Maroc : ils veulent plus de démocratie, ils vont le dire

le 19 juin 2011 à 11h38 , mis à jour le 19 juin 2011 à 11h42

Des manifestations pacifiques sont attendues dimanche au Maroc à l'appel des jeunes qui revendiquent des changements démocratiques, deux jours après le discours du roi Mohammed VI.

Elles doivent avoir lieu dans de nombreuses villes comme la capitale Rabat, Casablanca, Tanger, Marrakech et Fès. Des manifestations pacifiques sont attendues dimanche au Maroc à l'appel des jeunes qui revendiquent des changements démocratiques. "Nous allons sortir le dimanche 19 juin parce que nous aimons ce pays et parce que nos revendications n'ont pas été réalisées", annonce une vidéo diffusée sur la page Facebook du Mouvement de jeunes du 20 février, qui réclame des réformes politiques profondes au Maroc. "Parce que la justice ne sera pas indépendante dans les faits et les inégalités ne disparaîtront pas, nous sortons aujourd'hui", indique cette vidéo où l'on voit un groupe de jeunes annoncer la décision de manifester.
  • Maroc: le PJD islamiste grand vainqueur des législatives

    Le Parti justice et développement (PJD, islamiste) est le grand vainqueur des élections législatives anticipées du 25 novembre en obtenant 107 sièges, a annoncé dimanche le ministère marocain de l'Intérieur.

    Publié le 27/11/2011 Maroc: le PJD islamiste grand vainqueur des législatives
  • Maroc: les islamistes en tête, prêts à former un nouveau gouvernement

    Selon des résultats partiels, les islamistes modérés étaient en voie samedi de remporter les législatives au Maroc pour la première fois de l'histoire du royaume chérifien et se sont dits prêts à former un gouvernement de coalition. Les résultats définitifs sont attendus dimanche.

    Publié le 26/11/2011 Maroc: les islamistes en tête, prêts à former un nouveau gouvernement
  • Les islamistes marocains en tête des législatives

    Les islamistes modérés du Parti justice et développement (PJD) sont en tête des législatives au Maroc avec 80 sièges, selon des résultats partiels. Un parti gouvernemental reconnaît leur victoire. La participation à ce scrutin, test crucial pour la volonté affichée de réformes du roi du Maroc, a atteint les 45%.

    Publié le 26/11/2011 Les islamistes marocains en tête des législatives
  • Maroc : une participation de 45%, en hausse par rapport à 2007

    Le taux de participation aux élections législatives de vendredi au Maroc a atteint 45 %, a annoncé le ministre marocain de l'Intérieur. C'est mieux qu'aux législatives de 2007, où la participation avait atteint seulement 37 %.

    Publié le 25/11/2011 Maroc : une participation de 45%, en hausse par rapport à 2007
  • Maroc : score islamiste et abstention, enjeux des élections

    INTERVIEW - Après la nouvelle Constitution en juillet, les Marocains se rendent aux urnes ce vendredi pour des législatives anticipées. Le score des islamistes et le taux d'abstention sont les enjeux principaux d'un scrutin qui ne changera pas la nature du régime. Explications avec Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb contemporain.

    Publié le 25/11/2011 Maroc : score islamiste et abstention, enjeux des élections
  • "Le TGV marocain, 1re porte de la France en Méditerranée"

    <b> Interview -</b> Alors que le chantier du TGV marocain est inauguré ce jeudi par Nicolas Sarkozy et Mohammed VI, TF1 News fait le point sur les relations entre les deux pays avec Yasser Tamsamani, professeur-assistant à l'Ecole de gouvernance de Rabat.

    Publié le 29/09/2011 "Le TGV marocain, 1re porte de la France en Méditerranée"
  • Maroc : le roi veut réformer la monarchie

    Le roi Mohammed VI du Maroc a présenté vendredi soir un projet de réformes constitutionnelles qui renforceront le Premier ministre tout en maintenant le statut religieux du monarque et son rôle de chef de l'Etat.

    Publié le 18/06/2011 Maroc : le roi veut réformer la monarchie
  • Maroc: la contestation ne faiblit pas malgré l'annonce de réformes

    Le mouvement contestataire qui revendique des changements politiques profonds au Maroc a appelé à manifester dimanche, jugeant insuffisantes les réformes de la constitution annoncées par le roi.

    Publié le 18/06/2011 Maroc: la contestation ne faiblit pas malgré l'annonce de réformes
Plus d'infos

 
Le Mouvement du 20 février, qui tire son nom de la date de la première grande manifestation au Maroc dans le cadre de la contestation de régimes arabes, juge insuffisantes les réformes de la constitution annoncées vendredi par le roi Mohammed VI dans un discours à la nation. Le souverain y a également déclaré que le projet sera soumis à referendum dès le 1er juillet, laissant peu de temps pour une discussion.
 
"Pour une vie digne"
 
"La décision de maintenir la pression était antérieure au discours royal parce que les signaux qui avaient circulé ne permettaient pas d'espérer quelque chose de positif", a déclaré dimanche à l'AFP l'économiste Fouad Abdelmoumni, qui se définit comme un sympathisant du Mouvement. "Le roi continue de disposer de pouvoirs exorbitants et de toutes les manières, la réforme politique est un processus long et périlleux", ajoute-t-il. La plupart des partis politiques officiels ont réagi favorablement au projet de constitution, qui prévoit un renforcement des pouvoirs du Premier ministre tout en préservant un rôle politique et religieux important du roi.
 
Les manifestations prévues par les contestataires coïncident avec un anniversaire historique. "Le 20 juin 1981, les enfants du peuple ont manifesté à Casablanca pour revendiquer une vie sociale juste et ont été réprimés. Aujourd'hui, 30 ans après, nous manifestons aussi pour une vie digne", poursuit le groupe de jeunes sur la vidéo.
 
Dans le projet de changement de la constitution de 1962, le souverain, conserve toutes ses prérogatives de Chef de l'état et de Commandeur des croyants, l'autorité ultime en matière religieuse. Il préside le conseil des ministres et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Il reste le chef de l'armée et préside un "Conseil supérieur de sécurité", nouvellement créé. Mais il devra désormais choisir le futur chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections, alors que jusqu'ici le roi pouvait désigner qui il voulait. Le Premier ministre aura de son coté le pouvoir de dissoudre la Chambre des représentants, une prérogative du roi dans la constitution actuelle.

 

le 19 juin 2011 à 11:38
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • vingas, le 19/06/2011 à 21h20

    Je croyais que c'était déjà une démocratie le Maroc???

  • attbib, le 19/06/2011 à 18h50

    Je pense qu'ils cherchent un retour aux annees 70 ça leur fera le plus grand bien

Lire tous les commentaires

      logAudience