L'arrivée de plus 5.000 Tunisiens sur l'île italienne de Lampedusa crée évidemment des tensions entre les deux pays. Dimanche, le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a notamment demandé l'autorisation de déployer des policiers italiens en Tunisie pour prévenir les départs de clandestins. La réponse tunisienne n'a pas tardé.
L'UE veut aider l'Italie à surveiller ses frontières
Face à l'accroissement du nombre d'immigrants venus de Tunisie sur l'île de Lampedusa (5000 la semaine dernière), l'UE lance une mission d'aide à l'Italie.
Publié le 20/02/2011
Contestation dans le monde arabe : qui bouge ? qui reste calme ?
<b>Décodage -</b> La Tunisie en janvier, l'Egypte en février. A qui le tour ? La question se pose maintenant pour les autres pays arabes au régime autoritaire, qu'ils s'agissent de monarchies ou de "républiques".
Publié le 14/02/2011
Un millier d'immigrants tunisiens arrivent en Italie
Un millier d'immigrants tunisiens sont arrivés illégalement dans la nuit de samedi à dimanche sur l'île de Lampedusa. Le gouvernement italien a proclamé samedi l'état d'urgence humanitaire.
Publié le 13/02/2011
Afflux de Tunisiens dans les centres de rétention français
Depuis la révolution, les Tunisiens sont plus nombreux à venir en France. Les forces de l'ordre notent une recrudescence d'arrivées dans les centres de rétention administrative du Sud de la France. La police aux frontières a multiplié les interpellations, notamment en Savoie.
Publié le 18/02/2011
Que fuient les migrants tunisiens qui débarquent en Italie ?
Un mois après la chute du président Ben Ali, 5000 migrants tunisiens ont débarqués illégalement sur l'île italienne de Lampedusa. Pour eux, le pays à la botte représente le "paradis".
Publié le 14/02/2011
Lundi matin, le ministère des Affaires étrangères a ainsi affirmé "son rejet catégorique de toute ingérence dans ses affaires intérieures ou de porter atteinte à sa souveraineté". "Autant la Tunisie est fortement attachée à préserver la relation d'amitié et de coopération établies avec l'Italie et à les promouvoir davantage, autant elle exprime son étonnement face à cette position", explique-t-on au ministère des Affaires étrangères. Le gouvernement tunisien se dit en revanche "prêt à coopérer" avec les autres pays sur ce dossier afin "d'identifier les solutions au phénomène de l'émigration clandestine".
Catherine Asthon sur place
Pour amorcer un dialogue, Franco Frattini, le ministre italien des Affaires étrangères, a rajouté une étape à Tunis dans sa visite au Proche-Orient, prévue de longue date. "Je crois que la Tunisie et l'Italie ont un intérêt commun à freiner ce trafic et l'Italie peut offrir beaucoup à la Tunisie", a-t-il lancé en arrivant en Syrie, premier arrêt de son voyage. Il a notamment cité "une aide logistique en termes d'équipement des forces de police, la mise à disposition de moyens importants, tant navals que terrestres pour le contrôle de la côte tunisienne". "Jusqu'à présent les patrouilles sur les côtes nord-africaines ont fonctionné et nous voulons reprendre cette pratique qui jusqu'à il y a un mois avait réduit à zéro l'immigration clandestine", a-t-il insisté.
De son côté, la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, est arrivée lundi à Tunis pour apporter le soutien de l'Europe au processus de transition. La question de clandestins sera évidemment abordée.
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