© AFPGbagbo assigné à résidence L'ambassadeur de France a lancé un appel à témoins pour tenter d'avoir des nouvelles de quatre personnes, dont deux Français, enlevés le 4 avril à Abidjan pendant les combats. Une fille de Laurent Gbagbo a saisi des avocats français, dont Jacques Vergès, Roland Dumas et Gilbert Collard, pour étudier la "légalité" de l'arrestation lundi de ses parents ainsi que celle de l'intervention militaire française en Côte d'Ivoire. Deux d'entre eux ont d'ores et déjà accepté. Lors de sa première conférence de presse depuis lundi, Alassane Ouattara, le président ivoirien, a confirmé mercredi après-midi que son prédécesseur avait bien été transféré "ailleurs" dans le pays, sans préciser le lieu précis. L'Onu parle du Nord. En Conseil des ministres, le chef de l'Etat a rappelé que la France a constamment agi "à la demande des Nations unies", saluant le travail des militaires français de la Licorne. Gérard Longuet, le ministre de la Défense, a annoncé mercredi matin que des patrouilles communes ivoiro-françaises allaient circuler dans la capitale économique, toujours en proie à l'insécurité. Objectif : "montrer qu'il y a un état de droit qui se met en place". Les forces de l'ordre débordées, la capitale économique est de nouveau victime de pillages dans certains quartiers ce mardi. Des tirs à l'arme lourde ont également eu lieu dans des quartiers pro-Gbagbo en début d'après-midi. Mais les anciens chefs de l'armée de Gbagbo se sont ralliés à Ouattara. Le camp de l'ancien président ivoirien affirme de nouveau que ce sont les forces spéciales françaises qui ont procédé à l'arrestation. François Fillon dément. Aux arrêts depuis lundi après-midi avec sa famille dans une chambre de l'hôtel du Golf, QG de Ouattara à Abidjan, l'ex président ivoirien a appelé au calme dans une allocution filmée. Lors de son arrestation, il a, selon un témoin, crié : "ne me tuez pas". Quelques heures après la chute du président ivoirien sortant, Alassane Ouattara a annoncé une "nouvelle ère d'espérance" pour son pays, promettant une "procédure judiciaire contre Gbagbo" et ses proches et appelant à "s'abstenir de tout acte de représailles". Aussitôt l'annonce de l'arrestation du président ivoirien sortant, le camp Ouattara a réclamé qu'il "soit jugé". Il "doit être traité avec respect", demande Londres. De son côté, Nicolas Sarkozy s'est "longuement" entretenu par téléphone avec Alassane Ouattara. Les premières images tournées lors de l'intervention armée des forces pro-Ouattara lundi confirment la présence de soldats français... à l'extérieur de la résidence présidentielle. Et montrent les débordements qui ont eu lieu. Au lendemain de l'arrestation de Laurent Gbagbo, certains Français restés à Abidjan envisagent de quitter le pays, la confusion régnant toujours sur place. D'autres restent, en espérant ne pas faire l'objet de représailles de partisans de Gbagbo. Au lendemain de l'arrestation de Laurent Gbagbo, la communauté française est vigilante. Personne n'a oublié la violence des combats. Les forces françaises sur place tente d'assurer la sécurité voire l'évacuation des ressortissants français. Le président ivoirien a lancé lundi soir à la télévision un appel au calme et à la réconciliation après la capture de Laurent Gbagbo. Voici l'intégralité de son intervention.
Plus d'infosA la recherche des Français disparus d'Abidjan

Dumas, Vergès et Collard : des avocats français "médiatiques" pour Gbagbo

Côte d'Ivoire : Gbagbo quelque part "en résidence surveillée"

Sarkozy: la France a "fait son devoir" en Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire : des gendarmes français dans Abidjan

A J+1, l'insécurité demeure à Abidjan

Gbagbo : le rôle de la France continue d'alimenter la polémique

Gbagbo : "Ne me tuez pas !"

Ouattara promet que Gbagbo sera jugé et appelle au calme

Quel sort pour Gbagbo ?

Document - Les images de l'arrestation de Gbagbo

J+1 après la chute de Gbagbo : paroles d'expatriés français

Français en Côte d'Ivoire : faut-il partir ou rester ?

