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Mali : "Ce n'est pas une guerre française", affirme Washington


le 16 janvier 2013 à 07h38 , mis à jour le 17 janvier 2013 à 09h52.
Temps de lecture
5min
Après cinq jours de frappes aériennes, les forces armées françaises se sont déployées au sol et font route vers les zones de combat.
A lire aussi
AfriqueLes soldats français engagés pour la première fois au sol au Mali, affrontaient mercredi "au corps à corps" à Diabali des combattants islamistes liés à Al-Qaïda, qui affirment avoir mené le même jour une attaque contre un site pétrolier en Algérie.

L'intervention française au Mali connaît un tournant depuis quelques heures, avec pour la première fois un engagement de troupes au sol, pour reprendre une localité de l'Ouest tombée aux mains des islamistes. Parallèlement, la campagne de bombardements aériens menée depuis le 11 janvier se poursuit. Une intervention qui a le soutien d'une majorité de la population française (lire : Mali : trois Français sur quatre favorables à l'intervention française), mais dont certains politiques craignent qu'elle ne soit appelée à durer, alors que la France a déjà subi des pertes militaires (Lire : La France rend hommage à Damien Boiteux, tué au Mali).

>>> Prise d'otages en Algérie : suivez en direct les dernières informations de ce jeudi 17 janvier en cliquant ici

Retrouvez les principaux faits de la journée de mercredi  :

21h13 : Le président malien au sommet de la Cédéao le 19 janvier. Le président malien par intérim Dioncounda Traoré participera au sommet extraordinaire de la Cédéao consacré au Mali, le 19 janvier à Abidjan.

21 heures : Ségou, ville-refuge. Des centaines de Maliens ont été contraints de fuir. Beaucoup ont trouvé refuge à Ségou, la troisième ville du pays, comme le montre ce reportage des envoyés spéciaux de TF1:

20h56 : 2000 soldats ouest-africains d'ici dix jours, premier contingent jeudi. Au terme de deux jours de discussions à Bamako, les chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se sont mis d'accord sur l'envoi de quelque 2000 soldats de la Misma (Force internationale de soutien au Mali. "L'urgence requiert que tout s'accélère pour que deux mille hommes du contingent de la Misma gagnent Bamako avant le 26 janvier", peut-on lire dans un document officiel. "Dès demain (jeudi), l'armée nigériane enverra son premier contingent", a précisé le commandant Abdoulaye Diakité.    

Où en étaient les combats mercredi soir ? Le point avec Christophe Pallée :

20h44 : Ce n'est "pas une guerre française", affirme Washington. "Au Mali, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une guerre française", a déclaré mercredi soir à Rome le secrétaire d'Etat américain, cité par l'agence Ansa, exigeant "un effort international". 

20h20 : RSF appelle la France à laisser les journalistes couvrir le conflit.  Reporters sans frontières a appelé mercredi les autorités maliennes et françaises à laisser les journalistes "couvrir librement les opérations militaires" au Mali alors que le gouvernement français a appelé les journalistes à respecter les consignes de sécurité. "C'est aux journalistes et à leurs médias, et non aux militaires, de déterminer les risques qu'ils sont prêts à prendre dans la collecte de l'information", estime Reporters sans frontières.
Les journalistes sont tenus éloignés des terrains d'opération depuis le début du conflit, ce qui "représente une grave entrave à l'exercice de leurs fonctions" pour RSF.

20h16 : Tunis dit "comprendre" l'opération française.  C'est une position plus conciliante que l'opposition de principe à une intervention non-africaine qu'il avait exprimée la veille. Le ministère tunisien des Affaires étrangères a indiqué, mercredi, "comprendre" l'opération militaire française. "La Tunisie est bien consciente des exigences de l'intervention militaire française et des problèmes de sécurité qui ont nécessité ce processus pour empêcher la transformation du Mali en un foyer de terrorisme et de violence", ajoute-t-il.

19h30 : Menace accrue d'attentat et d'enlèvement au Sahel selon le Quai d'Orsay.  Sur son site internet, le ministère des Affaires étrangères a indiqu" que la menace d'attentat et d'enlèvement, liée à la situation au Mali, s'accroît "tout particulièrement" dans la zone sahélienne. "Il est fortement recommandé, dans ces circonstances, d'éviter de s'exposer inutilement à des risques", poursuit-il.

