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L'Angola vote pour la troisième fois depuis son indépendance


le 31 août 2012 à 08h09 , mis à jour le 31 août 2012 à 08h13.
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Angola : militants du MPLA, le parti au pouvoir, lors du dernier meeting du président Eduardo dos Santos (29 août 2012)

Angola : militants du MPLA, le parti au pouvoir, lors du dernier meeting du président Eduardo dos Santos (29 août 2012) / Crédits : AFP / S. de Sakutin

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AfriqueCe vendredi, les Angolais sont appelés aux urnes pour élire leurs députés lors d'élections générales qui devraient être remportées sans peine par le parti du président José Eduardo dos Santos.

Le vote qui se déroule ce vendredi en Angola ne changera sans doute guère le paysage politique du pays ; il n'en a pas moins un aspect presque historique, puisque c'est seulement le troisième scrutin organisé depuis l'indépendance de cette ancienne colonie portugaise en 1975. Quelque 9,7 millions d'électeurs sont inscrits pour le vote ; les premières tendances sont attendues dans la soirée, avant des résultats définitifs la semaine prochaine. Le chef du parti vainqueur deviendra automatiquement président de la République, selon la nouvelle Constitution, adoptée en 2010.
 
Le président sortant et candidat du Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis bientôt trente-trois ans, est le grand favori de ce scrutin. Son parti, qui avait réalisé 81% des suffrages en 2008, a été omniprésent dans les médias publics pendant la campagne.
 
Eduardo dos Santos, "candidat du peuple"
 
Le président dos Santos, qui a fêté ses 70 ans mardi, a demandé aux Angolais de lui faire confiance pendant encore cinq ans, promettant de poursuivre la reconstruction d'un pays dévasté par une longue guerre civile qui a duré de 1975 à 2002. Se présentant comme le candidat du peuple, il s'est engagé à maintenir la croissance du pays, deuxième producteur de pétrole d'Afrique derrière le Nigeria, tout en distribuant mieux les richesses, une réponse aux revendications sociales croissantes de la population.
 
Deux opposants lui font face. Le premier est Isaias Samakuva, 66 ans, président de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), le principal parti d'opposition angolais et ennemi historique du MPLA, qu'il a affronté par les armes pendant la guerre civile. Dénonçant jusqu'au dernier moment des irrégularités dans l'organisation du scrutin, Isaias Samakuva promet d'instaurer une véritable démocratie. Il devra surtout faire oublier la déroute lors du dernier scrutin en 2008, à l'issue duquel l'Unita n'a rassemblé que 10% des suffrages. Second adversaire du candidat dos Santos, Abel Chivukuvuku, ancien cadre de l'Unita âgé de 54 ans, a bousculé le paysage politique angolais en créant un nouveau parti d'opposition. Renvoyant dos à dos le MPLA et l'Unita, il entend créer la surprise.

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