Manifestation pour réclamer des réformes à Alger (19/02/2011) © TF1/LCIEn Algérie, l'état d'urgence avait été décrété le 9 février 1992 pour lutter contre la guérilla islamiste. Depuis lors, il était resté en vigueur sans discontinuer. Mais les remous qui agitent le monde arabe ont visiblement changé la donne pour le gouvernement algérien, qui a décidé de lever une mesure en vigueur depuis 19 ans, et qui permettait au pouvoir en place de museler toute opposition. Dans le cadre de cette disposition, les libertés politiques avaient été restreintes et ont notamment empêché les partis de se déployer deux ans après la reconnaissance du pluralisme politique en 1989.
Heurts au Yémen, la contestation toujours vive dans plusieurs pays
<b>Le point, pays par pays -</b> Le "printemps des peuples" du monde arabe poursuit ses soubresauts, avec une première victoire pour les manifestants à Bahreïn, où des discussions sont engagées avec le pouvoir.
Publié le 21/02/2011
Maroc : "le peuple veut le changement"
Des milliers de Marocains ont manifesté dimanche pour réclamer des réformes politiques, dont une limitation des pouvoirs du roi.
Publié le 20/02/2011
De la Libye au Yémen, la contestation toujours vive
<b>Le point, pays par pays -</b> Le "printemps des peuples" du monde arabe poursuit ses soubresauts, avec une première victoire pour les manifestants à Bahreïn, où des discussions sont engagées avec le pouvoir, et un appel des chefs tribaux en Libye à stopper une répression aveugle.
Publié le 20/02/2011
Monde arabe : la révolte s'étend
<b>Le point, pays par pays -</b> Les émeutes sanglantes ont continué samedi de secouer des régimes autoritaires du monde arabe, avec notamment des dizaines de morts dans la répression policière en Libye, l'occupation de milliers de Bahreïnis du centre de la capitale et des manifestations violentes au Yémen.
Publié le 19/02/2011
Manifestations en France pour soutenir l'Algérie et fêter l'Egypte
Plusieurs manifestations se sont déroulées samedi à Paris et en province pour soutenir la marche pour la démocratie organisée en Algérie et pour fêter la chute d'Hosni Moubarak.
Publié le 12/02/2011
Algérie : une nouvelle marche programmée samedi
Reportage- En Algérie, malgré l'annonce du gouvernement sur une levée probable de l'état d'urgence, une nouvelle "marche" est prévue pour samedi. La population exige une modification profonde du système.
Publié le 18/02/2011
Le président Abdelaziz Bouteflika avait déjà promis le 3 février cette levée de l'état d'urgence, que réclamait à cor et à cri l'opposition, mais aussi des mesures pour l'emploi, le logement et la lutte anti-corruption. Le décret publié jeudi et qui officialise la mesure se présente comme une réponse à de multiples mouvements de chômeurs et mal-logés qui ont abouti à des émeutes meurtrières (cinq morts, plus de 800 blessés) début janvier dans tout le pays contre la récente flambée des prix de première nécessité.
Ce qui reste de l'état d'urgence
Barack Obama a d'ores et déjà "félicité" le gouvernement algérien pour cette levée de l'état d'urgence en se disant "impatient de voir les prochaines mesures qui seront prises pour permettre aux Algériens d'exercer pleinement leurs droits universels, dont la liberté d'expression et d'association". Mais l'opposition algérienne est beaucoup plus dubitative.
D'entrée de jeu, l'un de ses principaux dirigeants, Said Sadi, qui préside le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, a dénoncé une manière de détourner l'attention. "C'est un effet d'annonce, c'est une manoeuvre, car l'état d'urgence est maintenu dans la capitale", a-t-il affirmé, en faisant référence à l'interdiction de rassemblements dans les rues d'Alger, une mesure adoptée en 2001 après une manifestation sanglante de Kabyles. Et il a réitéré la détermination de la toute nouvelle Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD, née le 22 janvier) et dont le RCD fait partie, à parvenir "à un changement du système" politique, à l'instar de la Tunisie puis de l'Egypte. Deux précédentes manifestations, les 12 et 19 février, ont été bloquées par un formidable cordon policier, tandis que les autorités tentaient de désamorcer la grogne en lâchant du lest sur le plan social et économique.
En outre, malgré la levée de l'état d'urgence, les militaires garderont une partie du pouvoir que leur conférait cette disposition pour poursuivre la lutte anti-terroriste en vertu d'une nouvelle loi. Ils restent en effet en première ligne contre les islamistes qui continuent leurs attaques, comme récemment au Sahara où ils ont kidnappé une touriste italienne. Le ministre de l'Intérieur a indiqué par ailleurs que le gouvernement "n'envisageait pas pour le moment" d'autoriser de nouveaux partis politiques, alors qu'au moins sept formations attendent leur agrément.
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