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Burkina Faso : le message stupéfiant n'était pas de l'aéroport de Ouagadougou

Edité par
le 02 novembre 2014 à 09h48 , mis à jour le 02 novembre 2014 à 18h27.
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4min
aeroport ouagadougou
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Afrique Un texte mis en ligne vendredi sur le site de l'aéroport de Ouagadougou invitait les voyageurs à ne pas annuler leurs déplacements. Mais le message était un faux et ne venait pas du site officiel de l'aéroport.

Le message avait fait le tour des médias. Mais le drôle de message apparu ces derniers jours sur le site de l'aéroport de Ouagadougou s'avère être faux. "Il ne s'agit absolument pas du site officiel de l'aéroport et nous n'avons rien à voir avec les informations qui y sont publiées", a confirmé Moumouni Barro, le directeur de l'aéroport, au journal Libération. Un texte qui frappe par son humour irrévérencieux et sa liberté de ton au sujet des événements récents qui secouent le pays. Le "faux site" a été crée en 2012 par un certain Nicolas Desardennes. Mais le véritable auteur de cette farce se cache probablement derrière un pseydonyme. Effectivement, Nicolas Desardennes n'a aucune existence sur la Toile.

"Des troubles politiques sont en cours au Burkina-Faso et le dernier dénouement semble être la démission du Président Blaise Compaoré. Un pouvoir militaire dit "de transition" a pris en charge la gestion des affaires courantes (comme cela se fait au Mali, en Côte d'Ivoire, au Niger, en Guinée Conakry, en Guinée-Bissau, etc..). Comme cela se passe habituellement, les directeurs et présidents des différentes institutions publiques ou parapubliques seront prochainement remplacés : des amis et parents de Blaise Compaoré, ces postes seront confiés à des amis et parents du nouveau pouvoir. Ce sera le cas pour la direction de l'aéroport de Ouagadougou", indique le texte publié sous le titre "Programmation aéroport et troubles politiques."

Des élections auront "peut-être" lieu

"Cela n'affectera en rien la programmation des vols et aucun désagrément ne devrait être subi par les passagers dans les jours à venir", précise encore le message. "Des élections auront peut-être lieu dans les mois qui viennent si le pouvoir de "transition" ne goûte pas trop aux joies du pouvoir. A défaut d'élection dudit "transitionnel", le Burkina Faso verra l'élection d'un ancien ministre puisque les partis dits "d'opposition" sont dirigés pour la plupart par d'ex-ministres de Blaise Compaoré qui ont déjà fait leurs preuves dans la prévarication et l'incurie. Voyageurs et investisseurs au départ et à destination de Ouagadougou n'ont donc pas à s'inquiéter d'un quelconque changement puisque ces anciens ministres ayant déclenché et organisant les troubles actuels sont ceux qui sont aujourd'hui à la table dite "des négociations". Les Burkinabè de Ouagadougou semblent d'ailleurs enthousiastes à l'idée de confier le pouvoir aux descendants politiques directs de Blaise Compaoré. Les troubles devraient donc rapidement cesser."

"Il n'est donc recommandé d'aucune manière d'annuler vos voyages vers le Burkina Faso. Certaines compagnies (Air France, Brussels Airlines..) ont suspendu leurs vols d'aujourd'hui. Tout devrait rentrer dans l'ordre d'ici 24h et la plupart des compagnies régionales conservent leur programmation du jour.

Appel à la mobilisation dans le pays

Dans la capitale, l'opposition et la société civile du  Burkina Faso appellent la population à une démonstration de force dimanche pour  contester le nouvel homme fort de la transition, le lieutenant-colonel Isaac  Zida, adoubé par l'armée. Vingt-quatre heures après la chute et la fuite du président Blaise  Compaoré, chassé par la rue après 27 ans de pouvoir, les hauts gradés de  l'armée ont mis fin à leurs dissensions et ont désigné samedi "à l'unanimité"  le lieutenant-colonel Zida, 49 ans, numéro deux de la garde présidentielle,  comme chef d'un régime de transition, aux dépens de son rival, le chef  d'état-major des armées, le général Nabéré Honoré Traoré, qui briguait le poste.
 
Se voulant rassurants pour éviter le spectre d'une junte autoritaire, les  militaires ont affirmé que cette transition se ferait de manière démocratique,  en concertation avec l'opposition et avec la société civile, tout en restant  flous sur les modalités pratiques. Mais l'opposition et la société civile du petit pays sahélien ont refusé  catégoriquement une "confiscation" du pouvoir par l'armée et ont appelé à un  nouveau rassemblement dimanche à 08h00 heure locale sur la place de la Nation  dans la capitale Ouagadougou.

VIDEO. Burkina : l'opposition appelle à manifester


 

Commenter cet article

  • chtiobaptiste : Ces postes seront confiés à des amis et parents du nouveau pouvoir. Même s'ils ne sont pas compétents comment voulez vous que çà marche ????????

    Le 03/11/2014 à 08h55
  • j.bon : Nous avons beaucoup à apprendre en matière de transparence de ce fonctionnaire !

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