Nicolas Sarkozy et Paul Kagame, le 12 septembre 2011, à l'Elysée © TF1/LCI
Rwanda : nouvelle révélation dans l'élément déclencheur du génocide
Le rapport d'expertise judiciaire sur l'attentat de 1994 contre l'avion du président rwandais Habyarimana, présenté mardi, oriente l'enquête vers des tirs de missile depuis le camp de Kanombe, alors aux mains de l'armée, mais ne désigne pas les auteurs possibles de cette attaque.
Publié le 10/01/2012
Kagame en France : entre malaise et réconciliation
Le président rwandais effectue sa première visite officielle en France depuis le génocide de 1994, destinée à rebâtir une relation encore marquée par le contentieux autour du rôle de la France avant et pendant les massacres.
Publié le 12/09/2011
Rwanda : Mbarushimana sera remis à la Cour pénale internationale
La Cour de Cassation a validé mardi la remise du Rwandais à la CPI pour son rôle présumé dans des crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans l'Est du Congo en 2009.
Publié le 04/01/2011
Rwanda : le sortant Paul Kagame favori de la présidentielle
Pour cette deuxième présidentielle depuis les massacres, le "chairman" du Front patriotique rwandais (FPR) est donné grandissime favori, faute de véritable opposition.
Publié le 08/08/2010
Sarkozy admet les "erreurs" de la France au Rwanda
Au second jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat a reconnu à Kigali en présence de son homologue Paul Kagamé que la France avait mal jugé la situation au moment du génocide de 1994.
Publié le 25/02/2010
Sarkozy au Rwanda pour tourner la page
Au second jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat rencontre Paul Kagamé, son homologue rwandais, pour mettre fin aux relations houleuses entre les deux pays depuis le génocide de 1994.
Publié le 25/02/2010
Le rebelle Nkunda arrêté par le Rwanda
Le chef de l'opposition armée au régime de Joseph Kabila est victime du retournement d'alliance de Kigali, désormais allié à Kinshasa.
Publié le 23/01/2009
Ces rapports sont plombés depuis plus de quinze ans sur l'éventuelle responsabilité française dans le génocide de 1994 (800.000 morts selon l'Onu, essentiellement de l'ethnie tutsi, celle de Paul Kagamé) ou les poursuites engagées en France contre des génocidaires présumés.
"Tourisme, infrastructures générales"
Paul Kagame a en revanche assuré avoir "parlé de l'avenir" des relations entre les deux pays avec son hôte. "Tous les sujets dont nous avons parlé ont été abordés dans le contexte de l'avenir, nous avançons vers l'avenir. J'ai plaidé pour plus de commerce, plus de partenariat", a insisté le président rwandais. "Les Français sont libres de venir et d'investir au Rwanda", a-t-il poursuivi, citant "le tourisme, les infrastructures générales...". Dans cette optique commerciale, Paul Kagame terminera sa visite mardi par une rencontre avec le patronat français. Interrogé sur les critiques de l'opposition rwandaise et d'ONG qui ont dénoncé sa visite et les violations des droits de l'Homme au Rwanda (voir encadré), Paul Kagame a répondu que ces manifestants "auraient dû encourager cette rencontre" avec Nicolas Sarkozy, qualifiée d'"utile". "La rencontre a eu lieu, y compris pour ceux qui ne la voulaient pas", a-t-il conclu.
De son côté, Nicolas Sarkozy n'a fait aucune déclaration. L'Elysée a simplement salué, dans un communiqué, "une nouvelle étape dans le processus de normalisation entre les deux pays, fondé sur le dialogue et le respect mutuel". La présidence a indiqué que l'Agence française de développement (AFD) s'apprêtait à faire passer ses engagements au Rwanda de 23,7 à 42,2 millions d'euros. Au titre de cette coopération, l'Elysée a notamment cité la participation de la France au "programme national d'accès à l'électricité", "le soutien aux PME rwandaises" et la construction à Kigali d'un nouveau "centre culturel franco-rwandais".
Juppé absent pour cause de voyage en Chine
Un peu auparavant, Paul Kagame avait annoncé dans un entretien à l'AFP qu'il ne demandait plus que la France présente des "excuses" pour son rôle au Rwanda en 1994, comme Kigali l'a longtemps exigé, et comme l'ont fait les Etats-Unis et la Belgique. "Des excuses ou pas d'excuses, je préfère laisser ces questions aux gens qui sont concernés. Je ne peux forcer personne. Je ne peux supplier personne. Je n'ai pas à éduquer quiconque sur quoi que ce soit, chacun a sa façon de gérer les choses face à sa propre conscience", a-t-il souligné.
Pourtant, un rapport officiel rwandais accuse toujours les militaires français d'avoir participé au génocide. A noter qu'Alain Juppé, déjà ministre des Affaires étrangères à l'époque du génocide et visé par ce rapport, ne participait pas à la réunion. Un voyage officiel en Chine lui a permis de la "sécher"...
| Manifestations anti-Kagame, interpellé sur les droits de l'homme |
Lors d'une séance de questions-réponses à l'Institut français des relations internationales (Ifri), Paul Kagame a été interpellé par l'ONG Human Rights Watch et par Reporters sans frontières (RSF) sur la question des droits de l'homme dans son pays. "Je ne comprends pas de quoi vous voulez parler", leur a répondu le président rwandais, en déniant à ces organisations le droit de s'ériger en professeurs des droits de l'homme dans son pays. |
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