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Mali : l'armée française engagée au sol


le 15 janvier 2013 à 06h24 , mis à jour le 15 janvier 2013 à 23h05.
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AfriqueFrançois Hollande a affirmé mardi que la France ferait "tout pour libérer" les otages au Mali et que l'intervention militaire était "la seule solution" pour bloquer la progression des groupes islamistes armés. Dans la soirée, les forces françaises se sont pour la première fois engagées au sol.

Lancée il y a cinq jours pour contrer l'offensive des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali, l'armée française poursuit sa mission. Elle pourrait être très prochainement épaulée par des troupes militaires africaines de la Cedeao. François Hollande a précisé qu'actuellement 750 soldas français étaient engagés au Mali, ajoutnt que ce nombre allait augmenter. La France va "continuer à avoir des forces au sol et dans les airs", a indiqué François Hollande, selon lequel le déploiement de la force africaine "va prendre une bonne semaine".

>>> Pour tout savoir sur l'intervention française au Mali

22h58 : La  réunion des chefs d'état-major ouest-africains se poursuivra mercredi. La réunion extraordinaire des chefs d'état-major de l'Afrique de l'Ouest, destinée à étudier l'engagement militaire pour libérer le nord du Mali des jihadistes, entamée mardi matin à Bamako, se poursuivra mercredi, a constaté un journaliste de l'AFP. La Cédéao doit former une force d'intervention de 3.300 soldats contre les islamistes occupant le nord du Mali, conformément à une résolution de l'ONU.

22 heures :Le G8 se félicite de l'intervention française. Les directeurs politiques des pays du G8, réunis mardi à Londres, se sont "félicités de l'intervention militaire française au Mali", appelant à la "mise en place rapide de la résolution 2085 du Conseil  de sécurité de l'ONU", selon un communiqué du ministère britannique des Affairs étrangères.

21h45 : Pour 64% des Français, l'intervention au Mali accroît la "menace terroriste" en France. Près de deux tiers des Français (64%) jugent que l'intervention militaire au Mali aura pour effet "d'augmenter la menace terroriste en France", selon un sondage CSA pour BFMTV mardi. 31% pensent que les opérations n'auront "pas d'effet sur la menace terroriste", 5% estiment qu'elles la diminueront.

21h20 : Réunions jeudi à Paris et Bamako sur la situation humanitaire. Alors que plusieurs ONG ont exprimé leur inquiétude, le Quai d'Orsay a indiqué qu'une réunion sur la situation humanitaire et des droits de l'homme au Mali se tiendra jeudi au Centre de crise du ministère à Paris. L'ambassadeur de France à Bamako doit aussi réunir des ONG à l'ambassade.

21h13 : Trois quarts des Français favorables à l'intervention militaire au Mali. Selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France à paraître mercredi, 75% des Français sont favorables à l'intervention militaire au Mali. Le soutien est massif chez les sympathisants de gauche (82%) et important chez ceux de droite (69%). A titre de comparaison, les Français étaient un peu moins à soutenir l'intervention militaire en Libye (66%) en 2011, et en Afghanistan en 2001 (55%).

21h06 : Le Qatar estime que le recours à la force ne résoudra pas le problème.  Le Qatar a émis des doutes, mardi, sur l'efficience de l'intervention militaire française contres les groupes islamistes maliens. "Bien sûr que nous espérons que ce problème puisse être réglé par le dialogue. Je pense que le dialogue politique est important et nécessaire. Je ne pense pas que la force règlera le problème", déclaré à des journalistes à Doha le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani.

21 heures : Le père d'un otage français hostile à une opération commando pour le libérer. Après l'échec de l'oprération visant à libérer Denis Allex en Somalie, Alain Legrand, dont le fils Pierre a été enlevé le 16 septembre 2010 au Nord du Niger, estime qu'une opération commando "est trop dangereuse". Il regrette aussi de ne "pas voir de nouvelle" du Quai d'Orsay.

