Egypte : le pouvoir reste ferme avant le vendredi de tous les dangers

Par F.A., le 03 février 2011 à 17h55 , mis à jour le 03 février 2011 à 22h59

Dossier : Egypte : et maintenant la présidentielle

Alors que les affrontements entre partisans et opposants du pouvoir ont une nouvelle fois été très violents ce jeudi au Caire, le vice-président, a répété qu'Hosni Moubarak ne partirait pas. Vendredi, et sa manifestation baptisée "vendredi du départ" par les manifestants, s'annonce tendu.

[Expiré] [Expiré] le_caire_manifestation egypte 3/2/11 © AFP

Moubarak ou le "chaos"

  • Egypte : "le régime joue le pourrissement et l'essoufflement"

    <b> Analyse -</b> Jean-Noël Ferrié, directeur de recherches au CNRS sur l'Egypte, explique que le président Hosni Moubarak, soutenu par l'armée, maître de la situation, n'ira pas plus loin que les avancées déjà annoncées.

    Publié le 02/02/2011 Egypte : "le régime joue le pourrissement et l'essoufflement"
  • Egypte : les images du début du rassemblement anti-Moubarak

    Découvrez les premières images de la grande manifestation de ce vendredi, baptisée "Vendredi du départ".

    Publié le 04/02/2011 Egypte : les images du début du rassemblement anti-Moubarak
  • Les journalistes, cibles des partisans de Moubarak

    Les envoyés spéciaux des médias français sont devenus des cibles en Egypte, victimes de violences, voire de "lynchages", de la part des partisans du président Moubarak qui les accusent de déstabiliser le régime. Une équipe de trois journalistes de TF1 a notamment été arrêtée jeudi. Le point.

    Publié le 03/02/2011 Les journalistes, cibles des partisans de Moubarak
  • Egypte: la place Tahrir, haut lieu de la contestation

    La révolte populaire réclamant le départ du président Hosni Moubarak depuis dix jours a viré à l'affrontement armé place Tahrir, coeur de la contestation au Caire, où le bilan des heurts entre partisans et contestataires s'élevait jeudi à au moins cinq morts.

    Publié le 03/02/2011 Egypte: la place Tahrir, haut lieu de la contestation
  • Une équipe de TF1 arrêtée au Caire

    Les conditions de travail de la presse étrangère sont extrement difficiles au Caire. Des journalistes ont été battus et une équipe de TF1 a été arrêtée.

    Publié le 03/02/2011 Une équipe de TF1 arrêtée au Caire
  • Egypte : qui sont les Frères musulmans ?

    La suite de l'histoire en Egypte s'écrira sans aucun doute avec les Frères Musulmans. Ce mouvement islamiste est incontournable dans la société égyptienne et compte bien peser dans l'après-Moubarak après des décennies de répression.

    Publié le 03/02/2011 Egypte : qui sont les Frères musulmans ?
  • Egypte : journée décisive vendredi ?

    Envoyé spécial de TF1/LCI, Benoît Christal fait le point sur la situation au Caire à la veille d'une journée peut-être décisive avec des appels à manifester dans tout le pays.

    Publié le 03/02/2011 Egypte : journée décisive vendredi ?
  • Egypte : un patrimoine en danger

    L'UNESCO s'inquiète tout particulièrement de la dégradation des trésors archéologiques égyptiens. Les pillages dans les musées mettent en danger le patrimoine exceptionnel de ce pays.

    Publié le 03/02/2011 Egypte : un patrimoine en danger
  • Face à la crise égyptienne, Israël se sent seul

    Face à cette contagion, un pays se sent isolé. C'est Israël. Christophe Pallée, envoyé spécial de TF1 à Jérusalem analyse la situation.

    Publié le 03/02/2011 Face à la crise égyptienne, Israël se sent seul
  • La Tunisie, l'Egypte... et après ?

    Partie de Tunisie, l'onde de choc n'en finit pas de se propager. La chute du président Ben Ali a fait renaître l'espoir dans une région dominée par les régimes autoritaires. Analyse de cette révolte contagieuse avec Patricia Allémonière.

    Publié le 03/02/2011 La Tunisie, l'Egypte... et après ?
  • L'Algérie craint la contagion

    En Algérie, des émeutes contre la vie chère ont déjà eu lieu début janvier. Face à une situation explosive, le président Bouteflika a tenté de calmer les esprits en annonçant la levée prochaine de l'état d'urgence en vigueur depuis 19 ans.

    Publié le 03/02/2011 L'Algérie craint la contagion
  • Jordanie : un vent de révolte aussi

    La Jordanie suit de très près les évènements égyptiens. La population victime de la vie chère et de la corruption a déjà obtenu la tête du Premier ministre. Reportage.

    Publié le 03/02/2011 Jordanie : un vent de révolte aussi
  • Egypte : l'embarras côté américain

    A Washington, la gêne est perceptible depuis le début de cette crise. L'Egypte est un allié stratégique des Etats-Unis dans la région. Le point sur avec Gilles Bouleau, correspondant de TF1.

