© AFPLes forces pro-Kadhafi semblaient reprendre, mardi, l'avantage sur le terrain. Des tirs de canons anti-aériens et d'artillerie lourde étaient entendus dans la soirée à Benghazi, deuxième ville de Libye et fief des insurgés, sur lequel l'armée libyenne avait annoncé un peu plus tôt une offensive imminente, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'armée, dans un appel diffusé par la télévision nationale, a également exhorté les habitants de Benghazi à empêcher leurs enfants de rallier les rangs de l'insurrection "terroriste".
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Juppé fait le forcing pour stopper Kadhafi
La France a lancé mercredi une tentative de la dernière chance pour arracher au Conseil de sécurité de l'ONU un accord pour une action militaire en Libye qui stopperait l'avancée des troupe. Alain Juppé évoque "l'honneur" sur son blog.
Publié le 16/03/2011
Libye: pas d'accord au G8 sur une intervention militaire
Les grandes puissances réunies au sein du G8 à Paris n'ont pas pu se mettre d'accord sur une intervention militaire en Libye, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française Alain Juppé.
Publié le 15/03/2011
Libye : Sarkozy n'obtient pas ses "frappes ciblées" à l'UE
Réunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire consacrée à la situation, les dirigeants européens n'ont pas accédé immédiatement à la proposition franco-britannique. Ils ont revanche décidé d'étudier "toutes les options" possibles pour "protéger la population civile", à condition d'obtenir l'aval de l'Onu et des pays arabes.
Publié le 11/03/2011
Grâce à l'aviation, Kadhafi reprend le port stratégique de Ras Lanouf
Les forces fidèles au président libyen continuent de gagner du terrain vers l'Est ce vendredi. Le contrôle du site pétrolier de Ras Lanouf pourrait leur permettre de couper l'approvisionnement de Benghazi, siège des insurgés.
Publié le 11/03/2011
Libye : Sarkozy va-t-il convaincre l'UE avec ses "frappes ciblées" ?
Le plan d'action que le chef de l'Etat compte proposer ce vendredi aux dirigeants européens réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles est vivement critiqué par plusieurs pays.
Publié le 11/03/2011
Les forces de Kadhafi reprennent du terrain
Un des fils du dirigeant Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a affirmé jeudi que la victoire était "en vue" en Libye, où les forces loyalistes ont gagné du terrain dans leur progression vers l'Est tenu par les rebelles.
Publié le 11/03/2011
Sarkozy va proposer à l'UE des frappes ciblées en Libye
L'Elysée a confirmé jeudi que la France reconnaissait l'opposition libyenne. Paris devrait proposer vendredi aux dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles un plan d'action pour arrêter la répression meurtrière.
Publié le 10/03/2011
Libye : "les blessures sont d'une cruauté insensée" témoigne un médecin
Le médecin Libyen, Mohammed Kholy témoigne de la violence des combats. Jamais il n'avait vu de telles blessures. Il s'inquiète de la cruauté des coups infligés.
Publié le 15/03/2011
Juppé sur la Libye : la France "n'a pas convaincu" ses partenaires
Les grandes puissances réunies au sein du G8 à Paris n'ont pas pu se mettre d'accord sur une intervention militaire en Libye, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, qui a reconnu n'avoir "pas convaincu" ses partenaires sur cette question.
Publié le 15/03/2011
Libye-UE : "Sarkozy a dû battre en retraite"
<b> Analyse -</b> Hughes Beaudouin, le correspondant de LCI à Bruxelles, souligne que le chef de l'Etat n'a pas obtenu satisfaction sur la reconnaissance du Conseil national libyen et sur les "frappes ciblées".
Publié le 11/03/2011
Dans la journée, les forces gouvernementales se seraient emparées à coups de violents bombardements de la localité d'Adjabiah, dernier verrou sur la route de Benghazi. Selon la télévision officielle libyenne, "la ville d'Ajdabiya est totalement contrôlée (par les forces loyalistes, NDLR) et elle est en train d'être purgée des gangs armés". Mais un peu plus tard, Khaled El-Sayeh, un porte-parole du Conseil national libyen, l'instance dirigeante des rebelles basée à Benghazi affirmait qu'Ajdabiya était "toujours aux mains des révolutionnaires". "Ils ont bombardé la ville depuis une longue distance. Mais actuellement la situation est bonne. Des unités de l'armée ont tenté de rentrer dans la ville, mais nos forces les ont repoussées", a ajouté M. Sayeh.
Interrogé sur une avancée des troupes de Mouammar Kadhafi vers l'est, d'Ajdabiya vers Tobrouk, le porte-parole a démenti, soulignant que le leader libyen n'avait pas "les ressources humaines (militaires) pour faire cela". "Sa seule stratégie est de bombarder puis de reprendre le contrôle d'une ville", a-t-il dit. M. Sayeh a également démenti que des forces loyales au colonel Kadhafi soient déployés sur la route menant d'Ajdabiya à Benghazi, malgré les témoignages de journalistes occidentaux en ce sens. Des centaines de civils et d'insurgés ont fui Ajdabiya vers Benghazi à bord de voitures, camions et pick-up, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Le temps est compté"
"Le temps est compté et dans les heures qui viennent, le moins que nous puissions faire ici est d'imposer une zone d'exclusion aérienne", a déclaré mardi l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud à la presse, avant de mener des consultations au sein du Conseil de sécurité. Aucun vote n'est néanmoins attendu dans les 24 heures qui viennent. "Nous sommes profondément bouleversés de constater que la situation s'aggrave sur le terrain, que les forces pro-Kadhafi progressent très rapidement et que le Conseil n'a toujours pas réagi", a souligné le diplomate français. "L'objectif c'est d'abord d'empêcher Kadhafi de bombarder son propre peuple, vraiment c'est ça notre objectif", a-t-il insisté.
Le diplomate a aussi reconnu que les défenseurs d'une zone d'exclusion aérienne devaient accepter le fait que tout le monde ne soit pas de cet avis. "Cela veut dire que nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voudrions. Nous essayons donc, la France et la Grande-Bretagne notamment, de faire tout notre possible pour que le Conseil réponde à la Ligue arabe" qui a demandé l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne. Le diplomate français a précisé que la France souhaitait qu'une résolution soit votée rapidement, "dans les jours qui viennent", a-t-il dit. Tant la Russie que la Chine, pays dotés d'un droit de veto au Conseil de sécurité, semblent hostiles à une telle mesure. La Maison Blanche a pour sa part défendu mardi la prudence de Barack Obama quant à l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne en Libye.
Lors d'une audition parlementaire, le ministre des Affaires étrangères français Alain Juppé a dit que les représentants de son pays à l'ONU étaient "en train de travailler, avec les Britanniques, les Allemands, les Libanais, à la rédaction d'un projet de résolution qui commence à circuler et qui comprendrait un ensemble de dispositions dont l'évocation, la possibilité d'une no-fly zone" (zone d'exclusion aérienne). Un peu plus tôt il avait cependant jugé devant la même commission que cette option était "dépassée" au vu de la progression sur le terrain des forces de Mouammar Kadhafi face aux insurgés.
Les grandes puissances réunies mardi au sein du G8 à Paris ont écarté faute de consensus l'option militaire pour ralentir les forces de Mouammar Kadhafi, se bornant à promettre pour cette semaine une nouvelle résolution à l'ONU sur des sanctions renforcées.
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