Exclusif LCI : Kadhafi menace de s'allier avec Ben Laden
<b> Exclusif LCI </b> - Dans un entretien à LCI, le dirigeant libyen accuse les Occidentaux, notamment la France, de mener "un complot colonialiste" contre son pays. Et bien qu'il affirme qu'Al-Qaïda soit à l'origine de l'insurrection contre lui, il sous-entend qu'il pourrait néanmoins prendre contact avec Oussama ben Laden pour lancer des représailles.
Publié le 09/03/2011
Kadhafi a-t-il mis son départ dans la balance ?
Son retrait en échange de garanties... et notamment d'une "cagnotte" au montant non précisé : telle est la proposition que le colonel Kadhafi aurait faite aux insurgés. La télévision libyenne dément. Et la rébellion refuse toute "sortie honorable" pour le dictateur.
Publié le 08/03/2011
La rébellion libyenne subit un pilonnage intensif
"Le pétrole est entre nos mains", clament les insurgés de Ras Lanouf, qui contrôlent ce port stratégique pour le transport d'hydrocarbures. Mais plus à l'est, les raffineries ont cessé de tourner. Et pendant que Kadhafi multiplie les contre-attaques, la pénurie de carburant menace la rébellion.
Publié le 08/03/2011
Libye : "les insurgés filtrent les passages des journalistes"
Témoignage de Christophe Pallée, envoyé spécial de TF1/LCI en Libye. Les forces militaires loyales à Mouammar Kadhafi ont réussi à pénétrer dans l'important port pétrolier de Ras Lanouf, dans l'est de la Libye, ont annoncé des insurgés vendred
Publié le 11/03/2011
Kadhafi: l'interview exclusive en intégralité
Vincent Hervouët et les équipe de LCI ont pu rencontrer le dirigeant libyen mardi soir à Tripoli. Voici l'intégralité de ce document exceptionnel.
Publié le 09/03/2011
Libye : ces familles qui fuient au péril de leur vie
Face à la violence de la situation, de nombreuses familles libyennes choisissent de fuir leur pays parfois au risque de leur vie.
Publié le 09/03/2011
A Tripoli, ils soutiennent le colonel Kadhafi
<b>Reportage à Tripoli des envoyés spéciaux de TF1/LCI. </b> Dans la capitale, il règne une atmosphère plus calme que dans les autres villes du pays. Dans certains quartiers, les habitants continuent de soutenir leur dirigeant.
Publié le 09/03/2011
Les coulisses de l'interview exclusive de Kadhafi
Vincent Hervouët raconte les circonstance rocambolesques qui ont conduit à l'interview du dirigeant libyen, mardi soir à Tripoli.
Publié le 09/03/2011
Le philosophe Bernard-Henri Lévy, qui a pris part à la rencontre entre le chef de l'Etat et trois émissaires du Conseil national libyen (CNL), a dit après cette rencontre que le président français s'était déclaré favorable à une telle option. Selon un responsable de l'UMP, Nicolas Sarkozy a évoqué un peu plus tard, lors d'un déjeuner avec la direction de son parti, la possibilité de telles frappes. "Les frappes ciblées dans des cas précis et extrêmement limités et pas forcément sur des aérodromes font partie de la réflexion", a dit ce participant.
La France proposera vendredi aux dirigeants européens réunis au sommet à Bruxelles un plan d'action pour arrêter la répression meurtrière de ce soulèvement, répression à laquelle l'aviation libyenne prend une part importante. "Il y aura un plan stratégique qui sera proposé par la France demain devant le Conseil européen", a déclaré un des émissaires du CNL, Mahmoud Djibril, à des journalistes, après l'entretien avec le chef de l'Etat français. Une source française a confirmé que Nicolas Sarkozy proposerait au Conseil européen extraordinaire de vendredi un "plan d'action concret". "Nicolas Sarkozy s'est déclaré favorable, si le CNL le demande, à des "actions défensives et ciblées contre un nombre extrêmement réduit d'objectifs de façon à neutraliser la capacité de nuisance de l'aviation militaire libyenne", a dit Bernard-Henri Lévy, à l'initiative de la rencontre.
A l'issue de l'entretien, jeudi matin, entre Nicolas Sarkozy et deux émissaires du Conseil national de transition (CNT) libyen, la France devient le premier pays à reconnaître le CNT comme le seul représentant "légitime" du peuple libyen. "Sur la base de cette reconnaissance, nous allons ouvrir une représentation diplomatique, donc notre ambassade à Paris, et un ambassadeur de France sera envoyé à Benghazi", a précisé un des émissaires libyens. "Cet ambassadeur sera installé de façon transitoire à Benghazi, avant de retourner à Tripoli", a-t-il ajouté. L'échange prochain d'ambassadeurs entre Paris et Benghazi a également été confirmé dans la foulée par l'Elysée.
Contraste avec la position de l'Europe
Dans la foulée de l'entretien, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé que les Européens devaient engager le dialogue avec les nouveaux responsables libyens, répétant que Mouammar Kadhafi devait partir. Mais l'initiative française contraste avec la retenue exprimée jusque-là par l'UE. Paris a bien reçu le soutien du Parlement européen à Strasbourg, qui a demandé à la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton "d'établir des relations avec le CNT et d'"entamer le processus" menant à une reconnaissance officielle de cette instance. Mais elle a refusé cette possibilité mercredi. A Berlin, le secrétaire d'Etat allemand aux Affaires étrangères s'est lui aussi montré sceptique quant à une reconnaissance du CNT comme seule autorité légitime. "Je considère (que) la situation (est) encore trop confuse pour décider comment on doit procéder", a-t-il dit. Même si le gouvernement actuel est "discrédité", les structures d'un gouvernement de transition "ne sont pas encore claires". Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a aussi jugé "préférable d'attendre la position de l'ensemble de l'Union européenne" avant de reconnaître le CNT en tant que seule autorité légitime en Libye.
A l'issue de l'entretien, il a raccompagné les trois émissaires du CNT sur le perron de l'Elysée et leur a longuement serré la main devant la presse. L'opposition libyenne a salué la décision de la France et a demandé à l'Union européenne de suivre l'exemple de Paris. Le pouvoir en place à Tripoli a lui menacé de rompre tout lien diplomatique avec la France à la suite de cette décision. Et l'agence officielle Jana a menacé Nicolas Sarkozy de révéler un "grave secret", en lien avec "le financement de sa campagne électorale".
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