La question des otages est sensible, rappelle Michel Scott. Découvrez son analyse:

 

20h32 : Paris appelle ses ambassades à la "vigilance". Le Quai d'Orsay a adressé "un message de vigilance" à ses ambassades dans le monde afin de détecter d'éventuelles réactions hostiles liées à l'intervention française au Mali. Il préconise des "mesures habituelles de veille" et donne des conseils aux agents d'ambassade et aux Français pour qu'ils évitent les attroupements par exemple.  Selon le consulat général de France en Egypte, l'ambassade de France au Caire a demandé aux autorités égyptiennes d'assurer la sécurité de ses intérêts dans le pays, à la suite d'appels à manifester vendredi contre l'intervention militaire française au Mali.

20h17 : Les félicitations de Wahington à Paris. La diplomatie américaine a salué l'intervention militaire française au Mali, qu'elle accueille "très favorablement". "Il est absolument crucial de stopper l'offensive de groupes terroristes vers le Sud du Mali, d'empêcher l'effondrement du gouvernement et d'accélérer l'application des résolutions du Conseil de sécurité", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, précisant que les Etats-Unis fournissaient déjà à leurs alliés français une aide en matière de renseignement.

20h10 : Le Drian : "Il aurait été pire" de ne pas intervenir.  Le ministre de la Défense a assuré aux familles des otages français que l'intervention française au Mali était la décision la mieux adaptée "pour affaiblir les groupes terroristes qui détiennent un de leurs proches".

20h06 : Ils baptisent leur enfant Damien Boiteux, en hommage au soldat français tué. Le ministère malien des Affaires étrangères a indiqué, mardi, que le nom du premier militaire français tué au Mali "a vu son nom donné déjà à deux garçons dans le Nord du Mali". "Il aurait été pire de ne rien faire", a-t-il ajouté.

19h54 : Des blindés français en route vers le Nord. Une trentaine de blindés français ont quitté Bamako, mardi après-midi, pour se diriger vers le Nord du pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Ces véhicules ont été vus quittant l'aéroport de la capitale malienne, où ils étaient basés. Ils roulaient en direction du Nord, vers une direction inconnue.

Patricia Allémonière, envoyée spéciale de TF1, a suivi les forces armées. Découvrez son reportage ci-dessous:

 

 

 

 

 

19h46 : Des centaines de soldats maliens et français en route vers Diabali. "Plusieurs centaines de militaires maliens et français ont quitté Niono pour prendre Diabali", a déclaré un élu de la ville de Nioni, ce qu'a confirmé un habitant de cette ville à l'AFP. Il s'agit du premier engagement au sol des Français. 

19h30 : Le Drian : la ville de Konna "pas encore reprise" aux jihadistes.  Le ministre de la Défense a annoncé que la ville située à plus de 700 km de Bamako, qui était tombée jeudi aux mains des jihadistes, n'avait "pas encore été reprise" aux "groupes terroristes" par les forces maliennes. L'état-major malien avait annoncé samedi soir avoir repris le contrôle de la ville, charnière entre le nord et le sud du pays.

19h27 : La France prête le cas échéant à engager des blindés. Alors que les forces françaises sont pour l'instant uniquement engagées dans les airs, le chef d'état-major, l'amiral Edouard Guillaud, a avancé que la France était prête à engager des blindés légers à roues contre jihadistes dans le nord du Mali. "Si c'est nécessaire, oui", a-t-il répondu alors qu'il était interrogé sur une possible intervention de blindés de type Sagaie, acheminés de Côte d'Ivoire et du Tchad à Bamako.

19h10 : L'Unesco appelle Paris et Bamako à protéger les sites culturels. Dans une lettre adressée mardi aux autorités françaises et maliennes, la directrice générale de l'Unesco a appelé à respecter la convention de la Hague de 1954, notamment l'article 4 qui interdit "d'exposer les biens (culturels) à une destruction ou une déterioration (...) en s'abstenant de tout acte d'hostilité à leur égard". Quatre sites maliens sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco: le tombeau des Askia, la ville de Tombouctou, les villes anciennes de Djenné et les falaises de Bandiagara.

18h53 : Le Drian : "1700 soldats engagés dans l'opération, dont 800 au Mali"
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé que "1700 militaires" français étaient ce mardi engagés dans l'opération Serval pour repousser les islamistes au Mali, dont 800 sur le territoire malien lui-même. En outre, "douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs sont actuellement engagés", a-t-il précisé lors de sa deuxième conférence de presse depuis le début de l'intervention française. Les chasseurs opèrent "depuis le Tchad et depuis Bamako", a-t-il souligné.

