© TF1/LCILes Egyptiens se rendaient nombreux aux urnes samedi pour un référendum sur la révision de la Constitution, premier verdict populaire pour les projets de transition élaborés sous l'égide de l'armée après la chute du président Hosni Moubarak le 11 février dernier. Quelque 45 millions d'électeurs sont appelés à voter. Les résultats devraient être annoncés dimanche, selon la commission électorale.
Le procès de Moubarak ajourné au 5 septembre
Le président du tribunal pénal du Caire a annoncé, lundi, le report du procès de l'ancien raïs au 5 septembre. Il sera jugé aux côtés de son ex-ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, au cours d'un seul et même procès.
Publié le 15/08/2011
Procès Moubarak : les audiences reprennent ce lundi
L'ancien président égyptien comparaît de nouveau, lundi, devant un tribunal du Caire. Jugé pour corruption, détournement de fonds publics et homicides avec préméditation, il avait plaidé non coupable dès l'ouverture de son procès le 3 août.
Publié le 15/08/2011
Sur une civière, Moubarak plaide non-coupable
Le président égyptien déchu a rejeté toutes les charges pesant sur lui, notamment le meurtre de 840 manifestants en janvier et février, au premier jour de son procès au Caire. Les débats ont été ajournés au 15 août.
Publié le 03/08/2011
Procès Moubarak : "L'armée égyptienne craint un déballage"
<b>Décryptage</b> - Robert Solé, écrivain et journaliste français d'origine égyptienne, fait le point sur les incertitudes qui planent sur le procès du président déchu, qui s'est ouvert ce mercredi au Caire.
Publié le 02/08/2011
Début du procès de Moubarak, couché sur une civière
Le président égyptien déchu est apparu allongé dans la salle d'audience du tribunal du Caire où son procès pour meurtres et corruption a commencé mercredi matin.
Publié le 03/08/2011
Moubarak interdit de sortir d'Egypte
L'ex-président égyptien et sa famille proche sont interdits de quitter le pays, et leurs avoirs dans le pays sont gelés, a annoncé le parquet égyptien.
Publié le 28/02/2011
"Printemps arabe" : en Egypte et en Tunisie, la contestation continue
Les deux pays où le régime est déjà tombé restaient en proie à la colère populaire vendredi. Au Yémen, des prières collectives appellent aussi à la chute du régime. En Jordanie, des milliers de personnes demandent des "réformes constitutionnelles".
Publié le 25/02/2011
Egypte : une semaine après, la fête de la victoire
Une semaine après, des millions d'Egyptiens ont fêté vendredi dans la liesse le succès de leur "Révolution du Nil", qui a entraîné la chute du président Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans.
Publié le 18/02/2011
Vous pouvez retourner en Egypte
Le ministère des Affaires étrangères a levé jeudi ses restrictions sur les voyages en Egypte du fait d'un "quasi retour à la normale de la situation sécuritaire dans la plupart des régions".
Publié le 17/02/2011
Egypte : l'armée demande la fin des grèves
Alors que le mouvement social, débuté en milieu de semaine dernière en pleine contestation politique contre Hosni Moubarak, se poursuit, le Conseil supérieur des forces armées, désormais au pouvoir, demande aux manifestants de reprendre le travail.
Publié le 14/02/2011
De longues files d'attente se sont formées devant de nombreux bureaux de vote du Caire, tranchant avec l'abstention massive qui caractérisait les élections du temps du régime de M. Moubarak, accusé de fraudes massives. A Zaqaziq, une grosse localité du delta du Nil, les électeurs étaient également nombreux à se déplacer. Le juge Mohamed Fadel, en charge d'un des bureaux de vote de la ville, assurait qu'il s'agissait de "la plus forte participation qu'il ait jamais vue". "Les gens ont le sentiment que ces élections sont propres, et bien sûr ils viennent nombreux", affirme-t-il.
Une transition rapide ?
En revanche l'affluence était moins forte en matinée dans plusieurs villes sur les bords du canal de Suez et dans le nord du Sinaï. Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, de nationalité égyptienne et à l'ambition présidentielle affichée, s'est félicité de cette participation. "Peu importe que les gens votent oui ou non. Ce qui est important, c'est que les électeurs se déplacent. Nous avons besoin d'une nouvelle Egypte", a déclaré M. Moussa, lui-même adversaire de la réforme proposée.
Les partisans de la révision sont favorables à une transition rapide avec des changements limités de la Constitution, tandis que le camp adverse plaide pour une nouvelle loi fondamentale, quitte à prendre plus de temps. "J'ai 67 ans et c'est la première fois que je vote. Il nous faut une nouvelle Constitution, et il faut nous donner du temps pour que les jeunes qui ont fait la révolution puissent former des partis", affirme Mohammed Mahmoud, un retraité hostile à la réforme.
De la transition à la stabilité ?
L'opposant Mohamed ElBaradei, attendu au Caire en fin de journée pour voter, a estimé au cours d'une conférence à New Delhi que les amendements ne portaient que sur des "détails sans importance" ne remettant pas en cause les mécanismes institutionnels de l'ancien régime. Le puissant mouvement des Frères musulmans à l'inverse a accroché des banderoles appelant à voter en faveur d'une réforme considérée comme indispensable pour stabiliser rapidement le pays. La confrérie islamiste estime que les amendements proposés permettront de "passer d'une période de transition à une période de stabilité". "Nous voulons la stabilité. Nous n'avons pas le temps de nous lancer dans l'élaboration d'une nouvelle Constitution", plaide Hamdi Mohamed Badri, un enseignant de 46 ans votant à Imbaba, un quartier populaire du Caire.
Les principales modifications concernent les mandats présidentiels, qui doivent être limités à deux mandats maximum de quatre ans chacun --contre des mandats de six ans illimités actuellement-- et l'assouplissement des conditions de candidature à la magistrature suprême. Les amendements ont été préparés par une commission de juristes nommée par l'armée, qui gère le pays depuis la démission de M. Moubarak sous la pression de la rue. L'armée a promis le retour à un pouvoir civil démocratiquement élu. Si la révision l'emporte, l'armée entend passer rapidement à l'organisation d'élections législatives et présidentielle, en principe sous six mois. En cas de rejet de cette réforme, les militaires ont fait savoir qu'ils feraient une "déclaration constitutionnelle limitée" pour organiser la suite de la transition promise vers la démocratie, sans donner plus de détails.
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