Un manifestant à Alger, le 12 février 2011. © LCI
- Algérie : la police bloque les manifestants à Alger - 02 min 18 s
Algérie : les islamistes modérés en force aux législatives ?
Touchée à la marge par le "printemps arabe" en 2011, l'Algérie organise ce jeudi ses élections. Principaux enjeux : le score des islamistes et la participation.
Publié le 10/05/2012
Algérie : 18 morts dans un attentat-suicide devant une école militaire
Dix-huit personnes ont été tuées et au moins dix autres blessées vendredi soir dans un attentat-suicide à l'entrée de l'académie militaire de Cherchell, à 100 km à l'ouest d'Alger. C'est la première attaque du genre commise contre cette institution depuis les années 90 en Algérie.
Publié le 27/08/2011
Manifestations en France pour soutenir l'Algérie et fêter l'Egypte
Plusieurs manifestations se sont déroulées samedi à Paris et en province pour soutenir la marche pour la démocratie organisée en Algérie et pour fêter la chute d'Hosni Moubarak.
Publié le 12/02/2011
Algérie : une nouvelle marche programmée samedi
Reportage- En Algérie, malgré l'annonce du gouvernement sur une levée probable de l'état d'urgence, une nouvelle "marche" est prévue pour samedi. La population exige une modification profonde du système.
Publié le 18/02/2011
2000 personnes bloquées par la police
Les quelque 2 000 personnes qui tentaient de marcher samedi matin à Alger ont été bloquées très rapidement par un très important dispositif des forces de l'ordre. Des échauffourées entre ces manifestants -250 selon le ministère de l'Intérieur, environ 2 000 selon les journalistes sur place - et les forces de l'ordre ont éclaté bien avant le début de la marche prévue à 11h (10h GMT) à partir de la Place de la Concorde (plus connue sous son ancien nom de Place du 1er mai) puis se sont progressivement calmées. Les autorités avaient pris des mesures draconiennes avec près de 30 000 policiers déployés dans la capitale sur le parcours des marcheurs, prévu initialement de la Place du 1er mai jusqu'à la Place des Martyrs, distante d'environ 4 km. Les marches sont interdites à Alger, officiellement pour "des raisons d'ordre public", depuis le 14 juin 2001, où un défilé en faveur de la Kabylie avait tourné à l'émeute faisant huit morts et des centaines de blessés.
"Système, dégage"
Les manifestants, qui défilaient à l'appel de l'opposition pour "changer le système" lançaient des slogans tels que "Algérie Libre" en arabe, "Le régime dehors!", "Système, dégage!". Parmi eux figuraient des responsables de la vie politique et de la société civile mais aussi le co-fondateur du Front islamique du salut (FIS) Ali Belhadj. Face à eux, une vingtaine de jeunes contre-manifestants criaient leur soutien au président algérien: Abdelaziz "Bouteflika n'est pas Moubarak", en référence à la chute la veille du président égyptien Hosni Moubarak.
300 interpellations
Plus de 300 personnes ont été interpellées lors des manifestations dans plusieurs villes d'Algérie, a indiqué samedi après-midi la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH). Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur avait annoncé que 14 personnes avaient été brièvement interpellées puis relâchées. A Alger, un député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Othmane Maazouz, a été brièvement retenu ainsi que Fodil Boumala, co-fondateur de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD, formée de représentants des partis politiques, de la société civile et des syndicats autonomes) qui avait appelé à la manifestation, dès sa création le 21 janvier. Le président du RCD, Said Sadi, présent dans la manifestation, s'est indigné que "le doyen de la Ligue de défense des droits de l'homme algérien, Ali Yahia Abdelnour, âgé de 90 ans, ait été malmené" par les forces de l'ordre.
Rassemblement de courte durée à Oran
A Oran, grande ville de l'ouest algérien où une manifestation avait aussi été interdite par les autorités selon l'opposition -ce que dément le ministère de l'Intérieur samedi-, un rassemblement de 400 personnes Place du 1er novembre (ancienne Place des Armes) a été de courte durée et s'est achevé par une trentaine d'arrestations. Le chef local de la CNCD, le professeur d'université Kadour Chouicha et son fils, et deux journalistes, Djaafar Bensaleh du quotidien arabophone El-Khabar et Kamel Daoud du Quotidien d'Oran, ont été brièvement interpellés, selon des témoins. De même que deux artistes mimes, entièrement peints en blanc, une croix rouge sur les lèvres. Une contre-manifestation d'une soixantaine de membres des partis de l'Alliance au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), a ensuite occupé tranquillement les lieux pendant une courte durée. Les premiers manifestants se sont, eux, dirigés dans le calme vers la cathédrale d'Oran toute proche.
Pneus brûlés à Tizi Ozou
Devant la gare centrale de Tizi Ouzou, la principale ville de Kabylie, une poignée de jeunes gens ont brûlé des pneus. La presse pro-gouvernementale avait insisté samedi matin sur le boycottage de cette marche de l'opposition par de nombreuses organisations et partis politiques non membres de l'alliance au pouvoir.
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