18h07 : Guéant : "le risque pour les otages ne s'est pas aggravé"
L'ancien ministre de l'Intérieur, Claude Guéant (UMP) interrogé mardi lors de l'émission Preuves par trois AFP/Public Sénat sur la guerre au Mali a jugé que "le risque pour les otages ne s'est pas aggravé". "S'ils sont rationnels", "nos adversaires islamistes doivent bien se rendre compte que le prix des otages a augmenté et qu'il est très important de les garder en vie", a-t-il ajouté.

17h08 : Hommage aux Invalides au pilote tué
Jean-Marc Ayrault a présidé aux Invalides une cérémonie d'hommage national au chef de bataillon Damien Boiteux, tué vendredi dernier au Mali, au début de l'opération Serval, aux commandes de son hélicoptère. "La République, fière de ses soldats, est aujourd'hui en deuil", a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d'une allocution dans la cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides.

>> Pour en savoir plus :Cérémonie nationale aux Invalides pour le pilote tué

16h50 : Le Burundi prêt à envoyer des troupes au Mali si on le lui demande
Le Burundi est prêt à envoyer des troupes au Mali au sein d'une force africaine destinée à combattre les islamistes qui occupent le nord de ce pays, mais n'a pas pour l'heure été sollicité en ce sens, a annoncé mardi un porte-parole de la présidence burundaise.

16h48 : l'Allemagne envisage une aide logistique ou humanitaire au Mali
La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé mardi que Berlin envisageait une aide logistique ou humanitaire pour l'intervention militaire française au Mali, dans une interview à la radio.

16h44 : la Belgique propose deux C-130 et deux hélicoptères à la France
La Belgique a décidé mardi de soutenir l'intervention française au Mali en déployant deux avions de transport C-130 et deux hélicoptères d'évacuation sanitaire.

16h32 : "Les habitants du nord respirent"
Les habitants des villes du nord du Mali ont affirmé mardi pouvoir à nouveau "respirer" après le départ des islamistes qui les occupaient depuis neuf mois, mais ils attendent aussi avec impatience l'arrivée de soldats sur le terrain afin d'éviter un retour des jihadistes.

15h56 : Ayrault: les "forces africaines" se déploieront "d'ici une semaine" Jean-Marc Ayrault a indiqué mardi à l'Assembée nationale que la France était actuellement "en première ligne" au Mali face aux groupes jihadistes, avant que des "forces africaines" se déploient "d'ici une semaine" sur le terrain. Le Premier ministre s'est par ailleurs félicité du soutien de l'ensemble des partis représentés au Parlement à l'intervention militaire française au Mali et a exprimé la détermination du gouvernement à lutter contre le terrorisme.

15h49 : "L'intervention était la seule solution" (Hollande)
François Hollande a affirmé mardi à Dubaï que son pays ferait "tout pour libérer" les otages au Mali et que l'intervention militaire était "la seule solution" pour bloquer la progression des groupes islamistes armés. Le président français  a affirmé par ailleurs que l'intervention militaire française au Mali avait trois objectifs: "arrêter l'agression" des islamistes, sécuriser Bamako et préserver l'intégrité territoriale du pays. Enfin, interrogé sur la durée de l'opération en cours, Hollande a assuré que la France quitterait le Mali une fois la menace terroriste éradiquée et un processus électoral mis en oeuvre. "La France n'a pas vocation à rester au Mali", a répété le président français.

15h33 : Les Etats-Unis n'envisagent pas d'envoyer de soldats au Mali mais examinent les autres moyens d'aider les forces françaises engagées contre les groupes armés islamistes dans ce pays, a déclaré mardi le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta. 

15h04 : Le Sénat a observé une minute de silence, à  l'appel de son président PS, Jean-Pierre Bel, à la mémoire des militaires  français tués au Mali et en Somalie.

