"La présidence réaffirme la nature temporaire de ces mesures, qui ne sont pas destinées à concentrer tous les pouvoirs mais au contraire à les remettre à un Parlement démocratiquement élu", selon ce communiqué.
Par ce communiqué, la présidence justifie la "déclaration constitutionnelle" du 22 novembre par laquelle M. Morsi s'est doté de larges pouvoirs, rendant notamment ses décisions inattaquables devant la justice. Cela a provoqué une levée de boucliers de l'opposition, qui l'a accusé de se comporter en "pharaon", et du pouvoir judiciaire, inquiet pour son indépendance.
Face à l'insistance des responsables islamistes, au cours des dernières 48 heures, sur la nature "temporaire" des pouvoirs élargis du chef de l'Etat, les partis et mouvements d'opposition ont affirmé à plusieurs reprises qu'"il n'y a pas de dictature temporaire".
"Dialogue démocratique"
Dans son communiqué, la présidence a souligné que l'élargissement de ses pouvoirs était nécessaire pour "éviter toute tentative de mettre en cause ou de faire disparaître deux institutions élues démocratiquement, la Haute chambre du Parlement et l'Assemblée constituante".
Dans son décret, M. Morsi a notamment décidé qu'aucune instance judiciaire ne pouvait dissoudre la commission chargée de rédiger la future Constitution, critiquée en raison de la prédominance des islamistes. Sa composition fait l'objet d'un recours devant la Haute cour constitutionnelle.
La présidence a également souligné "son engagement ferme à inviter toutes les forces politiques au dialogue démocratique ouvert à tous afin (...) d'obtenir un consensus national sur la Constitution, qui sera la pierre angulaire des institutions égyptiennes modernes".
De centaines des partisans du président égyptien Mohamed Morsi ont manifesté dimanche soir au Caire pour soutenir le chef de l'Etat, au quatrième jour d'une crise majeure déclenchée par l'élargissement de ses pouvoirs,
Dimanche soir, des centaines des partisans de Mohamed Morsi ont manifesté dimanche soir au Caire pour soutenir le chef de l'Etat, au quatrième jour d'une crise majeure déclenchée par l'élargissement de ses pouvoirs. Un jeune islamiste égyptien a également été tué dimanche dans des heurts devant le siège des Frères musulmans dans la ville de Damanhour, au sud d'Alexandrie.








