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A Dakar, Hollande dit sa "confiance en l'avenir" de l'Afrique


le 12 octobre 2012 à 18h09 , mis à jour le 12 octobre 2012 à 21h16.
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4min
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AfriqueEn tournée en Afrique pour deux jours, François Hollande a exprimé vendredi à Dakar sa grande confiance en l'avenir de l'Afrique, "continent émergent". Un discours en rupture complète avec celui, controversé, de Nicolas Sarkozy sur le "drame" du continent noir.

Cinq ans après, François Hollande, en visite au Sénégal, a opté pour un style radicalement différent de celui de Nicolas Sarkozy lors de son "discours de Dakar" qui avait consterné les Africains.

Dès son arrivée, au cours d'une conférence de presse, le président français a d'ailleurs marqué sa différence : "J'exprime ma grande confiance en l'avenir du Sénégal et en l'avenir de l'Afrique", a-t-il déclaré en présence de son homologue sénégalais, Macky Sall. "L'Afrique est un grand continent qui va devenir un grand continent émergent", a-t-il ajouté, évoquant les ressources naturelles, la démographie et les investissements.  Entre la France et l'Afrique, "il ne s'agit pas de générosité mais de solidarité et de compréhension de ce qu'est l'avenir du continent", a insisté le chef de l'Etat.

"Discours méprisant" de Sarkozy

Après cette première conférence de presse, François Hollande a prononcé devant l''Assemblée nationale sénégalaise un discours dévoilant sa vision des rapports entre la France et le continent noir, avec lequel le chef de l'Etat français veut "écrire une nouvelle page". François Hollande a ainsi prôné "la sincérité" dans les relations franco-africaines, enterrant le paternalisme de la Françafrique. "Je ne suis pas venu en Afrique pour imposer un exemple, ni pour délivrer des leçons de morale. Je considère les Africains comme des partenaires et des amis. L'amitié crée des devoirs, le premier d'entre eux est la sincérité. Nous devons tout nous dire, sans ingérence mais avec exigence", a affirmé M. Hollande.

Le ton choisi par François Hollande pour sa visite en Afrique tranche avec celui de Nicolas Sarkozy. Nombre d'Africains avaient d'ailleurs été choqués par un discours de son prédécesseur, qui avait estimé en 2007 dans la capitale sénégalaise que "le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire". Ce "discours méprisant" avait "heurté les mémoires anticolonialistes", écrit le journal sénégalais Le Quotidien dans son édition de vendredi dont la "une" présente une photo du président français sous un titre en forme de jeu de mot : "Franc soit Hollande !". "Qu'il veuille aborder le sujet ou non, une comparaison sera faite entre les deux discours des deux présidents français à cinq ans d'intervalle", pouvait-on lire dans l'article.

Le Mali évoqué
   
Mais outre les déclarations sur l'état à venir du continent africain, François Hollande avait également en tête le dossier malien, pays en proie à une rébellion islamiste qui a pris le contrôle du nord du pays. Lors de leur entretien bilatéral, François Hollande et le président sénégalais, qui s'étaient vus récemment à l'Elysée, ont abordé la question du pays voisin du Sénégal. "Ce qui se produit au Sahel depuis déjà plusieurs mois, ce n'est pas simplement une menace pour l'Afrique (mais) une question majeure pour la sécurité du continent africain et de l'Europe", a dit le président français, qui s'est engagé en faveur d'une intervention militaire sous l'égide de l'Onu, et décidée par les Africains. "Ce sont les Africains, les pays concernés, les organisations régionales comme l'Union africaine qui vont décider ensemble de ce qu'il convient de faire et nous les appuierons", a-t-il expliqué.  

A droite, l'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, auteur du controversé discours de Dakar en 2007, a estimé qu'il n'y avait "rien de nouveau" dans le discours prononcé vendredi par François Hollande dans  "C'est exactement la période qu'a inaugurée Nicolas Sarkozy", a déclaré le député UMP des Yvelines, interrogé par Europe 1 sur la fin de la "Françafrique" décrétée par l'actuel chef de l'Etat.
 
 

Commenter cet article

  • phil38100 : FH brasse du vide, c'est creux, inconsistant et inutile. Qu'il commence à s'employer à ce que les français retrouvent la confiance qu'ils ont perdu en leur propre pays.

    Le 15/10/2012 à 09h40
  • toutamis : Oh tu sais, on n'est pas prêt de retrouver la sérénité avec des umpistes encore aigri par le 6 mai qui transforme toute action et discours du gouvernement en règlement de compte.

    Le 15/10/2012 à 09h21
  • jafk : Et bien, nous, on n'a pas confiance dans l'avenir de la France, car ça va mal, très mal. JAF

    Le 13/10/2012 à 16h39
  • Et-hop : J\'ai plus confiance dans l\'Afrique que dans la France ...

    Le 13/10/2012 à 12h00
  • paupamora : Il a du aller voir une voyante, c'est pas possible, trop optimiste même avec l'économie de la France

    Le 13/10/2012 à 11h32
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