14h15. Le Drian au centre de commandement des opérations aériennes. Jean-Yves Le Drian s'est rendu mardi matin au centre de commandement des opérations aériennes, situé dans le quartier Balard à Paris, pour suivre l'évolution des opérations militaires au Mali, où les Rafale et Mirage 2000 français poursuivent leurs raids sur les positions des jihadistes. Le ministre de la Défense s'est fait présenter le dispositif aérien mis en place depuis vendredi. 4 Rafale et 6 Mirage 2000 conduisent chacun en moyenne une mission par jour sur le Mali depuis leur base tchadienne, a indiqué le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier. Interrogé sur un renforcement éventuel du dispositif aérien, il a estimé que les moyens déployés permettent déjà "une vraie couverture" de la zone de conflit. "Après, nous nous adoptons aux opérations", a-t-il ajouté. L'aviation de combat frappe des cibles désignées à l'avance ou d'"opportunité", comme des pick-up armés avec lesquels se déplacent les combattants islamistes, en soutien des troupes au sol, notamment de l'armée malienne.

13h58 : L'Unesco appelle à protéger le patrimoine culturel du Mali
La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, appelle les forces militaires maliennes et françaises à protéger le patrimoine culturel du Mali, déjà gravement endommagé par les islamistes à Tombouctou. Invoquant la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en situation de conflit, elle a adressé une lettre aux autorités maliennes et françaises, les appelant au respect de ce texte qui "interdit d'exposer les biens (culturels) à une destruction ou à une détérioration".
En prévision des opérations militaires, l'Unesco indique avoir "fourni aux états-majors concernés les éléments topographiques relatifs à la localisation des sites, ainsi que des brochures individuelles d'information à l'attention des soldats". Le Mali compte quatre sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco (Tombouctou, le Tombeau des Askia à Gao, la ville ancienne de Djenné près de Mopti et les falaises du pays Dogon).
 
13h16 : Les premiers soldats nigérians déployés au Mali dans les 24 heures
Les premiers éléments de 900 soldats nigérians qui doivent être envoyés au Mali y seront déployés dans les 24 heures, dans le cadre d'une force africaine qui a pour but d'aider le pays à lutter contre les islamistes, a déclaré mardi le porte-parole des armées. Selon lui, la première compagnie déployée comprendra 190 soldats. La force africaine, qui devrait compter au moins 3.300 hommes, sera commandée par le général nigérian Shehu Usman Abdulkadir.

13h15 : Juppé veut une implication de l'Europe pour une crise qui va durer
L'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé mardi que l'Europe, dont les "intérêts vitaux" sont concernés, devrait s'engager davantage au Mali, où la France va mener "une opération longue et difficile". "Je m'inquiète. Je pense que l'Europe toute entière est concernée", a déclaré le maire UMP de Bordeaux mardi, en marge de la traditionnelle cérémonie de voeux à la presse. "L'opération sera longue et difficile", a-t-il souligné. Au Mali, a-t-il poursuivi, "il y a de la criminalité, des trafics de drogue et du terrorisme politique. Tout ceci est dirigé contre nos démocraties et pas seulement contre la France".

12h50. A Bamako, la réunion des chefs d'état-major ouest-africains a commencé. Les chefs d'état-major de l'Afrique de l'Ouest ont entamé ce mardi à Bamako une réunion extraordinaire "pour libérer" le nord du Mali des groupes islamistes armés qui l'occupent depuis neuf mois. "Nous nous retrouvons aujourd'hui pour parler essentiellement de l'engagement (...) auprès de nos frères d'armes du Mali, pour, bien entendu, libérer le nord du Mali", a déclaré le général Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major de l'armée ivoirienne, lors de la cérémonie d'ouverture de la rencontre.

12h45. Copé : "Je suis fier de l'action de l'armée française". Dans un entretien à l'hebdomadaire L'Express, le président de l'UMP Jean-François Copé se félicite de l'intervention française au Mali décidée par François Hollande. "L'opération française au Mali vise à entraver l'établissement d'un état terroriste à nos portes. Nous n'intervenons pas dans les affaires intérieures maliennes ou pour défendre un pouvoir en place mais au nom de certains principes, ceux-là mêmes qui ont guidé notre intervention dans une zone plus lointaine, en Afghanistan. Tout cela en pleine conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité. Dans la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme, notre détermination doit être totale. Je soutiens donc sans réserve l'intervention décidée par le président de la République et je suis fier de l'action de l'armée française", explique le député-maire de Meaux.

