Hélicoptère de combat français au large des côtes libyennes (3 juin 2011) © TF1/LCI
- Fils Kadhafi, de sérieuses preuves contre lui - 01 min 41 s
Un Français tué à Tripoli, un suspect arrêté
Un ancien militaire français a été tué par balles samedi dans son appartement au centre de Tripoli, selon les services de sécurité et l'ambassade de France à Tripoli. Le crime serait crapuleux.
Publié le 08/01/2012
Voici le nouveau Premier ministre libyen
Abdel Rahim al-Kib, un universitaire, a été élu lundi soir Premier ministre du gouvernement de transition en Libye. Originaire de Tripoli, il a été élu au premier tour parmi cinq candidats après avoir recueilli 26 voix sur 51 votants du Conseil national de transition (CNT).
Publié le 31/10/2011
Le fils Kadhafi en fuite cherche une porte de sortie
Craignant de finir comme son père, Saïf al Islam Kadhafi, recherché pour crimes contre l'humanité par la Cour Internationale Pénale (CPI), aurait fuit au Niger. Il négocierait informellement avec la juridiction les conditions de sa reddition.
Publié le 28/10/2011
Le désert, dernière demeure de Mouammar Kadhafi
Le corps de Mouammar Kadhafi a été inhumé mardi, à l'aube, en toute discrétion et dans un lieu destiné à rester secret, selon Al Jazira. La veille, le CNT avait évoqué un enterrement "dans le désert", pour éviter de faire de la tombe du Guide libyen un lieu de pèlerinage.
Publié le 25/10/2011
Mort de Kadhafi : que dit le rapport d'autopsie ?
Selon le chef du service national de médecine légale, qui a procédé à l'autopsie, Kadhafi a été "tué par balles". Il refuse toutefois d'en dire plus, tout en assurant que "rien ne sera caché". Le CNT annonce une commission d'enquête.
Publié le 24/10/2011
La mort de Mouammar Kadhafi a marqué la fin symbolique de la guerre. Elle est pourtant loin d'avoir réglé tous les problèmes de la Libye. Et si, ce lundi 31 octobre, l'Otan met officiellement fin à son opération militaire dans ce pays, il reste de lourds défis à relever. Plus d'une semaine après la mort du "guide", nombre de Libyens jugent ainsi le pouvoir intérimaire incapable de réfréner ses brigades et d'interrompre des actes de vengeance en série. Si les représailles sont un contrecoup des guerres en tous points du monde, la Libye regorge d'armes et est parcourue de groupes de fidèles du régime renversé, ce qui fait craindre une débauche de vengeance propre à faire voler la paix en éclats et à compromettre les efforts de reconstruction.
Tandis que retombe l'euphorie qui a suivi la mort de Mouammar Kadhafi, la violence réapparaît déjà dans des régions où des civils armés et mécontents contestent de plus la capacité du Conseil national de transition à rétablir l'ordre. Si les anciens kadhafistes semblent n'avoir aucune chance de rétablir le régime déchu, ses forces armées étant écrasées et la plupart des membres de la famille Kadhafi exilés, morts ou en fuite, une vive amertume règne dans beaucoup de villes du centre et de l'Ouest restées sous le contrôle du Guide libyen jusqu'à une date récente, à la différence de l'Est rebelle.
Accusations d'exécutions sommaires
Le cycle des représailles semble avoir déjà débuté. La ville d'Al Djemel, au sud-ouest de Tripoli, en est un exemple. Des habitants rapportent que des brigades venues d'aussi loin que Misrata ont fait irruption chez eux il y a une semaine pour rechercher des fidèles de Kadhafi. Plusieurs dizaines de jeunes hommes auraient disparu et quatre auraient été tués en détention. L'oncle d'un des disparus montre avec douleur aux journalistes venus l'interroger un certificat de décès attribuant la mort à des "électrochocs" et ajoute que le corps a été abandonné près du centre de détention, la langue et les parties génitales sectionnées. Les clivages sont d'ordre tribal : dans cette ville, les autochtones imputent les crimes à des hommes venus de Misrata, tandis qu'à Bani Walid d'autres habitants incriminent des brigades en provenance de Zawiyah.
Autre fait significatif : à Syrte, ville natale de l'ancien maître du pays, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a exhorté le CNT à enquêter sur des dizaines de corps en décomposition découverts peu après son "exécution". L'ONG a aussi accusé dimanche des miliciens de la ville côtière de Misrata de "terroriser" des habitants de la localité voisine de Taouarga en représailles à leur collaboration présumée à des atrocités commises par les forces de Kadhafi.
Ces premiers signes peuvent s'inscrire dans l'inévitable désorganisation qui fait suite à un conflit armé. Ils n'en renforcent pas moins les penchants "kadhafistes" au moment où la population attend du CNT qu'il fasse preuve d'autorité. Le conseil intérimaire a ordonné à ses troupes de s'abstenir de pillages et d'actes de vengeance, en minimisant le risque de voir émerger de nouveaux soulèvements. "S'il se passe quoi que ce soit d'illégal, il y aura une enquête", a dit le vice-ministre de la Défense Faouzi Abou Katif. "Nous suivons certains groupes (pro-Kadhafi). Nous nous employons à évaluer (...) leur taille. Mais après la mort de Kadhafi la plupart ont été dissous (...) Nous ne pensons pas qu'ils représentent une menace."
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