'ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Il a été la cible de jets de pierres, d'eau et de chaussures par plusieurs centaines de personnes, dont des militants islamistes.

Mohamed ElBaradei a estimé plus tôt, au cours d'une conférence à New Delhi, que les amendements du référundum ne portaient que sur des "détails sans importance" ne remettant pas en cause les mécanismes institutionnels de l'ancien régime. Le puissant mouvement des Frères musulmans à l'inverse avait accroché des banderoles appelant à voter en faveur d'une réforme considérée comme indispensable pour stabiliser rapidement le pays. La confrérie islamiste estime que les amendements proposés permettront de "passer d'une période de transition à une période de stabilité". "Nous voulons la stabilité. Nous n'avons pas le temps de nous lancer dans l'élaboration d'une nouvelle Constitution", plaide Hamdi Mohamed Badri, un enseignant de 46 ans votant à Imbaba, un quartier populaire du Caire.

Les principales modifications concernent les mandats présidentiels, qui doivent être limités à deux mandats maximum de quatre ans chacun --contre des mandats de six ans illimités actuellement-- et l'assouplissement des conditions de candidature à la magistrature suprême. Les amendements ont été préparés par une commission de juristes nommée par l'armée, qui gère le pays depuis la démission de M. Moubarak sous la pression de la rue. L'armée a promis le retour à un pouvoir civil démocratiquement élu. Si la révision l'emporte, l'armée entend passer rapidement à l'organisation d'élections législatives et présidentielle, en principe sous six mois. En cas de rejet de cette réforme, les militaires ont fait savoir qu'ils feraient une "déclaration constitutionnelle limitée" pour organiser la suite de la transition promise vers la démocratie, sans donner plus de détails.

le 19 mars 2011 à 16:53
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11 Commentaires

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  • jclo38, le 20/03/2011 à 10h05

    Ok avec vous comme ça l'iran aura beaucoup d'amis!

  • camillette13, le 20/03/2011 à 08h36

    Oui d'accord mais ils ont payé un lourd tribut pour avoir le droit de s'exprimer démocratiquement, alors, qu'ils s'expriment en votant puisque enfin, ils le peuvent ! !

  • roucoucou17, le 20/03/2011 à 07h52

    Tout à fait ne nous cachons pas la face....des militants islamistes.....

  • asnieres22, le 19/03/2011 à 22h48

    Le vent de la démocratie souffle...

  • micky06, le 19/03/2011 à 20h24

    Ouais nous aussi, on n'est tellement démocratique que l'on envois des jet de pierre sur la police !

  • andre-victor, le 19/03/2011 à 19h28

    On lit dans l'article : "Il a été la cible de jets de pierres, d'eau et de chaussures par plusieurs centaines de personnes, DONT DES MILITANTS ISLAMISTES". C'ét

  • inazuma, le 19/03/2011 à 19h25

    Au vu de votre commentaire aux relents racistes, le votre n'a pas l'air non plus très brillant.

  • vingas, le 19/03/2011 à 19h11

    Démocratique???

  • belialgoth, le 19/03/2011 à 18h49

    Vrai! On voit que ces peuplades ne sont décidément pas faites pour la démocratie. Ou, mieux, que la démocratie n'est faite pour personne!

  • rose-marie54, le 19/03/2011 à 17h51

    C'était à prévoir il n'est pas le bien venu,et fait parti de la nomenclatura égyptienne

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