La gauche s'est félicitée samedi du discours de François Hollande à Dakar (Sénégal) vendredi. Dans un communiqué, Harlem Désir, premier secrétaire par intérim du Parti socialiste a déclaré : "A Dakar, le Président de la République a tenu le discours de la fraternité retrouvée entre la France et l'Afrique (...) François Hollande a tourné la page de la Françafrique et de l'odieux discours de Nicolas Sarkozy en 2007. Il a parlé avec force et courage des fautes du passé qu'ont constituées la colonisation et la traite négrière. Ce discours de Dakar est celui des retrouvailles entre nos peuples, unis par la culture, par l'histoire et par l'avenir".
Satisfaction aussi de Pouria Amirashi, secrétaire national du PS à la Francophonie, député des Français de l'étranger : "Je me réjouis de l'ambitieux discours de François Hollande qui a proposé des projets concrets à nos partenaires, notamment une facilitation de la mobilité des étudiants, chercheurs, artistes et chefs d'entreprises. Aujourd'hui, le président de la République a impulsé, avec force, un nouvel élan au projet francophone".
"Il a porté un regard différent"
Jean-Marie Bockel, président de la Gauche Moderne, ex-secrétaire d'Etat à la Francophonie de François Fillon a pour sa part salué un "diagnostic réaliste" : "Il est normal que François Hollande veuille imprimer sa marque, mais il peut le faire sans systématiquement tourner le dos à ce qui a été fait. Ce qu'il ne fait pas d'ailleurs (...) Son discours est assez lucide. Il a porté un regard différent, a posé un diagnostic réaliste et peut donc initier une nouvelle relation (...) François Hollande doit maintenant amplifier une démarche pragmatique, déjà entamée sous le précédent quinquennat : construire une autre relation à l'Afrique. (...) Un partenariat sain, équilibré, sincère - j'aime bien ce mot employé par François Hollande - est nécessaire".
A l'UMP, l'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, auteur du controversé discours de Dakar en 2007, a estimé vendredi qu'il n'y avait "rien de nouveau" dans le discours prononcé vendredi par François Hollande dans "C'est exactement la période qu'a inaugurée Nicolas Sarkozy", a déclaré le député UMP des Yvelines, interrogé par Europe 1 sur la fin de la "Françafrique" décrétée par l'actuel chef de l'Etat.
Florian Philippot, vice-président du Front National en a profité pour fustiger Nicolas Sarkozy : "Il est temps de reprendre le combat de la francophonie, de cesser de réduire comme peau de chagrin les organismes chargés de la diffusion mondiale de notre langue (...) Le paroxysme de cette politique d'abandon du français a été atteint sous Nicolas Sarkozy, qui déjà à titre personnel ne faisait aucun effort dans son expression publique pour respecter notre langue, et qui était de surcroît trop fasciné par le modèle anglo-saxon pour daigner s'occuper de la francophonie".
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