A l'issue d'un entretien entre Nicolas Sarkozy et deux émissaire, la France a reconnu jeudi le Conseil national de transition (CNT) libyen, qui réunit l'opposition au régime du colonel Mouammar Kadhafi, comme le seul "représentant légitime du peuple libyen". La France est ainsi le premier pays à reconnaître le CNT comme le seul représentant "légitime" du peuple libyen. "Sur la base de cette reconnaissance, nous allons ouvrir une représentation diplomatique, donc notre ambassade à Paris, et un ambassadeur de France sera envoyé à Benghazi", a précisé un des émissaires libyens. "Cet ambassadeur sera installé de façon transitoire à Benghazi, avant de retourner à Tripoli", a-t-il ajouté. L'échange prochain d'ambassadeurs entre Paris et Benghazi a également été confirmé dans la foulée par l'Elysée.
Exclusif LCI : Kadhafi menace de s'allier avec Ben Laden
<b> Exclusif LCI </b> - Dans un entretien à LCI, le dirigeant libyen accuse les Occidentaux, notamment la France, de mener "un complot colonialiste" contre son pays. Et bien qu'il affirme qu'Al-Qaïda soit à l'origine de l'insurrection contre lui, il sous-entend qu'il pourrait néanmoins prendre contact avec Oussama ben Laden pour lancer des représailles.
Publié le 09/03/2011
Kadhafi a-t-il mis son départ dans la balance ?
Son retrait en échange de garanties... et notamment d'une "cagnotte" au montant non précisé : telle est la proposition que le colonel Kadhafi aurait faite aux insurgés. La télévision libyenne dément. Et la rébellion refuse toute "sortie honorable" pour le dictateur.
Publié le 08/03/2011
La rébellion libyenne subit un pilonnage intensif
"Le pétrole est entre nos mains", clament les insurgés de Ras Lanouf, qui contrôlent ce port stratégique pour le transport d'hydrocarbures. Mais plus à l'est, les raffineries ont cessé de tourner. Et pendant que Kadhafi multiplie les contre-attaques, la pénurie de carburant menace la rébellion.
Publié le 08/03/2011
Kadhafi: l'interview exclusive en intégralité
Vincent Hervouët et les équipe de LCI ont pu rencontrer le dirigeant libyen mardi soir à Tripoli. Voici l'intégralité de ce document exceptionnel.
Publié le 09/03/2011
Libye : ces familles qui fuient au péril de leur vie
Face à la violence de la situation, de nombreuses familles libyennes choisissent de fuir leur pays parfois au risque de leur vie.
Publié le 09/03/2011
A Tripoli, ils soutiennent le colonel Kadhafi
<b>Reportage à Tripoli des envoyés spéciaux de TF1/LCI. </b> Dans la capitale, il règne une atmosphère plus calme que dans les autres villes du pays. Dans certains quartiers, les habitants continuent de soutenir leur dirigeant.
Publié le 09/03/2011
Les coulisses de l'interview exclusive de Kadhafi
Vincent Hervouët raconte les circonstance rocambolesques qui ont conduit à l'interview du dirigeant libyen, mardi soir à Tripoli.
Publié le 09/03/2011
Cette reconnaissance intervient à la veille d'un sommet exceptionnel des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE), vendredi à Bruxelles, au cours duquel Nicolas Sarkozy doit proposer un "plan global" sur la crise libyenne. "Il y aura un plan stratégique qui sera proposé par la France demain (vendredi) devant le Conseil européen", a indiqué un autre des émissaires de l'opposition libyenne reçu par Nicolas Sarkozy, Mahmoud Jibril.
Contraste avec la position de l'Europe
"Le président nous a dit qu'il y avait un plan global qui allait être proposé et adopté afin de traiter la situation mais à un niveau européen, afin d'oeuvrer en faveur du peuple libyen et de sauver le peuple libyen des souffrances et des massacres qui sont perpétrés contre lui", a poursuivi Mahmoud Jibril, dont les propos en arabe étaient traduits. L'Elysée a confirmé que ce plan serait présenté vendredi devant les pays membres de l'UE, sans donner plus de détails. Dans la foulée, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé que les Européens devaient engager le dialogue avec les nouveaux responsables libyens, répétant que Mouammar Kadhafi devait partir.
Mais l'initiative française contraste avec la retenue exprimée jusque-là par l'UE. Paris a bien reçu le soutien du Parlement européen à Strasbourg, qui a demandé à la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton "d'établir des relations avec le CNT et d'"entamer le processus" menant à une reconnaissance officielle de cette instance. Mais elle a refusé cette possibilité mercredi. A Berlin, le secrétaire d'Etat allemand aux Affaires étrangères s'est lui aussi montré sceptique quant à une reconnaissance du CNT comme seule autorité légitime. "Je considère (que) la situation (est) encore trop confuse pour décider comment on doit procéder", a-t-il dit. Même si le gouvernement actuel est "discrédité", les structures d'un gouvernement de transition "ne sont pas encore claires". Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a aussi jugé "préférable d'attendre la position de l'ensemble de l'Union européenne" avant de reconnaître le CNT en tant que seule autorité légitime en Libye.
Nicolas Sarkozy est le premier chef d'Etat ou de gouvernement des 27 à recevoir officiellement des représentants de l'opposition libyenne. A l'issue de l'entretien, il a raccompagné les trois émissaires du CNT sur le perron de l'Elysée et leur a longuement serré la main devant la presse. L'opposition libyenne a salué la décision de la France et a demandé à l'Union européenne de suivre l'exemple de Paris. Le pouvoir en place à Tripoli a lui menacé de rompre tout lien diplomatique avec la France à la suite de cette décision.
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