18h46 : Fabius rejette les accusations de financement de groupes au Mali par le Qatar.  Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a rejeté l'accusation de financement de groupes islamistes au Mali par le Qatar, lancée par les sénateurs communistes, assurant qu'il n'y avait "absolument aucune confirmation". "Sur les financements, il ne s'agit pas de prononcer des accusations comme cela, nos services ont mené toute une série d'actions pour savoir d'où viennent ces financements, il y a des accusations qui sont portées dont nous n'avons absolument aucune confirmation", a-t-il déclaré en répondant aux sénateurs à la fin du débat sur la guerre au Mali.

18h30 : Le Parlement français votera "si l'opération devait se prolonger au-delà de quatre mois".  François Hollande a déclaré que, conformément à l'article 35 de la Constitution, un vote du Parlement interviendra si l'opération militaire de la France au Mali "devait se prolonger au-delà de quatre mois".

18h21 : "Ensemble, nous gagnerons la guerre": la promesse du président malien aux soldats français.  Accompagné des chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest, qui préparent l'envoi d'une force ouest-africaine au Mali, le président malien par intérim Dioncounda Traoré a rendu visite aux soldats français. "Nous n'avons pas le droit de perdre", leur a-t-il dit, leur assurant la victoire contre "l'obscurantisme qui menace le monde entier".

18h12 : La défense des islamistes ? Enfants soldats et boucliers humains. Un responsable de l'armée malienne a affirmé à l'AFP que les groupes islamistes armés "ont deux stratégies: les populations comme boucliers et des enfants soldats comme combattants".

18 heures : Juppé juge que la France a été "un coup trop loin". S'il a salué l'intervention française au Mali, concédant qu'il y avait "urgence à agir", l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé que la présence de troupes françaises au sol "n'était peut-être pas la meilleure chose à envisager". "On ne peut pas dire que nous sommes partis dans l'improvisation, mais je pense que la question se pose de savoir maintenant si on n'a pas été un coup trop loin en passant des frappes aériennes au déploiement au sol", a-t-il déclaré sur France 24.

17h54 : Le Tchad envoie un contingent de soldats. Le président tchadien Idriss Déby a décidé d'envoyer un contingent de soldats "pour soutenir les efforts de la communauté internationale", sans préciser le nombre de soldats concernés. 

17h49 : La CPI ouvre une enquête sur des crimes de guerre
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête mercredi sur les crimes de guerre présumés commis depuis janvier 2012 sur le territoire du Mali, où quelques 800 soldats français sont déployés, a annoncé le bureau du procureur. "Je suis parvenue à la conclusion que certains de ces actes de brutalité et de destruction pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome", le traité fondateur de la CPI, a déclaré le procureur de la Cour, Fatou Bensouda, dans un communiqué.

16h56 : 41 Occidentaux otages sur un site gazier en Algérie
Quarante et un Occidentaux, dont 7 Américains, ont été pris en otage mercredi sur un site gazier de l'est de l'Algérie, a affirmé un porte-parole du groupe islamiste qui les a enlevés, cité par deux sites d'informations mauritaniens, Agence Nouakchott information et Sahara Medias.

Lire aussi >  Algérie : un groupe islamiste affirme détenir 41 otages occidentaux

15h33 : Ayrault salue "l'esprit de responsabilité" des partis politiques
Jean-Marc Ayrault a salué mercredi lors du débat à l'Assemblée nationale sur l'intervention militaire de la France au Mali "l'esprit de responsabilité dont toutes les forces politiques ont témoigné" depuis le début de l'opération "Serval" le 11 janvier.

14h15 : Merkel : "le terrorisme au Mali", une menace pour l'Europe
La chancelière allemande Angela Merkel a estimé mercredi que "le terrorisme au Mali" était "une menace pour l'Europe". 

13h36 : L'Italie prête à fournir un soutien logistique
L'Italie est prête à fournir un soutien logistique aux opérations militaires en cours au Mali, a indiqué mercredi le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi.

13h26 : L'OCI change de position sur le Mali
L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a déclaré mercredi soutenir les actions visant au recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali, revenant ainsi sur son appel à un "cessez-le-feu immédiat" après le lancement d'une opération française.

13h24 : Combats "au corps à corps"
Des combats "au corps à corps" opposaient mercredi soldats français des forces spéciales et combattants islamistes à Diabali, à 400 km au nord de Bamako. "L'armee malienne est également sur les lieux", a expliqué une source de sécurité malienne. Diabali a été prise lundi par les islamistes.