12h25. La Tunisie hostile à l'intervention militaire française. La Tunisie s'est dite opposée par principe à toute opération militaire non-africaine sur le continent, a déclaré le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdessalem. "Nous considérons que les problèmes qui se posent en Afrique doivent être résolus dans un cadre africain", a-t-il déclaré, commentant l'intervention française au Mali. Le président tunisien Moncef Marzouki s'était déjà gardé le week-end dernier d'apporter son soutien à l'intervention française, indiquant qu'il aurait "préféré une solution politique négociée".

12h15. De quelles armes disposent les combattants islamistes ? Les combattants jihadistes du nord du Mali disposent surtout d'armes légères d'infanterie, provenant des arsenaux libyens ou achetées à des trafiquants d'armes grâce aux revenus tirés de trafics et de rançons d'otages, assure Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Les jihadistes disposent de fusils d'assaut kalachnikov, de fusils de précision, de mitrailleuses légères de 7,62 mm et de mitrailleuses lourdes de 12,7 et de 14,45 mm. Ces dernières peuvent être montées sur la plate-forme des pick-up tout comme les bi-tubes antiaériens de 14,5 mm ou de 23 mm (ZSU de conception soviétique) qui portent jusqu'a 2.500 mètres.
Ces armes, conçues pour tirer sur des avions ou des hélicoptères volant à basse altitude, sont en fait utilisées par les combattants du désert en tir tendu contre d'autres véhicules terrestres, explique le directeur du CF2R. Les jihadistes détiennent probablement aussi quelques obusiers de 105 mm et quelques missiles sol-air SAM7. Eric Denécé assure que ces missiles ne représentent pas une "menace significative" en raison des conditions drastiques de conservation (hygrométrie) et de maintenance (passage sur des bancs de vérification tous les quatre ou six mois, batteries neuves ...) indispensables pour leur fonctionnement. Il ajoute que ces guerriers du désert ont sans doute quelques Milan (missile antichar filoguidé, de fabrication française vendu par la France à Kadhafi).

12 heures. Pendant ce temps-là au Parlement... L'engagement militaire de la France au Mali sera abordé, mardi et mercredi au Parlement au travers des questions au gouvernement. Des auditions à huis clos des ministres des Affaires étrangères et de la Défense suivis d'un débat sans vote dans les deux chambres doivent également avoir lieu. Dès mardi à l'Assemblée nationale, chaque groupe parlementaire posera une questions sur l'engagement militaire français au Mali lors de la séance des questions d'actualité au gouvernement débutant. Et la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, présidée par la socialiste Elisabeth Guigou, auditionnera mardi à 17h15 Tièman Hubert Coulibaly, ministre des Affaires étrangères de la République du Mali.

11h50. La France va rendre hommage à Damien Boiteux. Un hommage national au lieutenant Damien Boiteux, "mort pour la France" vendredi dernier au Mali aura lieu ce mardi après-midi aux Invalides. C'est le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui présidera cette cérémonie, à la mémoire de ce pilote du 4ème régiment d'hélicoptères des forces spéciales (RHFS), qui dépend de l'armée de terre. Le pilote, âgé de 41 ans, père d'un enfant, avait été mortellement blessé aux commandes de son hélicoptère, vendredi, lors de la première phase de l'opération "Serval" consistant à arrêter l'avancée des groupes jihadistes vers le sud du Mali, en appui des forces armées maliennes.

