Le président égyptien Mohamed Morsi a proclamé lundi trois jours de deuil national après l'attaque qui a coûté la vie la veille à 16 gardes-frontière à la frontière avec Israël, ont rapporté les médias publics. Mohamed Morsi a également décidé dans son décret d'"honorer les martyrs et les blessés dans les évènements du Sinaï de la même manière que les martyrs et blessés de la révolution du 25 janvier", qui a renversé son prédécesseur Hosni Moubarak l'an dernier, selon l'agence officielle Mena.
L'armée égyptienne a quant à elle promis de "venger" les 16 gardes-frontière tués. "Nous jurons au nom de Dieu que nous allons les venger", a affirmé le Conseil suprême des forces armées (CSFA) dans une déclaration diffusée par l'agence officielle Mena. "Les Egyptiens ne vont pas attendre longtemps avant de voir la réaction" à cette attaque perpétrée par des "terroristes", ajoute le communiqué. "Toute personne en lien avec les groupes qui ont attaqué ces derniers mois nos troupes dans le Sinaï va payer cher, qu'elle soit en Egypte ou à l'étranger", poursuit le texte.
Cinq membres du commando ont été tués
Une dizaine d'hommes armés de grenades, de mitraillettes et de lance-roquettes se sont emparés dimanche de deux blindés à un barrage près de la frontière israélo-égyptienne avant de tirer sur le poste-frontière, selon un responsable de la sécurité égyptienne. Seize gardes-frontière égyptiens ont été tués, d'après le ministère de la Santé. Les assaillants ont ensuite réussi à pénétrer en territoire israélien avec l'un des blindés, près du poste-frontière de Karm Abou Salem (Kerem Shalom, en hébreu), avant d'être neutralisés. Cinq membres du commando ont été tués, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole de l'armée israélienne.
Le président égyptien Mohamed Morsi a promis dimanche soir de reprendre en main la péninsule du Sinaï, après une réunion avec les responsables de l'armée, de la police et des renseignements. Il a déclaré dans une allocution télévisée que des "instructions claires" avaient été données pour reprendre "le contrôle total du Sinaï", où la situation s'est détériorée après la révolte de début 2011 contre le régime de son prédécesseur, Hosni Moubarak.
L'armée égyptienne n'est que très faiblement présente dans la péninsule désertique en raison de la démilitarisation de ce secteur prévue par les accords de paix israélo-égyptiens de 1979.