Après le temps de l'unité nationale vient le temps des questions. Avant même le débat sans vote prévu mercredi après-midi à l'Assemblée, des dirigeants politiques commencent à soulever des interrogations sur l'intervention française au Mali. Celles-ci portent toutes sur le manque de soutien international à l'armée française sur le terrain.
Lire aussi >   Premières interrogations sur la solitude de la France au Mali 

12h30 : "Je revendique pleinement cette opération", dit Hollande
"Cette décision est lourde de conséquences puisqu'elle mobilise nos forces armées", a indiqué François Hollande, à l'occasion de ses voeux à la presse, ajoutant : "Je revendique pleinement cette opération car la France doit être ferme".

12h05 : Pas de commentaires après le nouveau conseil de Défense à l'Elysée
Un nouveau Conseil de défense, le quatrième  depuis le début de l'intervention française au Mali vendredi dernier, s'est  tenu mercredi matin à l'Elysée, sans qu'aucun des participants ne fasse de  déclaration à sa sortie. Le Conseil, qui a commencé à 10h30, s'est terminé un peu plus d'une heure  après. Interrogé sur des informations faisant état d'une prise d'otages en  Algérie, M. Fabius n'a pas souhaité faire de commentaire, s'en tenant à un "cet  après-midi".

11h11 : L'armée française "sécurise" un pont stratégique sur le Niger
Un détachement de l'armée française va "sécuriser" mercredi un pont stratégique sur le fleuve Niger à Markala, près de Ségou, dans l'ouest du Mali, qui mène vers le sud et la capitale Bamako, afin d'en empêcher l'accès aux islamistes armés.

10h36 : Des islamistes enlèvent des occidentaux en Algérie 
Des occidentaux, dont les nationalités et le nombre n'est pas certain, ont été enlevés mercredi par des rebelles islamistes sur un site pétrolier de BP vers In Amenas, dans le sud de l'Algérie, selon des sources locales et diplomatiques. Les autorités algériennes n'ont pour le moment pas confirmé l'enlèvement.
Lire les détails >  Des islamistes enlèvent cinq Japonais et un Français en Algérie

Cinq Japonais et un Français ont été enlevés mercredi par des rebelles islamistes sur un site pétrolier vers In Amenas, dans le sud de l'Algérie.

10h27 : Les soldats français encerclent les islamistes au centre du Mali 
Les troupes françaises se sont déployées mercredi autour de la ville de Niono, dans le centre du Mali, a indiqué une source militaire malienne. "Les forces françaises ont sécurisé Niono pour arrêter l'avance des islamistes vers Ségou, pendant que l'armée malienne sécurise la zone frontière avec la Mauritanie", a-t-elle déclaré. "Ils sont maintenant encerclés et l'assaut final n'est plus qu'une question de temps." Au sixième jour des bombardements français, les chasseurs français ont frappé le siège de la police islamique à Niafunké, près de Tombouctou, ont indiqué les habitants.

10h22 : Bayrou salue la "détermination" de Hollande
François Bayrou, le président du MoDem, a salué mercredi la "détermination" et la "rapidité" de réaction du président François Hollande au Mali. Le chef de l'Etat "ne pouvait pas prendre une autre décision" que de lancer une contre-offensive militaire contre les groupes islamistes, a assuré l'ancien candidat à l'Elysée sur BFMTV-RMC, qui a ajouté: "J'aurais fait la même chose".

"On a affaire à plusieurs centaines, plus d'un millier - 1.200, 1.300 -, de terroristes dans la zone, avec peut-être des renforts demain", a souligné mercredi Jean-Yves Le Drian. Ils se divisent en trois mouvements : Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) 
Lire aussi >   Qui sont ces groupes islamistes qui se partagent le Nord du Mali ?

Mardi, les raids de l'aviation française menés sur le centre et le nord du Mali ont permis de stopper l'avancée des islamistes sur Bamako, notamment à Gao. Un soulagement pour ses habitants, comme l'explique à LCI Ramata Coulibaly, vice-présidente du collectif des maliens de France pour la paix. Mali : "A Gao, c'est la délivrance". 

8h50 : Copé s'inquiète de "la solitude de la France" au Mali
Le président de l'UMP exprime sur France 2 une "inquiétude forte" au constat de "la solitude de la France" au Mali. Ce n'est pas une "solitude diplomatique. Ça, tout le monde est autour de la France !", s'exclame le dirigeant d'opposition. Mais il n'a "pas le sentiment que la France soit vraiment soutenue. "C'est vraiment très important" maintenant "d'oeuvrer à ce que ce soit bien la communauté internationale dans son ensemble - les pays africains pour la part qui est la leur - qui rejoigne la France dans cette intervention que je crois nécessaire, mais qui commande que les forces françaises ne soient pas les seules sur le théâtre d'opération".
Il n'en réaffirme pas moins son soutien au gouvernement pour cette intervention militaire. "Lorsque des soldats sont engagés, des Français exposés - ceux qui habitent au Mali et dans toute la zone - des otages menacés, l'union nationale doit prévaloir", assure le député-maire de Meaux. 

