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Algérie : les islamistes modérés en force aux législatives ?


le 10 mai 2012 à 05h45
Temps de lecture
3min
Panneaux électoraux à Alger, 21 avril 2012

Panneaux électoraux à Alger, 21 avril 2012 / Crédits : AFP

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AfriqueTouchée à la marge par le "printemps arabe" en 2011, l'Algérie organise ce jeudi ses élections. Principaux enjeux : le score des islamistes et la participation.

Les Algériens élisent ce jeudi leurs députés après des réformes mises en oeuvre par le pouvoir pour parer au "printemps arabe". Mercredi, à la veille du scrutin, Abdelaziz Bouteflika a de nouveau pressé ses 21 millions d'électeurs (sur 37 millions de personnes), surtout les jeunes, de voter.  "Je m'adresse aux jeunes qui doivent prendre le flambeau car ma génération a fait son temps", a déclaré le président algérien, lors du 67e anniversaire des massacres de Sétif. Nombre de jeunes n'ont en effet cessé d'affirmer leur indifférence envers la classe politique dont ils se sentent coupés.
 
D'où leur refus annoncé de voter, alors que les moins de 35 ans constituent les deux-tiers des Algériens. Au dernier scrutin de 2007, un taux d'abstention record de 64% avait déjà été enregistré, en raison notamment de fraudes constantes depuis l'ouverture du pays au multipartisme en 1989 et des pouvoirs amoindris de l'Assemblée face à l'exécutif.

432 députés à élire

Outre celle de l'abstention, une autre question revient sur toutes les lèvres : quel sera le score cumulé des sept partis islamistes en lice sur les 44 qui ont pu présenter des candidats ? L'Assemblée sortante comprend déjà 59 islamistes sur 389 députés -ils seront 462 dans la nouvelle. Lundi, l'"Alliance de l'Algérie verte", forte de trois de ces partis, s'est dite certaine de remporter les élections "si elles sont honnêtes et non entachées de fraude"- la grande crainte exprimée notamment par les islamistes est un nouveau bourrage des urnes.

De son côté, le Front de Libération Nationale (FLN présidentiel), parti unique en 1962 puis dominant depuis 1989, devrait rester en tête grâce à des électeurs fidèles, selon son patron Abdelaziz Belkhadem. Le plus vieux parti d'opposition, Front des Forces Socialistes (FFS) du vétéran kabyle Hocine Aït Ahmed, revient pour sa part dans l'arène électorale après 10 ans de boycottage. Son vieux rival, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) continue en revanche de bouder le scrutin, le jugeant comme une "insulte du malheur algérien". Enfin, le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre sortant Ahmed Ouyahia veut pour sa part, avec ces élections, "préserver la stabilité de l'Algérie".

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  • polyglotl : Le dernier reformatage de la Constitution algérienne avait été habilement remodelé pour que le pouvoir des parlementaires échoit implicitement au Président de la Pépublique.Le Parlement algerien au vu de la constitution actuelle,n'a aucune autorité pour légiferer sans l'aval du President de la république.En peu de mots les roles du''Legislatif et de l'Executif ''sont inversés,cela s'apparente à une assemblée sous les Ordres et Injonctions du Président de la république;le Parlement demeure comme toujours une ''Simple Chambre d'Enregistrement et de Cautionnement'' d'un Président,qui aujourdh'hui affaibli (75 ans) ,tourne au gré de Groupes Informels implantés dans la Capitale.Et ce sont ces gens là qui siffonent la quasi totalités de la Manne pétroliere à travers de macro-investissements étranger,dont les restournes seraient de l'ordre d'au moins 30%.

    Le 11/05/2012 à 14h27
  • grand77 : Sachez donc une fois pour toutes, chers Sancho et jipolou, qu'il y a autant d'interprétations différentes du Coran, comme de la Bible et de la Torah, que de manières différentes de pratiquer l'islam, le christianisme, le judaïsme! Il s'agit là de l'exégèse. C'est pour cela que l'instruction religieuse donnée aux enfants selon le sens non faussé qui est donné dans le texte sacré et le respect logique de son écriture, et capital, afin de fournir à la population les valeurs de respect, de paix et d'humanité pour les autres religions, mais aussi pour ceux qui ne crois pas. Parce que la non-croyance et aussi une croyance et que l'essentiel et de se respecter. Cela, afin qu'à un moment donné, le premier laveur de cerveau qui passe n'ai pas d'emprise sur la personne qui a pu bénéficier d'une SAINE et inaltérable instruction religieuse. Et celui qui n'a pas la curiosité de s'intéresser aux autres livres saints, ne peux pas comprendre le livre saint de sa propre religion. De même qu'on ne peux pas se connaître soi-même si on cherche pas à connaître les autres. L'essentiel est là: c'est dans l'ouverture d'esprit que l'on trouve la sagesse et la vérité. La preuve: on parle de sunnites, chiites, orthodoxes, intégristes, catholiques, protestants, réformateurs, salafistes, et sectes à profusion. Les moudjahidine et autres djihadistes, sont bien souvent bien plongés dans le Coran. Ce qui ne les empêchent pas de nuire...

    Le 11/05/2012 à 06h14
  • grand77 : Qui dit cela?

    Le 11/05/2012 à 05h07
  • grand77 : Mais on le laisse tranquille ce pays! Pourquoi diable dis tu cela? Si tu avances que les analyses sont bidons, justifie toi!

    Le 11/05/2012 à 05h06
  • jipoulou : Vous avez entierement raison

    Le 10/05/2012 à 18h41
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