Tunisie : électeurs devant des panneaux électoraux à Sousse, 19/10/11 © TF1/LCI17 décembre 2010 : mort de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid. 14 janvier 2011 : Zine Ebedine Ben Ali s'enfuit. 23 octobre 2011 : première élection libre. En un peu plus de dix mois, la Tunisie est passée d'une dictature policière à une toute jeune démocratie. Et ce dimanche marque donc le début de la deuxième phase de sa révolution, et plus globalement du "printemps arabe".
Jeannette Bougrab : "Il n'y a pas de charia light"
Tunisie: Ennahda en tête dans plus de la moitié des circonscriptions
Tunisie : les islamistes d'Ennahda revendiquent la tête du gouvernement
Tunisie : les islamistes revendiquent près de la moitié des sièges
Les visages politiques de la nouvelle Tunisie
Jeannette Bougrab : "Il n'y a pas de charia light"
Dans les colonnes du Parisien, la secrétaire d'Etat à la Jeunesse fait part de ses inquiétudes sur les succès des partis islamistes lors des scrutins organisés à la suite des révolutions du "printemps arabe". Et elle assène : "Je ne connais pas d'islamisme modéré".
Publié le 03/12/2011
Tunisie: Ennahda en tête dans plus de la moitié des circonscriptions
Le parti islamiste était toujours en tête des élection de dimanche en Tunisie après le dépouillement de 14 des 27 circonscriptions du pays, selon des résultats annoncés mercredi soir. Ennahda estime en conséquence "naturel" de diriger le gouvernement.
Publié le 26/10/2011
Tunisie : les islamistes d'Ennahda revendiquent la tête du gouvernement
Le mouvement islamiste tunisien Ennahda affirme, sur la base de ses propres chiffres, avoir obtenu plus de 40% des sièges de l'Assemblée constituante. Les discussions pour former une coalition ont déjà commencé. Avec une condition : Ennahda estime "naturel" de diriger le gouvernement.
Publié le 26/10/2011
Tunisie : les islamistes revendiquent près de la moitié des sièges
Le mouvement islamiste Ennahda a affirmé mardi soir, sur la base de ses propres chiffres, avoir obtenu plus de 40% des sièges de l'Assemblée constituante. Les résultats officiels de l'élection sont attendus mercredi matin. Mais les tractations ont déjà commencé entre les différents partis.
Publié le 25/10/2011
Tunisie: Ennahda veut rassurer et propose une alliance aux laïcs
Le parti islamiste donné vainqueur des élections tunisiennes a lancé lundi un message pour "rassurer" et donner des garanties sur son engagement à respecter les droits acquis des femmes et des minorités religieuses. Il propose une alliance à deux partis laïcs.
Publié le 24/10/2011
Tunisie: les islamistes d'Ennahda anticipent la victoire
Un parfum de victoire flottait lundi au siège du parti islamiste tunisien Ennahda, où la tranquille confiance affichée dans l'attente des résultats officiels du scrutin de dimanche tranchait avec l'atmosphère de tristesse de leurs concurrents du centre-gauche.
Publié le 24/10/2011
Tunisie : les islamistes en tête du premier scrutin libre ?
Si le dépouillement est toujours en cours ce lundi en Tunisie, où les électeurs se sont massivement rendus aux urnes pour désigner une assemblée constituante à l'occasion du premier scrutin démocratique issu du "printemps arabe", les premières tendances sont favorables aux islamistes d'Ennahda.
Publié le 24/10/2011
Les Tunisiens répondent massivement à l'appel des urnes
Neuf mois après la chute de Ben Ali, les Tunisiens ont voté en masse dimanche pour élire leur Assemblée constituante. Selon les premières estimations, la participation atteint les 70%. Les islamistes d'Ennahda sont favoris de ce scrutin. Les résultats seront annoncés mardi.
Publié le 23/10/2011
Tunisie : "des élections primordiales pour la suite du printemps arabe"
DECRYPTAGE - Neuf mois après avoir renversé Ben Ali, les Tunisiens se rendent aux urnes dimanche pour élire leur Assemblée constituante. Quels sont les enjeux du scrutin, dont les islamistes d'Ennahda sont favoris ? Les réponses de TF1 News avec Pierre Vermeren, maître de conférences à Paris I.
Publié le 19/10/2011
Tunisie : "un brouhaha démocratique très beau à voir"
TEMOIGNAGE - Samy, un Tunisien engagé auprès d'une coalition, explique à TF1 News comment il vit la campagne pour les élections de dimanche. "Ce scrutin, neuf mois après la chute de Ben Ali, c'est un peu comme un accouchement", souligne-t-il.
Publié le 20/10/2011
Le retour de Ben Ali, une mauvaise blague pour un bon geste
Ben Ali de retour en Tunisie ? Pour inciter les citoyens tunisiens à aller voter dimanche, l'association "Engagement Citoyen" a utilisé l'image de l'ancien président.
Publié le 20/10/2011
Tunisie : Nessma TV, une télévision sous haute surveillance
REPORTAGE - Après avoir notamment diffusé le film "Persépolis", la chaîne de télévision a été attaquée par des salafistes. Sa rédaction explique à notre envoyé spécial, Vincent Roux, qu'elle n'entend pas pour autant baisser les bras devant les extrémistes.