11h45. Aqmi, Ansar Dine et Mujao ont des intérêts divers au Mali. Les groupes armés qui occupent depuis l'été le nord du Mali sont composés de différentes cellules, aux intérêts parfois divergents, explique Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'IRD (Institut de recherche pour le développement), spécialistes du Sahel. "Il y a de vrais jihadistes, des touareg indépendantistes qui luttent depuis la fin des années 70 contre l'Etat central, des trafiquants de drogue et d'armes, beaucoup de jeunes qui n'ont pas de perspectives d'emploi, des groupes qui remettent en cause les chefferies traditionnelles maliennes...", énumère ce chercheur.
"Parmi cet agglomérat, tous ne sont pas forcément terroristes et leur fantasme n'est pas nécessairement d'instaurer la charia au Mali. Ils ont des intérêts divers", souligne-t-il. Quels points communs, quelle stratégie partagée entre Aqmi, l'une des filiales les plus puissantes de la nébuleuse Al Qaïda, Ansar Dine, un mouvement essentiellement composé de Touareg, et le Mujao, un groupe peu connu dissident d'Aqmi ? "L'intervention française peut les unifier. Mais au sein même de ces groupes, les alliances sont fragiles. Tout ça est très mouvant et très fragile, et constitue un ennemi extrêmement difficile et insaisissable", selon Jean-Yves Moisseron.

11h30. Prés de 150.000 réfugiés et 230.000 déplacés, selon l'ONU. Le nombre de réfugiés chassés par le conflit au Mali approche les 150.000 personnes dans les pays voisins, a indiqué mardi le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et le nombre de personnes déplacées dans le pays est proche de 230.000, a précisé le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Le HCR a enregistré 144.500 réfugiés en provenance du Mali, dont 54.100 en Mauritanie, 50.000 au Niger, 38.800 au Burkina Faso et 1.500 en Algérie. Par ailleurs le Programme Alimentaire Mondial, qui distribue de la nourriture au Mali via plusieurs ONG a souligné qu'il lui manque un financement de 129 millions de dollars pour répondre aux besoins.

11h25. François Hollande en direct sur LCI à 15h. Le Président de la République, en déplacement aux Emirats Arabes Unies ce mardi, tiendra une conférence de presse depuis Dubaï qui sera retransmise en direct par LCI.

11h20: Borloo demande une sommet européen. "Si on rentre dans une guerre globale avec le terrorisme, il est indispensalbe que la communauté internationale se mobilise plus qu'avec le soutien technique d'un ou deux avions ou de moyens d'information", a lancé Jean-Louis Borloo au micro d'Europe 1. "Il faut aller très, très vite, il faut un sommet européen au niveau des chefs d'Etat" et "une réunion de l'Otan", selon lui. "S'il s'agit d'une guerre sur plusieurs pays avec des groupes terroristes qui sont internationaux, c'est d'une autre nature qu'arrêter des forces qui descendent sur Bamako" a fait valoir le député du Nord. Pour le dirigeant centriste, l'action de l'armée française était indispensable, "nous ne mégoterons pas notre soutien au gouvernement".

11 heures. L'OCI appelle à un cessez-le-feu au Mali. Le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) a appelé ce mardi à un cessez-le-feu au Mali où les troupes françaises sont engagées avec l'armée malienne dans une offensive contre des combattants islamistes. Dans un communiqué, Ekmeleddin Ihsanoglu a appelé à un "cessez-le-feu immédiat" dans ce pays membre de son organisation, et à un retour aux négociations entre autorités maliennes et islamistes contrôlant le Nord du Mali qui étaient parrainées par le Burkina Faso.

10h55. Rocard : "Je pense qu'il était essentiel d'y aller".Au micro de France Inter, l'ancien Premier ministre a jugé que Paris était "dans une bagarre sur une dizaine d'années, la France l'a compris". "Tout cela est très difficile, pas gagné d'avance, nous perdrons des hommes, il y aura des drames, il y aura des contreparties sur le territoire national, tout cela va être assez effrayant", a-t-il prédit. "Mais je pense qu'il était essentiel d'y aller et je veux saluer le président d'avoir su le faire", a souligné Michel Rocard. "L'enjeu est terrifiant : c'est au monde islamique tout entier qu'il appartient de condamner ses propres tueurs", mais actuellement, "il n'en est pas capable". D'où une nécessaire "protection": "il n'y avait personne pour aller le faire, la France est seule, c'est presque logique, c'était quasi-inévitable", a justifié Michel Rocard.