    Publié le 03/02/2011 Egypte : l'embarras côté américain
  • Egypte : les femmes de tous les cortèges

    Les Egyptiennes sont nombreuses à s'impliquer dans cette révolution. Pour elles, cela représente un vent de liberté alors que la société connaît un retour à une rigidité religieuse.

    Publié le 03/02/2011 Egypte : les femmes de tous les cortèges
  • Egypte : Moussa, l'homme providentiel ?

    Quel homme pourrait incarner l'avenir ? Parmi les favoris : Amar Moussa, secrétaire général de la ligue arabe. TF1 a rencontré celui qui fut ministre des Affaires étrangères de Moubarak il y a 10 ans avant d'être écarté en raison de sa popularité.

    Publié le 03/02/2011 Egypte : Moussa, l'homme providentiel ?
  • Egypte : et maintenant ?

    Patricia Allemonière, chef du service Etranger de la rédaction de TF1 analyse la situation en Egypte. Le pays peut-il sortir de l'impasse ?

    Publié le 03/02/2011 Egypte : et maintenant ?
  • Egypte : le témoignage d'expatriés français

    Le retour de tous les touristes français devrait être achevé vendredi. Les tours opérateurs ont accéléré leur rapatriement. Cette semaine, les grandes entreprises ont fait de même.

    Publié le 03/02/2011 Egypte : le témoignage d'expatriés français
  • Egypte : "demain sera une journée importante"

    Jean-Félix Paganon, Ambassadeur de France au Caire, apporte des précisions sur la situation des ressortissants Français sur place.

    Publié le 03/02/2011 Egypte : "demain sera une journée importante"
  • Une situation chaotique au Caire

    Les affrontements ont encore été violents jeudi entre opposants et partisans de Moubarak. Le dernier bilan est de 13 morts et plus de 1 200 blessés. L'armée tente de s'interposer dans une ville devenue dangereuse pour les journalistes. Récit.

    Publié le 03/02/2011 Une situation chaotique au Caire
Plus d'infos

Le président lui-même a affirmé, dans une interview à la chaîne américaine ABC, qu'il aimerait démissionner mais a exprimé sa crainte que "le pays ne sombre dans le chaos". Il a aussi assuré ne pas vouloir voir "les Egyptiens se battre entre eux". Lire notre article.

Heurts place Tahrir, l'armée intervient
Epicentre de la contestation, la place Tahrir, au centre du Caire, s'est de nouveau transformée jeudi en champ de bataille à l'initiative de partisans d'Hosni Moubarak qui ont attaqué les opposants. Les heurts, plus ou moins intenses, ont eu lieu toute la journée de manière sporadique. L'armée, après être restée très discrète mercredi, est cette fois intervenue à plusieurs reprises, souvent pour protéger les opposants. Jeudi soir, un calme tendu y prévalait. Le reste du Caire est en revanche resté plutôt calme, tout comme l'ensemble du pays.

Bilan difficile
Selon le bilan officiel, il y aurait eu au moins 13 morts et plus de 800 blessés depuis mercredi. Le ministre égyptien de la Santé précise que "la plupart des victimes ont été les cibles de jets de pierres et d'agressions à coups de barres de fer et de bâtons". Selon plusieurs témoins, un étranger aurait également été battu à mort sur la place Tahrir.

Chasse aux journalistes
Encore plus que mercredi, les partisans du régime s'en sont pris aux journalistes étrangers. Ceux-ci sont souvent arrêtés et molestés, voire pourchassés dans leurs hôtels. Une équipe de TF1/LCI a notamment été interpellée dans la matinée. Jeudi soir, on était toujours sans nouvelle des trois journalistes. Les Etats-Unis dénoncent une "campagne concertée" et la France appelle l'Egypte à garantir la sécurité des journalistes. Cette chasse concerne également les associations de défense des droits de l'homme. Un employé français d'Amnesty a ainsi été arrêté. Une répression "scandaleuse et totalement inacceptable", a réagi le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon.

Le pouvoir lâche un (tout petit) peu de lest...
Les violences entre partisans et opposants à Hosni Moubarak vont faire l'objet d'une enquête, a annoncé le Premier ministre Ahmad Chafic, qui s'est excusé pour les violences des deux derniers jours. Il a ajouté ne pas avoir assez de policiers pour assurer la sécurité dans le pays sans avoir recours à l'armée. Omar Souleimane, le nouveau vice-président, a aussi confirmé que ni Hosni Moubarak ni son fils Gamal, longtemps considéré comme le dauphin mais détesté par la population, ne seront candidats à la présidentielle de septembre prochain. Il a opposé une fin de non-recevoir aux manifestants. Pour lui, les appels au départ d'Hosni Moubarak sont "un appel au chaos" et exhorté les manifestants à quitter la place Tahrir.

