Egypte : manifestation contre l'armée au Caire, 18/11/11 © TF1/LCI
Egypte : pourquoi les Frères musulmans restent en retrait
La place Tahrir connaît un fragile retour au calme après des journées de heurts qui ont fait des dizaines de morts. Paradoxalement, les Frères musulmans évitent d'ajouter à la tension, à quelques jours des législatives. Voici pourquoi.
Publié le 24/11/2011
Egypte : la protestation s'amplifie
Pour la 5e journée consécutive, les incidents se sont multipliés mercredi entre les manifestants qui réclament le départ immédiat de l'armée du pouvoir et les forces de l'ordre.
Publié le 23/11/2011
Egypte : "L'armée s'est mise elle-même dans une impasse"
INTERVIEW - Les manifestations contre le pouvoir de l'armée continuent, avec son lot de répression. Se dirige-t-on vers une nouvelle révolution ? Quid des législatives qui doivent débuter la semaine prochaine ? Les réponses de TF1 News avec Pierre Vermeren, historien du monde arabe et maître de conférences à Paris I.
Publié le 22/11/2011
Egypte: flou sur le gouvernement, manifestation massive attendue
Le Conseil suprême des forces armées au pouvoir a appelé lundi soir les forces politiques à une réunion d'urgence, au 3e jour d'affrontements meurtriers dans le pays. Le gouvernement a démissionné, mais l'armée n'a pas précisé si cette décision avait été acceptée. Le maréchal Tantaoui devait s'adresser à la nation "sous peu", selon la télévision d'Etat.
Publié le 22/11/2011
Egypte : démonstration de force des islamistes avant les législatives
A dix jours du scrutin, des dizaines de milliers de manifestants, en majorité liés aux Frères musulmans, ont exigé que l'armée transfère au plus tôt le pouvoir aux civils et dénoncé un projet accusé de permettre aux militaires de garder des privilèges.
Publié le 18/11/2011
Egypte : plus de 10 morts dans des affrontements place Tahrir
Au moins 11 personnes ont péri dimanche sur la place Tahrir, dont au moins quatre par balles réelles, ont annoncé des médecins dans des hôpitaux de campagne sur cette place du centre de la capitale égyptienne.
Publié le 20/11/2011
Egypte : l'armée au pouvoir face à une nouvelle vague de contestation
Des heurts ont éclaté dans plusieurs villes du pays ces dernières heures, faisant 20 morts. Les manifestants craignent que l'armée ne rende pas le pouvoir après les élections.
Publié le 21/11/2011
Egypte : les violences perdurent, la protestation enfle
Pour le troisième jour consécutif, les manifestants réclamant le départ de l'armée du pouvoir se sont encore violemment heurtés ce lundi aux forces de l'ordre. Ils appellent à une "marche d'un million" de personnes pour mardi. Le tout à moins d'une semaine du début des législatives.
Publié le 21/11/2011
Egypte : l'armée appelle à une réunion d'urgence des partis
Le Conseil suprême des forces armées, au pouvoir en Egypte depuis la chute du président Hosni Moubarak en février, a appelé lundi soir dans un communiqué les forces politiques à une réunion d'urgence, au troisième jour d'affrontements meurtriers dans le pays.
Publié le 21/11/2011
Que se passe-t-il en Egypte ?
Simple accès de colère contre le pouvoir toujours géré par l'armée ou prémices d'une "seconde révolution" ? A une semaine du début des législatives, les incidents de ce week-end au Caire -plus de 20 morts- tombent en tout cas au plus mal pour la transition démocratique.
Publié le 21/11/2011
Crise en Egypte : les annonces de l'armée ne calment pas la rue
Reportage au Caire. En Egypte, les affrontements sont toujours meurtriers entre police et manifestants, place Tahrir.
Publié le 23/11/2011
Retour des manifestations : qu'en pensent les Egyptiens ?
Reportage au Caire - A quelques jours des élections législatives en Egypte, de nouvelles manifestations meurtrières ont éclaté place Tahrir. Plus de 20 personnes ont trouvé la mort lors de violents affrontements. Des violences que certains Egyptiens ne comprennent pas toujours.