10h50. 86 personnes blessées lors des derniers combats. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a recensé dans les hôpitaux de Mopti et de Gao 86 personnes blessées lors des derniers combats et bombardements, a affirmé un de ses responsables, indiquant ne pas disposer de bilan sur des décès. "A l'hôpital de Mopti, on a 71 personnes blessées à la suite des combats à Konna", localité à 70 km plus au nord, qui fut théâtre de violents combats la semaine dernière entre l'armée malienne et des islamistes, a déclaré Germain Mwehu, de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger, joint depuis Dakar. Le CICR indique en revanche n'avoir aucune information par rapport à la ville de Konna même.

10h40. Selon l'entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le chiffre de 2.500 soldats français "sera atteint progressivement" au Mali.

10h10.  La menace d'attentats en France est "très forte et permanente" selon Valls. Le ministre de l'Intérieur estime que la France est fortement exposée au risque d'attentats compte tenu de son intervention au Mali. Toutefois, la "plus grande vigilance doit permettre d'empêcher des actes sur notre sol", a-t-il indiqué. "Il faut être prudent" sur l'évaluation du risque, a-t-il estimé sur RMC et BFMTV, tout en assurant que "nos services de renseignement intérieur et extérieur sont particulièrement vigilants" et que le renforcement du niveau rouge de Vigipirate s'est traduit par la présence de 700 militaires en région parisienne.

9h55. Des frappes françaises à Diabali cette nuit. L'armée française a mené dans la nuit de lundi à mardi des frappes aériennes sur la localité de Diabali (ouest du Mali) dans laquelle étaient entrés les islamistes lundi. "Des avions (français) ont mené cette nuit des frappes sur la zone de Diabali: au moins cinq islamistes ont été tués et plusieurs blessés", a indiqué une source de sécurité malienne. Un habitant d'une localité voisine a déclaré avoir vu des islamistes armés en fuite après ces frappes.

9 heures. Les talibans critiquent la France. Les talibans afghans ont condamné ce mardi l'intervention "désastreuse" de l'armée française au Mali. "Quand la France a commencé à se retirer récemment d'Afghanistan, il semblait que le gouvernement français étendrait sa position anti-guerre à d'autres régions du monde. Mais il a brisé son engagement de paix en envahissant illégalement le territoire malien avec son armée", a affirmé le porte-parole des rebelles afghans, Zabiullah Mudjahid, dans un communiqué. Les talibans "condamnent cette attaque française sur une nation musulmane" et demandent à "tous les pays du monde, gouvernements et organisations", de "remplir leur rôle" et d'"arrêter de telles transgressions", "afin que les musulmans du Mali puissent résoudre eux-mêmes leurs problèmes".

8h35. Vidalies déplore implicitement le silence et l'absence de l'Allemagne. Invité sur LCI, Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement sur LCI  assure que la France n'est pas seule à s'engager au Mali. "La France n'a pas choisi d'aller toute seule au Mali mais il y a des absences qui sont un peu regrettables. En Europe, il y a une mobilisation un peu minimale. Il va y avoir des rencontres aujourd'hui, j'espère que les choses vont s'améliorer", a-t-il déclaré. Omniprésente sur la crise de l'euro, l'Allemagne se fait plus discrète sur la guerre au Mali, apportant à la France un soutien sans faille, mais purement politique, qui souligne ses limites militaires.

7h55. Cambadélis : "Il ne s'agit pas de la Françafrique mais de la France au service de l'Afrique, a déclaré le député de Paris sur RMC, ce mardi. Nous n'intervenons pas pour du pétrole, du gaz ou pour imposer un potentat africain. Nous intervenons pour stopper les Jihadistes terroristes, pour l'unité du Mali, pour permettre les résolutions des Nations Unies. C'est à dire, au bout, un Mali qui souverainement décidera de son destin. La France se met au service de l'Afrique et en la matière il n'y a ni agenda ni but caché". 

7h35. 750 soldats français mobilisés au Mali. Le chef de l'Etat a annoncé ce mardi que le nombre de militaires français engagés dans l'opération au Mali était de 750 et que leur nombre allait augmenter. Par ailleurs, il a indiqué aux journalistes lors d'une visite à la base navale "Camp de la Paix" à Abou Dhabi, que "de nouvelles frappes cette nuit ont atteint leur objectif". "La France est en première ligne", a encore souligné le président français. "Si elle ne l'avait pas été, il y aurait aujourd'hui un Mali entièrement occupé par des terroristes et d'autres pays africains menacés".

