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Intervention française au Mali : les principaux faits de la journée de lundi

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le 28 janvier 2013 à 11h37 , mis à jour le 29 janvier 2013 à 06h46.
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5min
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AfriqueAprès l'aéroport de Tombouctou la nuit dernière, les soldats français et maliens ont commencé à prendre le contrôle de la ville cet après-midi. "C'est en bonne voie", a confirmé Jean-Yves le Drian , le ministre de la Défense, lors du 20h de TF1.

Continuant leur progression vers le Nord du Mali, où sont regroupés les islamistes, les soldats français, appuyés par leurs collègues maliens, ont pris lundi matin le contrôle des accès et de l'aéroport de la cité mythique de Tombouctou. Dans la foulée, ils ont entamé la reprise la ville, où il n'y a plus de terroristes. Depuis le printemps dernier, les jihadistes y avaient multiplié les exactions contre la population et les destructions d'un patrimoine historique unique. Les habitants ont accueilli les forces armées française et malienne au cris de "Mali, Mali, Mali", et brandissaient des petits drapeaux français et maliens. 

Revivez les évènements de ce lundi minute par minute:

22h26. Nouvelle aide du FMI pour le Mali. Le Fonds monétaire international a versé 18,4 millions de dollars au Mali afin de l'aider à faire face à "l'instabilité" dans le pays. Autre objectif: convaincre les donateurs internationaux de reprendre leur aide, gelée depuis le coup d'Etat en mars 2012.  

22h14. Washington ne s'engagera pas et prône une solution politique. La diplomatie américaine a rappelé à Paris que "les problèmes du Mali doivent trouver une solution qui ne soit pas purement sécuritaire".  On doit avoir en parallèle une voie sécuritaire et une voie politique. Le retour à la stabilité au Mali implique de nouvelles élections qui renversent le résultat du coup d'Etat" de mars 2012 à Bamako, a déclaré la porte-parole du département d'Etat. Elle a répété que les Etats-Unis ne combattraient pas dans cette guerre.

21h40. Le Pentagone compte stationner des drones de surveillance au Niger. Objectif? Permettre dans l'immédiat d'améliorer les informations sur les mouvements des islamistes armés, a indiqué un responsable américain.  Une autre solution étudiée par l'Africom, le commandement américain chargé du continent africain, serait de baser ces drones au Burkina Faso voisin d'où opèrent déjà de petits avions de surveillance pilotés par des employés de sociétés de sécurité privées.

21h31. La Bulgarie salue l'intervention de la France. Le président bulgare a "salué la décision de la France concernant l'opération au Mali", à l'occasion d'un entretien avec François Hollande. Un soutien qui s'est accompagné d'un mot sur la Bulgarie. Rossen Plevneliev a ainsi dit espérer "avoir la France à ses côtés en ce qui concerne" la demande d'adhésion de son pays à l'espace Schengen. 

20h08. Le Drian sur TF1 : "Ce sont nos intérêts de sécurité qui étaient en jeu". "La France n'a pas vocation à rester au Mali", a-t-il encore rappelé, sans donner de date pour le retrait des forces françaises.

20h04. Le Drian sur TF1 : la reprise de Tombouctou "est en bonne voie". Le ministre de la Défense a indiqué que les deux premières missions de la France au Mali avaient été remplies. "La première était de stopper la progression des islamistes vers le sud. La deuxième, faire en sorte qu'en appui des forces africaines, les forces françaises puissent reprendre les grandes villes du nord. C'est fait, la mission est remplie", a-t-il ajouté.

18h37. Menaces "terroristes" venues du Nigeria. Le Consulat général de France à Lagos a déclaré, lundi, avoir reçu des "menaces directes contre la France et les Français" par "des groupes terroristes nigérians". Il a ainsi fortement déconseillé à ses ressortissants de se rendre dans le nord du Nigeria.  

18h19. Joie. Selon l'AFP, les habitants de Tombouctou ont explosé de joie à l'entrée des soldats français et maliens dans le centre.  Aux cris de "Mali, Mali, Mali", la foule brandissait de petits drapeaux français et maliens au passage des soldats. Un des habitants s'est dit soulagé de cette arrivée après des mois de "souffrance" et de "chicotte" (coups de fouet ou de bâton) infligés par les islamistes armés.

17h48. Nuance. Selon le ministère française de la Défense, les armées française et malienne ont simplement "entamé le contrôle de Tombouctou". 