8h40 : Pour Kouchner, "il fallait intervenir très vite"
L'ancien chef de la diplomatie française approuve la décision de François Hollande d'envoyer des troupes françaises au Mali : "Il fallait intervenir très vite". Cependant, la présence militaire de la France doit être temporaire dans ce pays, en attendant la mise en place d'une force africaine. La France n'est "pas là pour prendre la place des Africains, c'est aux Africains de rétablir l'ordre". Sur l'absence de nos voisins européens, Bernard Kouchner "appelle les autres pays à prendre place dans cette cause commune" qui peut être "aussi une occasion pour l'Europe s'affirme".
 
8h30 : "La France n'a jamais envisagé de gaité de coeur une intervention au Mali"
Invité sur Europe 1, l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, refuse tout à la fois les termes de "préméditation" et "d'improvisation" pour qualifier l'action des troupes françaises au Mali. Il affirme que "la France n'a jamais envisagé de gaité de coeur une intervention au Mali", tout en soulignant que "mon devoir de chef militaire de prévoir un certain nombre de plans". Dans le cas du Mali, une intervention française faisait partie de ces hypothèses envisagées. Il estime aussi que les partenaires européens de la France vont devoir s'impliquer davantage qu'ils ne le font actuellement.

8h22 : Les troupes africaines à pied d'oeuvre samedi ?
Interrogé sur France Info, Tieman Coulibaly, ministre malien des Affaires étrangères, souligne que l'action des troupes françaises ne peut se concevoir indépendamment d'une action militaire africaine : "Il est hors de question que cette opération soit un tête-à-tête du Mali avec la France". Selon lui, les troupes africaines pourraient intervenir "dès la fin de la semaine. Dès samedi, certaines seront pré-positionnées. A partir de samedi, en trois-quatre jours, le dispositif pourra commencer ses premières manoeuvres."

7h58 : Les troupes françaises remontent vers le Nord du Mali
Selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, interrogé mercredi matin sur RTL, les forces françaises engagées au sol au Mali "sont en train de remonter vers le nord" du pays. 

Carte du Mali avec Konna, ville prise par les islamites le 10/1/13 

7h57 : Quel soutien européen pour la France au Mali ?
"Les Européens nous ont soutenus par des équipements de transport", a souligné -Yves Le Drian sur RTL, interrogé sur l'absence criante de troupes européennes au côté des troupes françaises au Mali. "Et puis, il y a une échéance rapide : celle des ministres européens des Affaires étrangères, demain, qui vont permettre d'accélérer la mise en place de la mission européenne prévue depuis décembre. Une mission qui prévoit, non pas un engagement dans les zones de combat, mais la présence d'instructeurs".

7h56 : Que deviennent les otages français au Sahel ?
Ces otages sont-ils encore en vie (Lire : Otages français d'Aqmi : "On n'a pas de nouvelle du tout") ? "Aucun élément ne nous permet de penser le contraire", estime Jean-Yves Le Drian sur RTL, tout en soulignant : "Quand il y a un otage, il y a un risque pour sa vie. Il y avait un risque hier, il y aura un risque demain." Avec ou sans intervention militaire française au Mali... Dans une telle situation, selon le ministre, il n'y avait d'autre choix que d'agir : "Si on avait laissé faire, les terroristes auraient eu tout le pouvoir au Mali (...) La France a manifesté son refus de constitution d'un Etat terroriste au Mali. Elle a refusé qu'outre les huit otages, il y ait un Etat otage".

7h55 : Comment se financent les islamistes ?
Interrogé sur les ressources des groupes islamistes au Mali, Jean-Yves Le Drian a évoqué "un mélange de trafics (trafics de drogue, d'armes : ces trafics passent par le Sahel, y compris les armes de Libye) ; c'est aussi l'argent des otages". En revanche, les soupçons de ravitaillement des véhicules des islamistes en Algérie ne sont plus d'actualité : "Si c'était le cas, ça ne l'est plus", a souligné -Yves Le Drian ; "l'Algérie a fermé ses frontières avant-hier soir", tout en laissant, parallèlement, les avions français intervenant au Mali emprunter l'espace aérien algérien.

7h50 : "Plus d'un millier de terroristes très organisés", selon Le Drian
Interrogé mercredi matin sur RTL, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a fait le point sur les premiers résultats de l'engagement français au Mali. Réaffirmant qu'il fallait "bloquer l'offensive surprise" de groupes islamistes "déterminés à descendre sur le Sud du Mali", il a indiqué que grâce à l'intervention française, "ce projet a été très contrarié sur l'Est". Mais "c'est un peu plus difficile à l'Ouest, où nous avons les groupes les plus durs, les plus fanatiques, les plus organisés." Selon lui, "on a affaire à plusieurs centaines, plus d'un millier de terroristes très organisés, avec peut-être des renforts demain. C'est la raison pour laquelle les forces aériennes françaises frappent les bases arrières" des groupes islamistes. 

4h : Konna toujours aux mains des islamistes
Un porte-parole d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) confirme dans une vidéo que les jihadistes contrôlent toujours la ville de Konna, dans le centre du Mali, dont ils s'étaient emparés le 10 janvier, provoquant l'intervention de l'armée française. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait révélé mardi que Konna n'avait pas été reprise aux groupes jihadistes par les forces maliennes, alors qu'un officier de l'armée malienne avait affirmé le contraire samedi.
"Nous sommes actuellement dans Konna, ce que vous voyez c'est un véhicule blindé de l'armée malienne", explique dans cette vidéo, mise en ligne mardi sur le site mauritanien privé Sahara Media, Aboul Habib Sidi Mohamed, qui s'exprime devant un véhicule blindé recouvert d'un drapeau jihadiste. Le porte-parole apporte par ailleurs une justification à l'offensive surprise des combattants islamistes à Konna, alors que le front entre armée malienne et groupes jihadistes était gelé depuis des mois. "C'est après avoir échoué à convaincre le gouvernement malien à négocier et dialoguer pour une solution pacifique négociée que nous avons pris notre initiative, qui n'a de but que le devoir de protéger les populations", assure en arabe le porte-parole, barbu et portant un chèche.

2h : Les jihadistes ont coupé les télécommunications à Gao
Des habitants de Gao signalent que les jihadistes ont coupé les télécommunications dans la ville de Gao, afin d'éviter que la population ne donne des informations aux militaires maliens et français, alors que les positions des combattants islamistes sont pilonnées.

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  • destra69 : Ce sont les mêmes commentaires que vous faisiez il y a 1 an, à propos de Sarkosz, critique systématique, vous voyez comme c'est drôle?????

    Le 17/01/2013 à 12h47
  • unvoisin13 : Chers Amis francais, comme toujours sur ce site chaque artcile est sujet à débat politique. Pour info, dans ce cas précis gauche comme droite se devait d'intervenir, La Belgique vous soutient (à son humble niveau bien sur) mais ne vous y trompez pas! La France ne s'est pas engagée dans cette guerre par pur humanisme. N'oubliez pas que le président Hollande déffend également de larges intérets de Lobbys Francais! Eh oui l'uranium qui sert à vos centrales nucléaires provient de ces régions (et il est tout à fait normal pour un chef d'état de déffendre ces intérets tant hummains mais également éconnomiques) Conclusion, de gauche, de droite , l'intervention de mr Hollande (dont je ne suis pas un supporter) est plus que justifiée car il déffend les intérets du pays!

    Le 17/01/2013 à 12h46
  • agnesflore64 : Normal que les journalistes soient ecartés des combats par securité , pour un scoop dès lors pour du fric , ils sont pret a faire nimporte quoi et ils risquent la vie des soldats qui viennent les recuperer quand ils sont pris en otage et en plus sans aucune reconnaissance !!!! Un peu de lucidité , si on on aide a faire fait tomber le dictateur en Syrie c'est Al Quaida qui prendra sa place!!

    Le 17/01/2013 à 12h41
  • jmc1147 : "RSF appelle la France à laisser les journalistes couvrir le conflit." Je ne suis pas d'accord, les Médias peuvent divulguer (involontairement) des informations stratégiques et donc permettre à l'ennemi de mieux s'adapter à notre offensive. L'ennemi a facilement accès à nos médias (exemple la prise d'otage en Algérie suite à l'autorisation de survole de l'espace aérien Algérien )

    Le 17/01/2013 à 11h57
  • monpays68 : Il faut stabiliser le pays pour exploiter l'Uranium .... il arrive pour certains que ce soit pour le pétrole .......

    Le 17/01/2013 à 11h43
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