7 heures. Le risque d'attentat en France est faible. Dans une interview à TF1 News, lejuge anti-terroriste Marc Trevidic estime que le territoire français n'est pas immédiatement menacé par des attentats liés à l'intervention française au Mali. Une intervention qu'il juge par ailleurs nécessaire pour éviter que le nord-Mali ne devienne un nouvel Afghanistan. "Je ne pense pas que la France soit menacée à la seconde sous prétexte que nous sommes intervenus au Mali. Je vois la menace plutôt à moyen terme, si la situation devait s'enliser sur le terrain", indique Marc Trividic.  

6h40. La Cedeao s'apprête à approuver une intervention au Mali. Les Etats membres de la la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) devraient approuver mardi le projet d'un déploiement rapide de troupes dans le nord du Mali avec l'arrivée de premiers soldats prévue dès la semaine prochaine. Le déploiement d'une force de 3.300 hommes, soutenue par l'Onu et appuyée par les Occidentaux dans les domaines logistique, financier et du renseignement, pourrait durer jusqu'en septembre.

VIDEO. La guerre au Mali va-t-elle durer?

6h30. Les jihadistes abandonnent leurs bastions dans le nord du Mali. Soumis à des frappes aériennes françaises lundi, les jihadistes ont évacué les grandes villes du nord du Mali qu'ils occupaient,  mais ont pris la localité de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, et ont menacé de "frapper le coeur de la France".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a apporté lundi son soutien à l'intervention française, se félicitant que "des partenaires bilatéraux répondent (..) à la demande d'aide (de Bamako) pour contrer l'avance inquiétante vers le Sud de groupes armés et des groupes terroristes".

>Qui sont ces groupes islamistes qui se partagent le Nord du Mali ? Kidal, Gao et la ville historique de Tombouctou sont depuis fin juin sous le contrôle de trois groupes armés jihadistes qui prônent une application rigoriste de la charia : Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) et le Mujao (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest).

6 heures. Paris obtient la "compréhension" de ses partenaires du Conseil. La France a informé lundi ses partenaires du Conseil de sécurité des progrès de son intervention au Mali contre les groupes islamistes du Nord et obtenu leur soutien de principe même si certains s'interrogent sur la suite des événements. La priorité pour la France est "la mise en oeuvre rapide de la résolution 2085 de l'ONU" adoptée le 20 décembre dernier, a indiqué l'ambassadeur de France aux Nations Unies. Cette résolution autorise le déploiement à terme d'une force internationale, essentiellement africaine, baptisée Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), pour reconquérir le nord du Mali, aux mains d'islamistes armés. Elle prévoit aussi un processus de réconciliation politique à Bamako et des négociations avec les rebelles du Nord qui se dissocieraient du terrorisme. L'opération Serval doit "encourager ce processus politique", a estimé l'ambassadeur. "L'intervention française est le résultat d'une urgence mais une fois arrêtée l'offensive (des islamistes), nous devons mettre en oeuvre la résolution 2085 dans toutes ses dispositions, dont le processus politique".

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  • misterlife : La france dispose de l'armée la plus puissante d'europe donc elle est legitime.. de plus c est la seule avec les usa et la russie de disposer de satellite militaire!!!

    Le 16/01/2013 à 13h56
  • 1mechant : Et bien restez à l'écart, c'est tant mieux.

    Le 16/01/2013 à 13h51
  • stephmaman : En europe c'est toujours la france qui envoie ses enfants au combat a l'etranger,si il ya un pays qui me fait rire,c'est l'allemagne!il est ou l'exemple allemand?ils se prennent pour le roi europeen sur tous les fronts,alors qu'ils montrent l'exemple au sujet du terrorisme,nos soldats ne feront pas grand chose tous seuls.

    Le 16/01/2013 à 10h11
  • qualia : Ou est l'EUROPE dans tout ça ?

    Le 16/01/2013 à 08h54
  • gwen53b : Accessoirement Irak s'écrit avec un K et non QUE. Ca prouve sans doute votre connaissance du sujet...

    Le 16/01/2013 à 08h27
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      Ce pompier a monté 700 marches en 5 minutes et 15 secondes

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