Offre de dialogue aux Frères musulmans, qui la rejettent
Le régime égyptien a annoncé vouloir associer les Frères musulmans, ses ennemis de toujours, à un dialogue avec l'opposition, mais ces derniers ont immédiatement rejeté l'offre. "Nous les avons contactés, ils ont été invités. Ils hésitent", a déclaré le vice-président Omar Souleimane à la télévision, en référence à la principale force d'opposition du pays, officiellement interdite mais en fait tolérée. "Je dis qu'ils hésitent, ils ne refusent pas et il est de leur intérêt de (participer au) dialogue, qui est une occasion précieuse pour eux", a-t-il ajouté. La confrérie islamiste a répondu qu'elle "refusait catégoriquement" cette proposition, ne jugeant pas utile de parler avec un "régime illégitime". M. Souleimane a employé un ton plus dur à l'égard des Frères musulmans, qu'il a cités comme de possibles responsables d'un "complot" à l'origine des violences.

Vendredi de tous les dangers
A l'instar de mardi, l'opposition appelle à une nouvelle grande manifestation populaire ce vendredi, jour de prière hebdomadaire. Elle espère rassembler encore plus de monde, soit au moins un million de personnes, lors de l'événement, baptisé "Vendredi du départ". Etant donné la situation, les risques de heurts sont très importants. Pour beaucoup d'observateurs, les incidents de mercredi et jeudi, provoqués a priori par le régime, avaient justement pour but de dissuader les opposants à se réunir place Tahrir ce vendredi.  Le Premier ministre égyptien, Ahmed Chafic, a demandé au ministre de l'Intérieur de ne pas entraver ces marches.

Les Européens haussent le ton contre le régime
A l'instar des Etats-Unis, cinq pays européens (France, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Allemagne) ont affirmé dans une déclaration commune que le "processus de transition doit commencer dès maintenant" car "seule une transition rapide et ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie permettra de surmonter les défis auxquels l'Egypte doit faire face aujourd'hui". L'Egypte devrait faire partie des discussions du sommet européen de Bruxelles, qui se tient demain à Bruxelles.

Pas d'évacuation de Français pour l'instant
Michèle Alliot-Marie a précisé que pour l'instant, il n'était pas encore pour le gouvernement d'organiser lui-même une "évacuation". Auparavant, François Baroin, le porte-parole du gouvernement, avait cependant conseillé aux Français de partir dès que possible.

Des SMS pro-Moubarak pas très spontanés
Vodafone affirme avoir été obligé de diffuser à ses abonnés en Egypte des messages officiels, sans qu'ils ne soient clairement attribués au gouvernement et souligne s'en être plaint aux autorités. Par ailleurs, la coupure d'Internet, vendredi dernier, a coûté au moins 65 millions d'euros.

 

Envoyez vos photos et vidéos au 20 heures
 
L'armée égyptienne prend position devant la pyramide de Gizeh le 31 janvier 2011

Vous revenez d'Egypte. Vous avez des vidéos ou photos
des évènements (chars, affrontements, militaires...)
sur vos lieux de vacances, lieux touristiques
(pyramides, club de vacances...).

Contactez TF1 de toute urgence :
Florence DEMIGNY : fdemigny@tf1.fr
Brigitte GARAMBOIS : bgarambois@tf1.fr
ou par téléphone au : 01 41 41 10 41 ou au 01 41 41 28 31

Par F.A. le 03 février 2011 à 17:55
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

7 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • ghalaa, le 04/02/2011 à 10h24

    Waw comme t'es intelegent "shcaca" les Anti-Moubarak, ils avaient les clés ont ouvert toutes les portes des prisons pour que les prisonnier les tues et détruir leur revolution

  • ghalaa, le 04/02/2011 à 10h21

    LE peuple tunisien travaille 14h par jour pour reparer se que les policier les prisonnier a fait d'aprés les new de tv tunusien

  • osuper, le 03/02/2011 à 22h05

    Parceque les médias veulent du Buzz, pas vous informer... [Merci de me publier]

  • pauldurand93, le 03/02/2011 à 21h27

    Je remarque que depuis quelques jours nous n'avons plus d'infos sur les événements en Tunisie ? Pourquoi ce mutisme généralisé ????

  • shcaca, le 03/02/2011 à 20h29

    C'est qui, ils pour vous.... peut-être les Anti-Moubarak, ils avaient les clés certainement, ou alors !!! Pour vous, il vaut mieux une bonne dictature sans désordre. Bonne et heureuse année ( oui c'est un peu tard,mais vaut mieux tard que jamais ).

  • look165, le 03/02/2011 à 20h13

    Une supposition : il n'y a pas de pétrole dans le coin. Qui se soucierait de ce qui s'y passe ?

  • beaurains62, le 03/02/2011 à 18h54

    C'est normal tout ce désordre !!!!! Ils ont ouvert toutes les portes des prisons ...................

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience