Confusion au Mali aux mains des putschistes, pillages à Bamako
Au Mali, l'incertitude règne toujours sur le sort du président Amadou Toumani Touré, renversé jeudi par des militaires déjà de plus en plus isolés par les nombreux appels au retour à l'ordre constitutionnel. Divers témoignages d'habitants décrivent des pillages commis par des militaires.
Publié le 24/03/2012
Coup d'Etat au Mali, les frontières fermées
Les militaires mutinés au Mali sont apparus jeudi à la télévision publique pour annoncer qu'Amadou Toumani Touré n'était plus chef de l'Etat, que les institutions étaient dissoutes et que la Constitution était suspendue. Dans la foulée, un couvre-feu a été instauré.
Publié le 22/03/2012
Mali : Aqmi diffuse la photo des Français enlevés fin novembre
Al-Qaïda au Maghreb islamique a fait publier vendredi par l'agence de presse en ligne mauritanienne Nouakchott information (ANI) deux photos de cinq Européens, dont deux Français, enlevés les 24 et 25 novembre à Hombori et Tombouctou, au Mali.
Publié le 09/12/2011
Les otages français d'Aqmi supplient Sarkozy dans une vidéo
Al-Qaïda au Maghreb islamique a diffusé mercredi une vidéo des quatre otages français enlevés il y a sept mois, suppliant le président de retirer les troupes françaises d'Afghanistan.
Publié le 27/04/2011
Niger : l'un des deux otages tué par le raid, selon Aqmi
Al-Qaïda au Maghreb islamique a affirmé qu'un des deux otages français a été tué au Mali par les frappes aériennes françaises et que l'autre avait été exécuté par Aqmi, selon un communiqué rapporté samedi par le service américain de surveillance des sites islamistes SITE.
Publié le 15/01/2011
Français tués au Niger : Aqmi revendique le rapt
Dans un enregistrement audio diffusé ce jeudi par Al-Jazira, Al-Qaïda au Maghreb islamique affirme ques les deux hommes ont été tués lors de l'assaut des forces spéciales françaises pour les libérer. Aqmi parle également de deux soldats français tués.
Publié le 13/01/2011
Au Niger, Juppé accuse Aqmi
Le ministre de la Défense est arrivé à Niamey lundi en milieu d'après-midi pour rencontrer les autorités nigériennes et la communauté française. Il a affirmé qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique était à l'origine du rapt des deux jeunes Français.
Publié le 10/01/2011
L'Aqmi revendique l'enlèvement de Français au Niger
Al-Qaïda au maghreb islamique a revendiqué l'enlèvement de Français au Niger, a indiqué mardi soir la chaîne de télévision Al-Jazira. Par ailleurs, des commandos français ont été déployés au Burkina Faso, pays voisin du Mali et du Niger.
Publié le 21/09/2010
Aqmi accuse la Mauritanie d'être un "agent de la France"
Alors que la France intensifie ses recherches des sept otages enlevés le 16 septembre au Niger et que l'armée mauritanienne traque des unités d'Aqmi dans le nord du Mali, le groupe terroriste dénonce les dégâts collatéraux des opérations militaires sur les populations civiles.
Publié le 21/09/2010
Mali : sur la piste des ravisseurs des Français
Des soldats français ont été envoyés pour patrouiller aux côtés des militaires maliens dans la zone où ont été enlevés deux Français au cours de la nuit de mercredi à jeudi.
Publié le 25/11/2011
Les Français otages dans le monde
INFOGRAPHIE - Après l'enlèvement d'un humanitaire au Yémen le 21 avril 2012, huit Français sont aujourd'hui retenus en otages dans le monde pour des raisons politiques.
Publié le 29/06/2011
Enlèvements au Mali : l'inquiétude de la communauté française
La communauté française est inquiète de voir la situation se dégrader très vite au Mali après l'annonce de l'enlèvement de deux ressortissants français. Les autorités locales demandent à Paris une aide militaire.