Le discours de Ouattara en intégralité

L'ex-chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi, est assigné à résidence, a annoncé mardi soir le gouvernement du président Alassane Ouattara. "Le 11 avril 2011, dans le cadre des opérations de sécurisation de la ville d'Abidjan, des combats ont opposé les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) à la faction des Forces de défense et de sécurité (FDS) pro-Gbagbo, assistée des mercenaires libériens et angolais ainsi que des miliciens", indique le ministre de la Justice Jeannot Ahoussou-Kouadio dans un communiqué. "Suite à ces opérations, Monsieur Laurent Gbagbo a été appréhendé par les militaires des Forces républicaines de Côte d'Ivoire et mis à la disposition des autorités gouvernementales", poursuit-il. "En attendant l'ouverture d'une enquête judiciaire, Monsieur Laurent Gbagbo et certains de ses compagnons font l'objet d'une mesure d'assignation à résidence", conclut-il. Le gouvernement ne précise pas en quel lieu l'ex-président est détenu, ni quels sont les "compagnons" visés aussi par cette mesure. Gbagbo avait été arrêté lundi par les forces pro-Ouattara aidées de l'ONU et de la France, et conduit, avec son épouse notamment, à l'Hôtel du Golf, QG de son rival. Il est toujours dans cet hôtel et n'a pas été transporté hors de la ville, a indiqué l'ONU, démentant de premières informations d'un porte-parole.
Obama félicite Ouattara
Le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé mardi Alassane Ouattara pour le féliciter de sa prise de fonctions "en tant que président démocratiquement élu de Côte d'Ivoire" et l'assurer de son soutien, a annoncé la Maison Blanche. Lors de cette conversation, Obama et Ouattara se sont mis d'accord sur la nécessité d'enquêter sur toutes les "atrocités" commises ces derniers mois dans ce pays, quels qu'en soient les auteurs présumés. A ce titre, ils "se sont engagés à soutenir les rôles de la commission d'enquête des Nations unies et du tribunal pénal international pour enquêter sur les violences".
L'UE exhort à l'union nationale
L'Union européenne a exhorté mardi Ouattara à former un gouvernement d'union nationale afin de remettre sur pied le pays épuisé par la guerre. Les 27 affirment dans un communiqué que l'UE est prête à soutenir le travail de la Commission Vérité et Réconciliation proposée par Ouattara et ils encouragent ce dernier à former un gouvernement élargi représentatif de toutes les régions et detoutes les tendances politiques du pays. L'UE, qui a levé certaines sanctions portant sur certaines entités, ajoute qu'elle envisagera la levée dès que possible d'autres restrictions et la reprise des programmes de développement en faveur de la Côte d'Ivoire. Concernant les allégations d'atteintes aux droits de l'homme, elle invite la Commission internationale d'enquête sur les atteintes aux droits de l'homme créée le mois dernier par le Conseil des droits de l'homme de l'Onu à mener une enquête le plus rapidement possible.
Mort d'un ex-ministre de Gbagbo arrêté avec lui
Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur et proche de Laurent Gbagbo, est décédé mardi dans des circonstances encore troubles, au lendemain de son arrestation avec l'ex président à Abidjan. Désiré Tagro faisait partie des fidèles de Gbagbo qui avaient été arrêtés avec lui lundi après l'assaut sur la résidence présidentielle des forces du nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara, et avait été conduit comme eux à l'hôtel du Golf, ont indiqué une source du camp Ouattara et un diplomate en poste à Abidjan. Selon les mêmes sources, Tagro a été vu blessé à son arrivée à l'hôtel, et avait été ensuite transféré dans une clinique, où il est décédé mardi matin. Pascal Affi N'Guessan, chef du parti de Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a affirmé à l'AFP qu'il avait été "assassiné" d'"une balle à l'Hôtel du Golf", une version fermement démentie dans le camp Ouattara. Selon la source diplomatique, il aurait tenté de se suicider d'une balle dans la bouche lors de l'arrestation, et aurait succombé à ses blessures.
Des chefs de l'armée se rallient à Ouattara
D'anciens chefs militaires qui se sont battus aux côtés de Laurent Gbagbo ont prêté allégeance mardi au président Alassane Ouattara, a rapporté la Télévision de Côte d'Ivoire (TCI, proche de Ouattara).
Retour MYTF1
A la recherche des Français disparus d'Abidjan

Chargement en cours...