17h35. Déclaration de Hollande : pas de vrai changement. La courte intervention de François Hollande il y a quelques minutes se situait dans la lignée des précédentes. En résumé, il estime en effet que la France n'a pas vocation à rester au Mali et que c'est aux Africains de prendre le dessus sur les islamistes. Mais il sous-entend également que la France restera aussi longtemps qu'il le faudra avant de partir, afin de ne faire courir aucun risque pour l'avenir du Mali.
Voir la vidéo :

17h23. Hollande : "le Nord-Mali est encore sous la domination des terroristes. Ce sont aux Africains de faire en sorte que le Mali retrouve toute son intégralité territoriale (...) La France n'a pas vocation à rester au Mali". 

17h22.Hollande : "notre intervention a été décisive pour stopper les terroristes. Nous sommes en train de gagner cette bataille". 

17h21. Hollande : "Je salue le courage et l'efficacité des soldats français".  Le chef de l'Etat s'exprime de manière inopinée sur la situation au Mali lors du point presse qui suit sa rencontre avec le Premier ministre polonais.

Découvrez l'intégralité de l'intervention du chef de l'Etat ci-dessous :

17h15. Confirmation. Plusieurs autres sources confirment que les soldats français et maliens contrôlent désormais la ville de Tombouctou. Comme pour l'aéroport, aucun coup de feu n'a été tiré : les islamistes ont préféré quitté la ville avant.

16h55.Tombouctou totalement sous contrôle.Selon France 24, les forces françaises et maliennes, qui son entrés dans l'aéroport ce matin, contrôlent désormais toute la ville.

16h28. Bavure ? Selon The Independent, un quotidien britannique de qualité, douze civils maliens auraient été tués lors de l'assaut mené sur Konna le 12 janvier, au premier jour de l'intervention française. C'est pendant cette attaque sur les islamistes que Damien Boiteux, un pilote d'hélicoptère, est décédé.

16h25. Budget.  Le budget nécessaire à la force africaine au Mali s'élève à 460 millions de dollars, selon un projet de déclaration des chefs d'Etat de l'UA, réunis en sommet à Addis Abeba. L'Union africaine va pour sa part débloquer 50 millions de dollars pour financer le déploiement de cette force et la restructuration de l'armée malienne. Une conférence internationale des donateurs pour le Mali sera organisée demain dans la capitale éthiopienne.

14h59. Les touarags à Kidal ? Le représentant du MNLA, le mouvement laïque touareg, en Europe, Moussa ag Assarid, vient d'affirmer au Figaro que ses troupes avaient repris Kidal, dans le Nord-Est du pays, aux islamistes.

14h51. Pas de matériel italien finalement. L'Italie a finalement renoncé à envoyer trois avions au Mali en soutien logistique à l'opération en cours pour une durée de deux à trois mois, en raison de l'absence d'un accord des principaux partis, vient d'annoncer le chef du gouvernement Mario Monti.

14h44. Jean-Yves le Drian au 20h de TF1.Le ministre de la Défense sera interrogé ce soir en plateau par Gilles Bouleau. 

14h15. Le renfort arrive, via le Sénégal.  Un bateau porte-hélicoptères d'assaut français, le Dixmude, est arrivé ce matin dans le port de Dakar, débarquant des centaines d'hommes, des véhicules et du matériel pour l'opération Serval.

14h10. Cameron propose de renforcer son aide.
  Le Premier ministre britannique a fait savoir qu'il était prêt à accroître son aide aux troupes envoyées par Paris au Mali, mais n'envisage toujours pas pour autant de participer aux combats dans le Nord. Londres a déjà envoyé un avion de surveillance Sentinel R1et deux avions de transport C-17, ainsi qu'une dizaine d'instructeurs militaires à Bamako dans le cadre d'une mission de formation des troupes maliennes, prise en charge par l'Union européenne.

14h18.  Et maintenant ? Après avoir stoppé dans un premier temps l'avancée des islamistes vers Bamako, l'armée française a terminé ce lundi la deuxième phase de son opération. Celle-ci consistait à reprendre les principales villes, dont Tombouctou et Gao, se trouvant au Nord du pays, sur le fleuve Niger. Elle va devoir maintenant enchaîner une troisième partie, la plus difficile : retrouver les islamistes qui ont pris la fuite dans le désert et les régions montagneuses situés à l'extrême nord du pays. La situation rappelle notamment l'Afghanistan en 2001. A l'époque, les Occidentaux avaient repris facilement les villes aux talibans, qui s'étaient repliés pour lancer une guérilla. Il ne faudra donc pas reproduire les mêmes erreurs au Mali.