Publié le 25/11/2011
Après ces récentes actions visant des Occidentaux, l'évacuation semble lancée pour les étrangers qui se trouvent dans cette zone : un premier groupe d'une dizaine de touristes étrangers est parti samedi par avion de Tombouctou. Ils ont pris la direction de Mopti, au sud de Tombouctou, dans un avion affrété par le gouvernement malien. Un deuxième groupe d'une dizaine de personnes devait être évacué plus tard dans la journée vers la capitale Bamako.
Zone rouge étendue par le quai d'Orsay
Preuve de l'inquiétude grandissante, le ministère français des Affaires étrangères a largement étendu samedi sur son site internet la zone au Mali qu'il déconseille "formellement" pour les voyages et les séjours et qui englobe désormais Hombari où ont été enlevés jeudi deux Français. Selon la carte du pays figurant sur son site internet Conseils aux voyageurs, la "zone rouge", qui est "formellement déconseillée", a été étendue vers le sud jusqu'aux environs de la ville de Mopti. Jusqu'à samedi matin, cette "zone rouge" s'arrêtait au sud aux villes de Gao et de Tombouctou. Tout le nord-est du Mali est désormais considéré par le ministère comme "zone rouge". Le sud-ouest du pays, où est située la capitale Bamako, reste en "zone orange", qui n'est que "déconseillée sauf raison impérative".
La ville historique de Tombouctou, également appelée "perle du désert", était déjà très affectée par la proximité de la branche maghrébine d'Al-Qaïda, soupçonnée d'être à l'origine du meurtre et des enlèvements de vendredi. Elle est classée dans la zone à risque où il est fortement déconseillé de se rendre par la plupart des chancelleries occidentales. C'est depuis le nord du Mali que l'Aqmi commet des attentats, procède à des enlèvements d'Occidentaux et se livre à divers trafics, non seulement à travers le pays, mais aussi dans d'autres Etats du Sahel comme le Niger, la Mauritanie et l'Algérie. Ce sont désormais au total neuf ressortissants européens qui sont désormais retenus en otage dans le Sahel : six Français, un Britannique (ayant aussi la nationalité sud-africaine), un Suédois et un Néerlandais.
Qui sont vraiment les Français enlevés ?
Depuis le double rapt de jeudi, l'armée française a redoublé d'activité dans la région. Les accords bilatéraux avec le Mali, la Mauritanie, le Niger ou le Burkina Faso permettent en effet à la France de disposer de facilités pour intervenir rapidement dans la zone où opèrent les groupes liés à l'Aqmi. Cinq hélicoptères de l'armée française ont ainsi atterri samedi matin à Gao pour participer aux recherches des deux Français enlevés à Hombori. Outre les hélicoptères, "des soldats français sont également arrivés", ont indiqué des sources contactées à Gao. La veille, déjà, un journaliste de l'AFP avait vu des dizaines de soldats français dans la région d'Hombori épauler l'armée malienne dans sa recherche des deux otages.
Mais, chose qui ne facilitera pas les recherches, des interrogations subsistent sur les activités réelles des deux Français. Au Dombia, l'hôtel où ils ont été enlevés, ils n'ont pas rempli de fiche à leur arrivée, mais leurs noms ont été consignés dans un cahier par la direction de l'établissement : Philippe Verdon et Serge Lazarevic. Officiellement, ce sont des géologues travaillant pour une société malienne. Mais le premier a été cité dans le passé pour des affaires obscures aux Comores et à Madagascar. Le second aurait agi pour sa part en ex-Yougoslavie et au Zaïre (devenu depuis la République démocratique du Congo). Evidemment, il pourrait s'agir d'homonymes. Mais la double coïncidence est néanmoins très improbable. Les services secrets français ont "assuré n'avoir aucun lien" avec ces deux Français et "tout ignorer, jusqu'à leur présence" dans ce pays.
A Paris, une enquête préliminaire a été ouverte pour "enlèvement en bande organisée en lien avec une entreprise terroriste" par la section antiterroriste du parquet et confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur. Une source judiciaire avait en outre indiqué vendredi soir que des enquêteurs avaient été dépêchés au Mali, mais l'information a été officiellement démentie samedi matin par un responsable du parquet de Paris.
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