© AFP Moins d'un an après l'indépendance du Soudan du Sud, le contrôle des ressources naturelles, notamment pétrolières, attisent les tensions avec le Soudan. Depuis quelques jours, les deux pays sont au bord de la guerre. Le point sur la situation avec TF1 News. Selon un responsable de l'administration locale concernée, les violences interethniques survenues la semaine dernière dans l'est du pays auraient fait plus de 3.000 morts. L'Onu va lancer une opération humanitaire. Le référendum qui s'ouvre ce dimanche au Soudan, et dont les opérations de vote sont prévues pour durer jusqu'au 15 janvier, devrait voir la victoire des partisans d'une partition entre le Nord musulman et le Sud chrétien. Début d'une ère de grandes incertitudes pour le Soudan. Le militaire de carrière sous influence islamiste et accusé de crimes de guerre au Darfour par la Cour pénale internationale, a promis un référendum sur la session du Sud-Soudan. Alors que le Soudan se rapproche de la date d'un référendum crucial, qui pourrait décider de la partition du pays, le Satellite sentinel project scrutera toute image de village bombardé ou incendié, mouvement de foule ou autres signes de violence. Google diffusera les images sur internet. Alors que l'indépendance effective du Sud approche (elle aura lieu le 9 juillet), les violences se multiplient et laissent craindre une nouvelle guerre. L'Onu parle de 1.500 morts depuis le début de l'année. Le point de la situation avec TF1 News. Le Sud-Soudan a proclamé samedi formellement son indépendance lors d'une cérémonie à Juba en présence de dirigeants étrangers, devenant la plus jeune nation au monde. Le Sud à majorité chrétienne se sépare ainsi du Nord musulman après des décennies de guerre. Après des années de conflit avec le nord du pays, le Sud-Soudan a officiellement proclamé samedi son indépendance, en faisant la 193e nation au monde. Un évènement célébré dans la liesse et en présence d'un parterre de dirigeants étrangers. L'indépendance du Sud-Soudan sera proclamée ce samedi à Juba qui deviendra la capitale de ce nouveau pays grand comme la France. De nombreux pays d'Afrique et d'Europe participeront au défilé de l'indépendance. Le plus grand pays d'Afrique vote ce dimanche. Maître du pays depuis 20 ans, le président Béchir est sûr d'être réélu, même s'il est poursuivi par la justice internationale pour crimes contre l'humanité au Darfour.
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Il est devenu la plus jeune nation au monde, 193e, et 54e d'Afrique. Le Sud-Soudan a proclamé samedi formellement son indépendance lors d'une cérémonie officielle à Juba en présence de dirigeants étrangers. C'est le chef du Parlement sud-soudanais qui a annoncé la "déclaration d'indépendance du Sud-Soudan", devant des dizaines de milliers d'habitants en liesse. Le nouveau drapeau a été hissé. Le nouveau pays, baptisé simplement République du Sud-Soudan, a pour capitale Juba. Il compte environ 8,5 millions d'habitants.
Salva Kiir a ensuite prêté serment en tant que premier président du Sud-Soudan. Dans on premier discours, il a appelé ses compatriotes à pardonner après les longues années de guerre civile avec le Nord et à donner "des fondations solides" à leur nation.
La parade militaire est passée devant l'"invité de marque", le président soudanais nordiste Omar el-Béchir, dont le gouvernement avait reconnu dès vendredi la future République. Béchir n'avait pas réussi à vaincre les rebelles de la SPLA durant la guerre terminée en 2005 et est sous le coup de mandats d'arrêt internationaux pour génocide et crimes contre l'humanité au Darfour, une région de l'ouest du Soudan toujours en proie à la guerre civile. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon participait aussi aux célébrations, de même que des représentants des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et de France notamment. La communauté internationale, Etats-Unis, Chine, Russie, Union européenne et ses Etats membres en tête, a rapidement reconnu ce nouveau pays.
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Que s'est-il passé politiquement ?
En début d'année, le Sud du Soudan, à majorité chrétienne, a approuvé par référendum son indépendance vis-à -vis du Nord, plutôt musulman. Le scrutin, qui s'est déroulé pacifiquement, découlait des accords de paix de 2005, qui avaient mis fin à une guerre civile de plus de vingt ans.
Comment s'est effectué le partage du pays ?
Sur le plan géographique, le Sud-Soudan représente environ 1/3 du Soudan. Ce partage fait ainsi perdre au Soudan son titre de "plus grand pays d'Afrique", au bénéfice de l'Algérie.
Sur le plan des ressources, l'accord de 2005 entraîne un partage grosso modo à égalité entre le Nord et le Sud des revenus pétroliers tirés des puits situés au Sud (70% environ des réserves pétrolières du pays, évaluées à six milliards de barils, se trouvent en effet au Sud). En théorie, cet arrangement doit être maintenu en raison du contrôle exercé par le Nord sur les infrastructures, tout au moins pour une période de transition durant laquelle la part de Khartoum ira diminuant. Cela laisse craindre des difficultés économiques pour le Nord dans les années à venir.
Y a-t-il des zones contestées ?
Oui. Il s'agit notamment de la région pétrolifère d'Abyeï, à cheval entre le Nord et le Sud. Sans surprise, les deux pays la revendiquent. C'est le contentieux le plus lourd.
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Des violences sont-elles à craindre ?
Oui et non. Le Nord, dirigé par Omar el-Béchir (qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité au Darfour) a affirmé qu'il respecterait la partition. Mais des violences ont eu lieu ces dernières semaines après l'occupation par les nordistes de la région d'Abyei, ce qui a poussé 117.000 Sudistes à fuir. Un accord pour démilitariser le secteur et pour y déployer 4.200 Casques bleus éthiopiens a été conclu le 20 juin. Mais l'avenir du territoire reste incertain.
Deux semaines après l'occupation d'Abyei, le Kordofan-Sud, territoire également frontalier et miné par les divisions ethniques, a été à son tour la proie de violents affrontements entre les forces nordistes et la branche nordiste de la SPLM (Mouvement populaire de libération du Soudan, ex-rebelles sudistes) qui ont fait des centaines de morts. Les combats se poursuivaient par intermittence ces derniers jours.
La situation est-elle calme au Darfour ?
Pas du tout. Alors que la situation au Sud-Soudan a éclipsé celle de cette région rebelle, les problèmes y demeurent. Selon la Cour pénale internationale, "les crimes contre l'humanité et le génocide continuent sans répit". Luis Moreno-Ocampo, le procureur, accuse personnellement Omar el-Béchir d'en être toujours le responsable.
| Une situation humanitaire critique |
Au-delà de sa naissance politique, le Sud-Soudan va devoir face à de nombreux défis, notamment humanitaire et sanitaire. Médecins sans frontières (MSF) rappelle ainsi que "près de 75%" des 8,5 millions de Sud-Soudanais "n'ont pas accès aux soins de base et que 80% des services de santé sont assurés par les ONG". |
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