Sur ce problème, regardez le décryptage de Patricia Allémonière, du service étranger de TF1 :

14h06. Ratissage à l'aéroport de Tombouctou. Pierre Grange, l'envoyé spécial de TF1 à Tombouctou, se trouve sur l'aéroport avec l'armée française. Il explique que les démineurs sont à l'oeuvre car certains endroits du complexe ont été piégés par les islamistes avant leur départ. La remise en état de l'aéroport est une priorité car cela permettra ensuite d'organiser un pont aérien logistique, bien plus rapide que le transport par voie terrestre depuis Bamako, située à plus de 1.000 km. 

Ecoutez ses explications ci-dessous :

13h49.  Point presse. Le ministère de la Défense organisera à 17h30 un point de presse sur l'opération Serval en cours au Mali. Il sera tenu par le porte-parole de l'état-major des armées, Thierry Burkhard.

13h30.  Hollande remercié. Le maire de Gao, Sadou Diallo, dont la ville a été libérée hier, remercie François Hollande.

Ecoutez-le dans le sujet ci-dessous

13h25. L'arrivée à Tombouctou. Olivier Santicchi, l'envoyé spécial de TF1, se trouvait avec la colonne de l'armée française qui est arrivée dans la nuit à l'aéroport de Tombouctou. Découvrez son reportage ci-dessous :

 

11h55. Selon le maire de Tombouctou, les islamistes ont incendié l'institut Ahmed Baba, une bibliothèque contenant des milliers de manuscrits inestimables, avant de fuir.

11h30. Selon plusieurs sources, citées par LCI, les leaders islamistes auraient pris la fuite vers l'extrême nord-est du Mali, en plein désert.

11h15. Le  conseil de Défense, avec notamment François Hollande, Jean-Marc Ayrault et les ministres concernés, vient de se terminer à l'Elysée. Il a duré environ 75 minutes. Aucun participant n'a fait de déclaration à son issue. Le conseiller diplomatique de François Hollande a simplement indiqué aux journalistes que le France se voulait "prudente" après la prise de Tombouctou.

11h10. Interrogé sur RTL ce matin, Alain Juppé a dit souhaiter une "force diplomatique" française "très active" pour oeuvrer en faveur d'un consensus international, "qui se fissure un peu" selon lui autour de l'action militaire française.

11h.Selon Benoît Christal, l'envoyé spécial de TF1/LCI, les habitants des villages autour de Tombouctou fêtent leur libération.

Ecoutez son reportage ci-dessous :

10h. Début d'un conseil de Défense à l'Elysée.

9h. Interrogé sur France 2, Laurent Fabius a indiqué que "tout se passait comme le président de la République l'avait prévu". "Nous allons libérer le Mali", a-t-il ajouté.


8h15. Un officier supérieur malien souligne que les forces françaises et maliennes n n'ont rencontré "aucune résistance" des islamistes.
 
8h10.Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l"état-major des armées (EMA), précise que les forces françaises et maliennes contrôlent désormais la "Boucle du Niger" entre les deux bastions islamistes de Tombouctou (900 km au nord-est de Bamako) et Gao (1.200 km au nord-est de la capitale malienne).  L'aéroport de Tombouctou est tenu désormais par le groupement tactique interarmes (GTIA) 21, venant de l'axe Diabali, Néré, Goundam
 
8h04. Des militaires maliens confirment que l'aéroport de Tombouctou est sous contrôle des soldats français et maliens.
 
7h54. Le ministère français de la Défense annonce que des soldats français et maliens contrôlent les accès et l'aéroport de Tombouctou après une opération aérienne terrestre menée dans la nuit.

Carte du Mali
Commenter cet article

  • endiendo2 : C'est comme l'afghanistan.. nous n'avons pas vocation à rester.. mais et ensuite ? le retour des terroristes... Moralité : retour à la case départ..

    Le 29/01/2013 à 12h32
  • lasconi290 : Vive nos soldats!vive la france!

    Le 29/01/2013 à 11h16
  • ababord : Castor j'ai dit qu'il faut gagner la guerre contre le chômage ce qui sous entend que ce n'est pas encore fait .Pour l'intervention au Mali le parlement aurait dú être consulté même s'il y avait urgence .

    Le 29/01/2013 à 09h49
  • martine366 : Areva a gagné.....

    Le 29/01/2013 à 05h53
  • nebuleuse57 : Il serait bon,que l'état renouvelle son matériel militaire,que de distribuer à tout vent du social aux étrangers.

    Le 29/01/2013 à 05h28
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