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Egypte : "le régime joue le pourrissement et l'essoufflement"
<b> Analyse -</b> Jean-Noël Ferrié, directeur de recherches au CNRS sur l'Egypte, explique que le président Hosni Moubarak, soutenu par l'armée, maître de la situation, n'ira pas plus loin que les avancées déjà annoncées.
Publié le 02/02/2011
Les journalistes étrangers agressés par des "militants" pro-Moubarak
De nombreux journalistes étrangers couvrant les affrontements entre partisans et adversaires du président Hosni Moubarak ont fait l'objet de violences mercredi au Caire.
Publié le 02/02/2011
La Maison Blanche ne soutient plus Moubarak
Le vice-président égyptien a conditionné l'ouverture du dialogue à l'arrêt des manifestations. Pourtant auparavant, la Maison blanche a durci le ton sur l'avenir de Moubarak.
Publié le 02/02/2011
Egypte: la place Tahrir, haut lieu de la contestation
La révolte populaire réclamant le départ du président Hosni Moubarak depuis dix jours a viré à l'affrontement armé place Tahrir, coeur de la contestation au Caire, où le bilan des heurts entre partisans et contestataires s'élevait jeudi à au moins cinq morts.
Publié le 03/02/2011
Egypte : scènes de chaos au Caire
Au Caire, les affrontements entre les pro-Moubarak et les opposants au régime au Caire ont fait au moins cinq morts dans la nuit de mercredi à jeudi.
Publié le 03/02/2011
Egypte : "Très difficile de travailler pour les journalistes"
Benoît Christal, l'envoyé spécial de TF1/LCI au Caire, raconte que les représentants des médias sont pris en partie par la police ou les partisans du régime.
Publié le 03/02/2011
Egypte : les images des affrontements de mercredi
Découvrez les images des heurts qui ont opposé mercredi après-midi pro et anti-Moubarak au Caire. Le bilan est d'un mort et de 500 blessés.
Publié le 02/02/2011
Israël divisé sur le départ du président égyptien
Le départ annoncé d'Hosni Moubarak divise la population en Israël. D'un côté, les Israéliens craignent de voir émerger un régime islamiste se dresser à leur frontière, tandis que les Palestiniens s'enthousiasment pour la situation en Egypte.
Publié le 02/02/2011
Les affrontements continuent
Epicentre de la contestation en Egypte, la place Tahrir, au Caire, s'est de nouveau transformée aux premières heures de jeudi en champ de bataille. Après une brève accalmie pendant la nuit à la suite des heurts de mercredi après-midi, la tension s'est ranimée vers 4 heures du matin lorsque des supporters de Moubarak ont tiré sur des manifestants. Les heurts, plus ou moins intenses, se poursuivent depuis de manière sporadique.
L'armée intervient
Après être restée très discrète mercredi après-midi, l'armée s'est déployée en masse dans la soirée aux alentours de la place, devenue depuis le 25 janvier le point de ralliement des contestataires anti-Moubarak, qui y campent par milliers chaque nuit malgré le couvre-feu. Mais elle n'est pas intervenue sur le moment, si ce n'est par des coups de feu en l'air.
C'est bien plus tard, après les violences, qu'elle a procédé à des arrestations place Tahrir, selon la chaîne de télévision Al Arabiya. En milieu de matinée, elle est intervenue de manière plus ferme pour s'interposer entre les deux camps. L'infanterie a notamment créé une zone tampon d'une centaine de mètres. Elle a bien du mal à la faire respecter et intervient principalement contre les partisans de Moubarak.
Les journalistes visés
Comme mercredi, les partisans du régime s'en prennent notamment aux journalistes étrangers. Une équipe de TF1/LCI a notamment été interpellée dans la matinée.
Bilan difficile
Selon les sources, il y aurait eu entre cinq et sept morts et plus de 800 blessés depuis hier. Le ministre égyptien de la Santé précise que "la plupart des victimes ont été les cibles de jets de pierres et d'agressions à coups de barres de fer et de bâtons".
Enquête
Les violences entre partisans et opposants à Hosni Moubarak vont faire l'objet d'une enquête, a annoncé la télévision publique, citant le Premier ministre Ahmad Chafic.
| Edition spéciale 20h |
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| Jeudi 3 février - 20:00 sur TF1 |
Dialogue de sourds
Sur le plan politique, c'est le statu-quo. Mercredi soir, Omar Souleimane avait appelé les manifestants à rentrer chez eux, comme l'avait fait l'armée en milieu de journée, prévenant que le dialogue proposé à l'opposition ne pouvait débuter avant l'arrêt des manifestations. Mais dans des interviews à CBS News et à Reuters, le chef de file de l'opposition égyptienne, Mohamed ElBaradei a rejeté une fois de plus l'offre de dialogue vice-président, insistant sur le fait qu'Hosni Moubarak doit d'abord quitter le pouvoir.
Les Frères musulmans, principale force d'opposition, ont également rejeté "toutes les mesures partielles proposées" par le président et refusé qu'il reste en poste jusqu'en septembre. Pour la première fois, ils ont même appelé jeudi matin clairement non seulement à son départ, mais également au renversement du régime.
Discussions ?
Pourtant, selon la télévision d'Etat, Omar Souleimane a commencé ce matin le "dialogue" avec "les partis politiques et les forces nationales". Des manifestants présents sur la place Tahrir participeraient même aux pourparlers. Faux, répond la Coalition nationale pour le changement qui réaffirme qu'elle ne discutera qu'après le départ de Moubarak.
Les Européens haussent le ton
A l'instar des Etats-Unis, cinq pays européens (France, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Allemagne) ont affirmé ce matin dans une déclaration commune que le "processus de transition doit commencer dès maintenant" car "seule une transition rapide et ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie permettra de surmonter les défis auxquels l'Egypte doit faire face aujourd'hui".
Washington appelle ses ressortissants...
Washington a immédiatement réagi aux nouveaux affrontements de jeudi matin et le Département d'Etat a pressé les Américains qui souhaitent quitter l'Egypte de se rendre "immédiatement" à l'aéroport du Caire, prévenant que les "vols américains supplémentaires après jeudi sont improbables". La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, dans un appel téléphonique au vice-président égyptien Omar Souleiman, a condamné les "choquants" affrontements sanglants au Caire.
... et Paris invite les siens à rentrer sans délai
Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a déclaré jeudi sur France Info que les Français n'ayant "pas d'urgence ou d'ardente obligation à rester sur le territoire égyptien" devaient revenir "dans les meilleurs délais". "Nous sommes très choqués, les images d'hier sont spectaculaires", a-t-il affirmé à propos des affrontements entre pro et anti-Moubarak en Egypte. Le ministre a évoqué des "ferments de guerre civile qui sont en train de se dessiner". Selon lui, "le quai d'Orsay a mis en place un dispositif particulier" pour les ressortissants français en Egypte.
En revanche, Michèle Alliot-Marie a précisé que pour l'instant, il n'était pas encore pour le gouvernement d'organiser lui-même une "évacuation".
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