La Maison-Blanche. © sxc.hu/SkyringUn bras-de-fer s'installe entre le pouvoir égyptien et la communauté internationale. Au soir d'une journée marquée par de violents affrontements au Caire, l'administration américaine a durci le ton sur l'avenir d'Hosni Moubarak, affirmant mercredi que le changement devait intervenir dès à présent en Egypte. Priée de dire si les États-Unis soutenaient le projet du président égyptien d'aller au terme de son mandat, en septembre, le porte-parole de la Maison blanche a répondu que la présidence américaine souhaitait un changement maintenant. "Et maintenant, ça veut dire maintenant", a insisté Robert Gibbs. Mardi soir, intervenant à la télévision pour la deuxième fois depuis le début de la révolte, Moubarak a annoncé qu'il ne briguerait pas de sixième mandat à l'élection prévue en septembre et qu'il consacrerait les derniers mois de sa présidence "aux mesures nécessaires à un transfert pacifique des pouvoirs". La Maison blanche a également condamné les violences qui ont éclaté au Caire entre partisans et adversaires d'Hosni Moubarak. Selon le ministre égyptien de la Santé, ces violents accrochages sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, ont fait 403 blessés et un mort.
Egypte : "le régime joue le pourrissement et l'essoufflement"
<b> Analyse -</b> Jean-Noël Ferrié, directeur de recherches au CNRS sur l'Egypte, explique que le président Hosni Moubarak, soutenu par l'armée, maître de la situation, n'ira pas plus loin que les avancées déjà annoncées.
Publié le 02/02/2011
Moubarak aimerait partir mais craint le chaos
Dans une interview à ABC, le raïs déclare qu'il en a "assez après 62 ans dans la fonction publique" et qu'il aimerait partir, mais il redoute que l'Egypte sombre dans le chaos s'il démissionnait maintenant.
Publié le 03/02/2011
Egypte : le pouvoir reste ferme avant le vendredi de tous les dangers
Alors que les affrontements entre partisans et opposants du pouvoir ont une nouvelle fois été très violents ce jeudi au Caire, le vice-président, a répété qu'Hosni Moubarak ne partirait pas. Vendredi, et sa manifestation baptisée "vendredi du départ" par les manifestants, s'annonce tendu.
Publié le 03/02/2011
Egypte : confusion et chaos au Caire
Malgré les interventions ponctuelles de l'armée, les affrontements entre opposants et partisans d'Hosni Moubarak se poursuivent de manière sporadique dans la capitale égyptienne. Sur le plan politique, le dialogue de sourds continue entre l'opposition et le pouvoir. Ce dernier s'est néanmoins excusé pour les violences.
Publié le 03/02/2011
Egypte : malgré l'armée, la bataille rangée se poursuit au Caire
Après une brève accalmie pendant la nuit, les heurts entre opposants au régime et partisans du président Moubarak ont repris à l'aube dans le centre de la capitale égyptienne.
Publié le 03/02/2011
Face aux remous égyptiens, Israël se sent bien seul
Benjamin Netanyahu met en garde contre un risque "d'instabilité pendant de nombreuses années" en Egypte qui pourrait menacer directement Israël. Ehud Barak, le ministre de la Défense, relativise et écarte le risque de menace militaire immédiate pour l'Etat hébreu.
Publié le 03/02/2011
Journée d'affrontements au Caire, trois morts et 639 blessés
De violents heurts ont opposé les pro et anti Hosni Moubarak dans le centre de la capitale égyptienne. Ils ont fait trois morts et des centaines de blessés. L'opposition maintient son appel à une mobilisation massive vendredi pour exiger le départ du président.
Publié le 02/02/2011
Les journalistes étrangers agressés par des "militants" pro-Moubarak
De nombreux journalistes étrangers couvrant les affrontements entre partisans et adversaires du président Hosni Moubarak ont fait l'objet de violences mercredi au Caire.
Publié le 02/02/2011
Hosni Moubarak veut "terminer son travail"
Lors d'une intervention télévisée, mardi soir, le président égyptien a annoncé qu'il ne serait pas candidat à la prochaine élection présidentielle mais qu'il resterait en place pour organiser "une transition pacifique du pouvoir". Des milliers de manifestants continuent à demander son départ.
Publié le 01/02/2011
Egypte : quelle alternative politique si le régime chute ?
L'opposition à Hosni Moubarak est un ensemble hétéroclite de partis laïques, d'islamistes et d'organisations issues de la société civile. Problème : aucun de ses dirigeants ne semble capable de fédérer le peuple derrière lui et de combler le vide politique en cas de chute du pouvoir en place.
Publié le 01/02/2011
Egypte : le pouvoir veut reprendre le contrôle de la rue
Pour les anti-Moubarak, les affrontements de ce mardi sont le fruit de la police d'Hosni Moubarak. Le pouvoir veut siffler la fin de la récréation, selon notre correspondant sur place.
Publié le 02/02/2011
L'onde de chose va-t-elle se propager ?
Depuis la révolte de la Tunisie, les envies de changement continue de se répandre dans les pays arabes. En Jordanie, au Yémen, en Algérie et en Syrie, les hommes au pouvoir tentent de contenir tout début de révolte.
Publié le 02/02/2011
Si ces violences, a poursuivi Gibbs, ont été orchestrées par les autorités égyptiennes, celles-ci doivent cesser immédiatement. "Le message que le président (Barack Obama) a clairement délivré au président Moubarak, c'est que le temps du changement est arrivé", a martelé le porte-parole de la Maison blanche. "La transition doit commencer maintenant", a-t-il martelé.
Autre signe du durcissement de ton américain, le sénateur américain John McCain a lui appelé clairement Hosni Moubarak à démissionner, peu après avoir été reçu par le président Barack Obama à la Maison Blanche. "C'est regrettable (mais) le temps est venu pour le président Moubarak de démissionner et de lâcher les rênes du pouvoir", a affirmé l'élu républicain de l'Arizona (sud-ouest) sur son compte Twitter en milieu d'après-midi.
Fermeté du vice-président Souleimane
Pourtant, sourd aux appels de la communauté internationale, le vice-président égyptien Omar Souleimane a appelé mercredi soir les manifestants à rentrer chez eux et a conditionné l'ouverture d'un dialogue avec les forces politiques à l'arrêt des manifestations de rue. Il a souligné que son appel s'adressait aussi bien aux adversaires qu'aux partisans d'Hosni Moubarak, que de violents accrochages ont opposés dans la journée au Caire. Souleimane avait annoncé lundi soir l'ouverture de consultations avec l'ensemble des partis politiques.
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Egypte : "le régime joue le pourrissement et l'essoufflement"
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