La Côte d'Ivoire tente dans les urnes d'en finir avec la violence
Les législatives qui se déroulaient dimanche dans ce pays sont censées clore le chapitre de la crise post-électorale de 2010-11. Mais la campagne a été meurtrière, et le scrutin est boycotté par les partisans de l'ex-président Gbagbo, jugé par la Cour pénale internationale de La Haye.
Publié le 11/12/2011
Côte d'Ivoire : les pro-Ouattara domineront l'assemblée
Le parti du président ivoirien Alassane Ouattara a obtenu la majorité des sièges aux législatives du 11 décembre, boycottées par le camp de l'ancien chef d'Etat Laurent Gbagbo.
Publié le 16/12/2011
Côte d'Ivoire : Gbagbo à la CPI, et maintenant ?
L'audience initiale de l'ex-président ivoirien, poursuivi pour crimes contre l'humanité, aura lieu lundi. Dans le pays, à quelques jours des législatives, ce sont surtout les craintes de nouvelles violences qui inquiètent les observateurs.
Publié le 30/11/2011
Le mandat d'arrêt de la CPI notifié à Gbagbo, transfert imminent à la Haye ?
Le procureur général de la Côte d'Ivoire a notifié mardi à l'ex-président ivoirien le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale, a indiqué à Paris l'un de ses conseillers, Toussaint Alain. Il doit être transféré à La Haye mercredi "au plus tard", a annoncé l'un de ses avocats.
Publié le 29/11/2011
L'Onu accuse Ouattara et Gbagbo de crimes contre l'humanité
Les Nations unies soulignent que les exactions commises par les partisans des deux hommes pourraient être qualifiées de "crimes contre l'humanité".
Publié le 10/06/2011
Côte d'Ivoire : première audition de Gbagbo
Le procureur de la République d'Abidjan a dit avoir entendu samedi dans le cadre d'une enquête préliminaire Laurent Gbagbo à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire, où le président déchu est assigné à résidence. Il était sans ses avocats français, refoulés à l'aéroport.
Publié le 07/05/2011
Les avocats français de Gbagbo refoulés à l'aéroport d'Abidjan
Venus assister au premier interrogatoire du président déchu par la justice ivoirienne, Jacques Vergès et Marcel Ceccaldi se sont vu refuser l'accès en Côte d'Ivoire à leur arrivée vendredi matin à l'aéroport d'Abidjan.
Publié le 06/05/2011
Dumas, Vergès et Collard : des avocats français "médiatiques" pour Gbagbo
Une fille de Laurent Gbagbo a saisi des avocats français, dont Jacques Vergès, Roland Dumas et Gilbert Collard, pour étudier la "légalité" de l'arrestation lundi de ses parents ainsi que celle de l'intervention militaire française en Côte d'Ivoire. Deux d'entre eux ont d'ores et déjà accepté.
Publié le 13/04/2011
Côte d'Ivoire : Gbagbo quelque part "en résidence surveillée"
Lors de sa première conférence de presse depuis lundi, Alassane Ouattara, le président ivoirien, a confirmé mercredi après-midi que son prédécesseur avait bien été transféré "ailleurs" dans le pays, sans préciser le lieu précis. L'Onu parle du Nord.
Publié le 13/04/2011
Laurent Gbagbo est arrivé à La Haye : les images
L'ancien président de la Côte d'Ivoire a été remis à la Cour pénale Internationale mercredi. Laurent Gbagbo, inculpé pour crimes économiques, est le premier ancien chef d'Etat à être transféré devant l'institution.
Publié le 30/11/2011
En costume sombre, chemise blanche et cravate bleu nuit, apparemment reposé et en bonne santé lors de cette comparution initiale, Laurent Gbagbo a décliné son identité et déclaré à la cour qu'il était bien traité dans le centre de détention de Scheveningen. Il a aussi accusé l'armée française d'avoir orchestré son arrestation. "J'ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises", a lancé l'ancien président ivoirien. "C'est l'armée française qui a fait le travail", a-t-il encore assuré, en ajoutant : "Une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence (présidentielle) pendant que les hélicoptères bombardaient".
Manifestation de sympathisants
Cette audience éclair a également permis à la juge présidente d'annoncer la date du prochain rendez-vous : le 18 juin 2012. C'est à cette date que se tiendra l'audience de confirmation des charges, à l'issue de laquelle les juges devront déterminer si les preuves rassemblées par l'accusation sont suffisamment solides pour la tenue d'un procès. Laurent Gbagbo est soupçonné d'être "coauteur indirect" de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011, à savoir meurtre, viol, actes inhumains et persécution commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Son refus de céder le pouvoir à son rival et actuel président Alassane Ouattara à la suite de la présidentielle avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3000 morts.
A l'occasion de cette comparution, une vingtaine d'Ivoiriens sympathisants de l'ancien président, installés aux Pays-Bas, en France ou en Belgique, s'étaient rassemblés à la mi-journée devant la CPI. "Nous sommes ici pour soutenir notre président, élu démocratiquement par le peuple de Côte d'Ivoire", a déclaré Abel Naki, président du Congrès pour la renaissance ivoirienne et panafricaine (CRI, basée à Paris), en accusant : "cette procédure est ilélgale, elle a été menée de façon colonialiste". Sur une même ligne, le conseiller de Laurent Gbagbo, Toussaint Alain, avait soutenu le matin même lors d'une conférence de presse à La Haye : "La présence du président Laurent Gbagbo dans le box des accusés est manifestement une erreur judiciaire, une tromperie".
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