Stéphane Frantz di Rippel, directeur du Novotel d'Abidjan. © TF1/LCILe scénario de la mort de Stéphane Frantz di Rippel et Yves Lambelin, ces deux Français enlevés à Abidjan le 4 avril lors des combats entre les pro-Alassane Ouattara et les pro-Laurent Gbagbo, est désormais plus clair, du moins officiellement.
L'Onu accuse Ouattara et Gbagbo de crimes contre l'humanité
Les Nations unies soulignent que les exactions commises par les partisans des deux hommes pourraient être qualifiées de "crimes contre l'humanité".
Publié le 10/06/2011
Côte d'Ivoire: le directeur du Novotel d'Abidjan "torturé" ?
Le directeur du Novotel d'Abidjan, Stéphane Frantz di Rippel, enlevé le 4 avril et retrouvé mort, a été conduit "au palais présidentiel occupé par Laurent Gbagbo" où il a été "torturé" et "exécuté", a affirmé vendredi l'avocat de sa famille.
Publié le 03/06/2011
Côte d'Ivoire: la mort du directeur du Novotel d'Abidjan confirmée
Le directeur du Novotel d'Abidjan, enlevé le 4 avril dans la capitale ivoirienne avec un autre Français, est mort, a indiqué jeudi l'avocat de sa famille, citant la juge d'instruction parisienne chargée de l'enquête.
Publié le 02/06/2011
Rapt de Français en Côte d'Ivoire : deux corps en cours d'identification
Deux corps sont en cours d'identification à Abidjan, a indiqué mercredi le Quai d'Orsay en précisant que rien ne permet d'affirmer à ce stade qu'il s'agit de ceux de deux Français enlevés le 4 avril en Côte d'Ivoire.
Publié le 01/06/2011
Jeannot Kouadio Ahoussou, le ministre ivoirien de la Justice, a en effet confirmé mardi soir lors d'une conférence de presse le déroulement des faits après le rapt des deux hommes à l'hôtel Novotel, dirigé par Stéphane Frantz di Rippel. Avec deux autres personnes -un Béninois et un Malaisien-, enlevés en même temps qu'eux, ils ont tout d'abord été "conduits au palais présidentiel", alors tenu par les forces de Laurent Gbagbo et transformé en "mouroir".
"Torturés puis achevés"
Selon Jeannot Kouadio Ahoussou, ils ont "été (...) torturés, battus" puis "un commissaire de police les a achevés". Les victimes ont ensuite été "jetées derrière la clôture de la présidence, emballées dans des sacs en plastique noir avec lesquels on emballe des bananes", puis "jetées dans la lagune" d'Abidjan. Les corps n'ont été retrouvés que fin mai. Le 10 juin, l'avocat de la famille de Stéphane Frantz di Rippel avait indiqué, après des expertises médico-légales, que le corps d'Yves Lambelin avait été formellement identifié. En revanche, celui du directeur de l'hôtel n'a pas pu l'être. Sa mort a donc été établie sur la base des témoignages et des indices.
Le ministre de la Justice a également indiqué que le commissaire de police, quatre miliciens, un commandant et deux colonels de la Garde républicaine ont été inculpés et placés en détention préventive.
| Amnesty dénonce des "détentions arbitraires" |
Amnesty International a dénoncé mercredi la détention sans aucune charge de dizaines de partisans de de Laurent Gbagbo, dont certains ont été "battus" par les forces d'Alassane Ouattara dans un hôtel devant lequel sont postés des Casques bleus. "La présence de soldats de l'Onu devant l'hôtel où des partisans supposés de Laurent Gbagbo sont détenus arbitrairement soulève de troublantes questions", souligne Véronique Aubert, directrice adjointe d'Amnesty pour l'Afrique. "C'est loin d'être un début encourageant pour la présidence d'Alassane Outarra", ajoute-t-elle. |
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