Publié le 22/11/2011
Egypte : la place Tahrir de nouveau à feu et à sang
Les heurts entre les manifestants hostiles au pouvoir militaire et les forces de l'ordre se sont poursuivis place Tahrir au Caire lundi. Les manifestants réclament la fin du pouvoir militaire qui s'est installé depuis la chute de Moubarak. Lundi soir, le gouvernement a présenté sa démission.
Publié le 21/11/2011
L'armée, pour sa part, selon des télévisions égyptiennes privées, aurait décidé de charger un ancien Premier ministre de Moubarak, Kamal el-Ganzouri, de former un nouveau gouvernement, en remplacement de celui de Essam Charaf, démissionnaire depuis lundi. Un certain flou règne toutefois encore autour des intentions des militaires, alors que le Conseil suprême des forces armées n'a donné aucune confirmation, et que, selon d'autres médias, plusieurs candidats ont été reçus et que les consultations se poursuivent, à quelques jours du début lundi des premières législatives de l'après-Moubarak. Le journal gouvernemental Al-Ahram a de son côté affirmé sur son site internet, citant des sources politiques, que Kamal el-Ganzouri avait accepté de former un gouvernement de salut national. Répondant à la principale revendication des contestataires, les militaires ont également promis d'accélérer le transfert du pouvoir aux civils en annonçant que l'élection présidentielle, qui parachèvera la transition, aura lieu en juin, six mois plus tôt que le calendrier initialement prévu.
Des journalistes agressés
Mais les gestes des généraux n'ont pas apaisé la colère des manifestants qui occupent la place Tahrir, épicentre de nouveaux affrontements avec les forces de sécurité qui ont fait 41 morts selon un nouveau bilan du ministère de la Santé diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi par la télévision publique. Kamal Ganzouri est considéré comme un homme politique intègre, mais ses responsabilités sous le règne du "raïs" pourraient relancer les appels à une rupture totale avec l'ancien régime. Son âge ne plaide pas non plus en sa faveur. "Je pense qu'il était populaire à son époque. Mais il n'est plus de notre temps", raillait ainsi jeudi soir Abdallah Ahmed, un étudiant de 22 ans.
Alors qu'une fragile trêve régnait ces dernières heures au centre du Caire entre les protestataires et la police, les manifestants ont donc appelé à une grande manifestation place Tahrir ce vendredi pour réclamer un transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement de salut national. Dans un communiqué, ils évoquent une marche réunissant un million de personnes. La Fédération des syndicats indépendants a également invité les travailleurs à marcher sur Tahrir. Une autre organisation syndicale a lancé un mot d'ordre de grève générale en signe de solidarité avec les manifestants. L'hiver dernier, les syndicats avaient joué un rôle important dans le mouvement populaire qui est venu à bout du régime d'Hosni Moubarak. Le Conseil suprême des forces armées a demandé pour sa part à ses partisans d'annuler la contre-manifestation qu'ils voulaient organiser ce vendredi.
Pendant que se prépare ce bras-de-fer au centre du Caire, la contestation se poursuit aussi dans les autres villes égyptiennes : des affrontements ont été signalés au cours des derniers jours notamment dans les villes de Port-Saïd, Suez, Qena, Assiout, Assouan et à Marsa Matrouh. Une éditorialiste américano-égyptienne, Mona al-Tahawy, a indiqué sur Twitter avoir été arrêtée dans la nuit de mercredi à jeudi lors des manifestations, puis relâchée après avoir été frappée et sexuellement agressée par des policiers anti-émeutes. Une journaliste de la chaîne France 3, Caroline Sinz, a également déclaré avoir été battue et agressée sexuellement par des jeunes et des hommes en civil alors qu'elle tournait un reportage aux abords de Tahrir. A la suite de ces agressions, l'organisation Reporters sans frontières a déconseillé aux médias d'envoyer en Egypte des femmes journalistes. "C'est malheureux d'en arriver là, mais face à la violence de ces agressions, il n'existe pas d'autre solution", selon l'organisation.
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