Publié le 20/10/2011
Tunisie: le web au secours des électeurs
Alors que les électeurs tunisiens doivent choisir parmi plus de 11.000 candidats répartis sur 1600 listes, le web fournit divers outils permettant d'y voir un peu plus clair.
Publié le 20/10/2011
Tunisie : à Sidi Bouzid, la policière à l'origine de la révolution veut oublier
REPORTAGE - Le 17 décembre 2010, l'altercation entre Feyda Hamdi et Mohammed Bouazizi, qui allait s'immoler dans la foulée, déclenchait indirectement la révolution. Dix mois après et quelques jours avant les premières élections de dimanche, notre envoyé spécial, Vincent Roux, est retourné sur place.
Publié le 19/10/2011
Les visages politiques de la nouvelle Tunisie
DIAPORAMA - Qui sont les leaders politiques issus de la transition démocratique post-Ben Ali ? Avant la première élection libre en Tunisie, ce dimanche 23 octobre, découvrez-les avec TF1 News.
Publié le 22/10/2011
Premier pays à s'être révolté, la Tunisie est en effet aussi le premier à tenir ses premières élections libres pour mettre en place une Assemblée constituante. Ses 217 élus auront pour mission de rédiger une Constitution, de former un nouveau gouvernement et de légiférer pendant la transition. En théorie, celle-ci ne doit pas durer plus d'un an.
"Brouhaha démocratique très beau à voir"
Et c'est peu dire que les Tunisiens ont le choix. Même si seulement un peu plus d'un sur deux s'est inscrit sur les listes électorales, plus de 11.000 candidats, répartis sur 1.600 listes, briguent une place à l'Assemblée. Si ce "brouhaha démocratique est très beau à voir", comme l'observe Samy, un consultant en nouvelles technologies, sur TF1 News (lire notre article : "Tunisie : un brouhaha démocratique très beau à voir"), il complique néanmoins la tâche des Tunisiens, peu habitués à une telle situation.
Le taux de participation est ainsi l'une des grandes inconnues du scrutin, notamment dans les milieux ruraux et les classes populaires plus préoccupés par leur quotidien que pour un vote dont ils ne perçoivent pas forcément les enjeux. "Dans n'importe quel pays, la démocratie s'apprend. Son héritage est long à construire. Et, aujourd'hui, la Tunisie part de zéro puisque l'école n'a jamais inculqué de culture civique", explique Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb contemporain, à TF1 News.
Les islamistes tentent de rassurer
Sur le plan purement politique, deux grands blocs se font face après la disparition du RCD, le parti de Ben Ali (dont les héritiers se présentent surtout comme indépendants). Tout d'abord, les islamistes d'Ennahda, en tête dans les sondages. Dirigé par Rached Ghannouchi, Ennahda bénéfice d'un fort réseau communautaire, de la situation économique toujours très difficile (rien ne s'est vraiment amélioré pour les chômeurs depuis janvier) et d'une image de "martyr" de l'ère Ben Ali.
Face aux peurs qu'engendre sa formation, Rached Ghannouchi a tenté de rassurer, en se comparant à l'AKP, le parti islamiste modéré au pouvoir en Turquie. "Cette déclaration n'est pas seulement une posture, c'est aussi l'intérêt du parti d'être modéré. Les islamistes savent qu'ils font peur et que pour avoir les crédits internationaux, il faut être modéré. Ils ont aussi vu que le Hamas, bien que vainqueur des élections palestiniennes en 2006, avait ensuite été marginalisé sur la scène diplomatique", remarque Pierre Vermeren.
Marzouki arbitre ?
Face à Ennadha, deux grandes coalitions laïques, classées à gauche, se dégagent. Rivaux de toujours en dépit d'une lutte commune contre l'ancien régime, Ahmed Néjib Chebbi, leader du Parti démocrate progressiste, et Mustapha Ben Jaafar, dirigeant d'Ettakatol (en arabe : forum), n'ont pas réussi à s'entendre pour créer un front uni face aux islamistes. Leur score respectif et surtout celui d'Ennahda seront primordiaux. "Si Ennahda obtient la majorité absolue, le risque de surenchère islamique est réel. S'il ne dispose que d'une majorité relative, il devra composer", note Pierre Vermeren.
Dans cette optique, le score de Moncef Marzouki et de son Congrès pour la république (CPR) sera scruté à la loupe. L'emblématique leader de l'opposition en exil en France a toujours été marqué à gauche. Mais il s'est rapproché d'Ennahda et pourrait donc jouer l'arbitre au moment de former une majorité stable.
"Rôle primordial pour le printemps arabe"
Quoi qu'il en soit, intervenant seulement trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, ces élections tunisiennes sont un test pour l'avenir du "printemps arabe". "Si tout se passe bien, sans surenchère religieuse au moment de l'installation de l'Assemblée, cela aura un rôle important pour les prochains scrutins, dès le mois prochain en Egypte et au Maroc. A l'inverse, si cela se déroule mal, les régimes autoritaires toujours en place en profiteront pour brandir une nouvelle fois la menace islamiste", affirme Pierre Vermeren (lire notre article : "Tunisie : des élections primordiales pour la suite du printemps arabe").
Les réponses à ces questions devraient être connues d'ici lundi ou mardi, avec les premiers résultats. Et les premières tractations politiciennes, inhérentes à la démocratie.
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