Juppé en Tunisie pour faire oublier les erreurs françaises

Par TF1 News, le 20 avril 2011 à 05h45 , mis à jour le 19 avril 2011 à 17h51

Dossier : Transition démocratique en Tunisie

Le ministre des Affaires étrangères se rend pour la première fois en Tunisie depuis sa prise de fonctions début mars.

Flottement lors du soulèvement contre Zine Ebedine Ben Ali, voyage de Michèle Alliot-Marie à Noël, arrivée ratée de Boris Boillon, le nouvel ambassadeur en janvier : la France doit désormais faire oublier ses impairs en Tunisie. Depuis la chute de la dictature, plusieurs ministres se sont déjà rendus en éclaireur à Tunis afin de témoigner du soutien de la France aux balbutiements de la jeune démocratie. Parmi eux, Christine Lagarde (Economie) et Laurent Wauquiez (Affaires européennes) avaient souligné le 22 février, avant le remplacement de Michèle Alliot-Marie par Alain Juppé au Quai d'Orsay, n'être pas venus "pour donner des leçons mais pour écouter". Ils avaient aussi évoqué la nécessité d'"un plan Marshall" pour permettre un redressement tunisien.

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Il ne restait donc plus qu'au nouveau chef de la diplomatie à se rendre à son tour sur le terrain. Alain Juppé a préféré prendre son temps. Intronisé le 1er mars, il a ainsi attendu ce mercredi 20 avril pour aller à Tunis, où il restera deux jours. "La Tunisie n'est pas du tout abandonnée. Nous faisons beaucoup d'efforts pour l'aider", a-t-il récemment assuré. Au menu : rencontre avec les président et Premier ministre par intérim, Foued Mebazaa et Béji Caïd Essebsi, avec son homologue Meldi Kéfi, avec des bloggeurs et avec les présidents des trois commissions chargées de la transition (investigation sur les affaires de corruption et malversations, réforme politique et transition démocratique et établissement des faits sur les abus).

Economie chancelante

Pour la France, l'enjeu d'une réussite du processus post-révolutionnaire (qui commence dans les faits le 24 juillet avec l'élection d'une Assemblée constituante) en Tunisie est crucial. D'abord pour le pays, bien sûr. Mais aussi pour l'Europe, focalisée sur la manière de contenir l'immigration illégale tunisienne, et enfin pour sa valeur d'exemple à l'égard des autres Etats touchés par le "printemps arabe".
 
Or, pour l'instant, la pérennité de la "révolution du jasmin" reste hasardeuse, aussi bien politiquement qu'économiquement. Le tourisme, pierre angulaire de l'économie, reste par exemple bien en-deçà des espérances. Pour 2011, le taux de croissance est estimé en Tunisie entre 0 et 1% en 2011.  Il y a quelques jours, Alain Juppé a donc appelé à "investir massivement pour aider les pays en transition démocratique à rétablir leur situation économique et à retrouver un rythme de croissance suffisant". Plus qu'à des appels, les Tunisiens attendent surtout une aide financière concrète lors de cette visite.

Par TF1 News le 20 avril 2011 à 05:45
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8 Commentaires

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  • boulogne-b, le 20/04/2011 à 16h55

    No2r, vous ne risquez pas d'en voir puisqu'elles n'ont pas le droit de sortir de chez elles

  • toflomagne, le 20/04/2011 à 13h14

    Alain Juppé a donc appelé à "investir massivement pour aider les pays en transition démocratique à rétablir leur situation économique". C'est exactement ce qu'ont fait MAM et ses parents...

  • no2r, le 20/04/2011 à 13h03

    A Lampedusa, j'ai pas vu beaucoup de femmes débarquer.

  • bebert59560, le 20/04/2011 à 12h05

    Et DSK que fait-il au FMI ?

  • clementine1218, le 20/04/2011 à 10h30

    Son boulot de ministre des affaires étrangères. donc non il na rien a faire d'autre vu qu'il est payé pour ça entre autre.

  • kenwood69300, le 20/04/2011 à 09h21

    Il va y faire quoi en Tunisie Juppé ? Il a rien d'autre à faire ...

  • franky37, le 20/04/2011 à 08h34

    Laissons les tunisiens régler les affaires tunisiennes.

  • zenatoo, le 20/04/2011 à 08h20

    Bravo aux Tunisiens , pour avoir instaurer la parité Hommes Femmes

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