L'UE va débloquer plus de 250 millions d'euros pour la Tunisie d'ici 2013, a déclaré lundi à Tunis la chef de la diplomatie européenne, la Britannique Catherine Ashton. "Nous allons immédiatement débloquer 17 millions d'euros pour aider le gouvernement. Mais il y aura 258 millions d'euros de l'UE d'ici 2013", a-t-elle lors de sa visite de quelques heures dans la capitale tunisienne. L'Union accorde actuellement à la Tunisie entre 80 et 90 millions d'euros par an en aides non remboursables. Et la Banque européenne d'investissement (BEI) a octroyé en 2010 un prêt de 500 millions d'euros pour les infrastructures. Pour sa part, la Banque africaine de développement (BAD) est "prête" à assurer une enveloppe de 500 millions à un milliard de dollars de crédits d'aide aux projets si le gouvernement tunisien de transition définit ses priorités, a déclaré lundi à Tunis son président Donald Kaberuka.
L'UE veut aider l'Italie à surveiller ses frontières
Face à l'accroissement du nombre d'immigrants venus de Tunisie sur l'île de Lampedusa (5000 la semaine dernière), l'UE lance une mission d'aide à l'Italie.
Publié le 20/02/2011
Contestation dans le monde arabe : qui bouge ? qui reste calme ?
<b>Décodage -</b> La Tunisie en janvier, l'Egypte en février. A qui le tour ? La question se pose maintenant pour les autres pays arabes au régime autoritaire, qu'ils s'agissent de monarchies ou de "républiques".
Publié le 14/02/2011
Un millier d'immigrants tunisiens arrivent en Italie
Un millier d'immigrants tunisiens sont arrivés illégalement dans la nuit de samedi à dimanche sur l'île de Lampedusa. Le gouvernement italien a proclamé samedi l'état d'urgence humanitaire.
Publié le 13/02/2011
Que fuient les migrants tunisiens qui débarquent en Italie ?
Un mois après la chute du président Ben Ali, 5000 migrants tunisiens ont débarqués illégalement sur l'île italienne de Lampedusa. Pour eux, le pays à la botte représente le "paradis".
Publié le 14/02/2011
Catherine Ashton a par ailleurs indiqué que le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi organiserait en mars à Carthage une conférence internationale sur les réformes politiques et économiques avec l'aide de l'Union européenne. "L'UE aidera activement à l'organisation de la conférence internationale que les Tunisiens souhaitent organiser en mars", a-t-elle dit.
Catherine Ashton a également espéré une ratification du "statut avancé" de la Tunisie auprès de l'UE après les élections présidentielle et législatives prévues dans six mois. "Nous allons entamer la discussion du statut avancé avec les autorités de transition et nous espérons qu'il sera prêt à être ratifié par le gouvernement issu des élections", a-t-elle dit. L'UE avait entamé en mai 2010, avec le régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, des négociations en vue d'accorder à la Tunisie un statut avancé, ouvrant la voie à un traitement douanier préférentiel pour les échanges et à une libéralisation en matière de visas. Mais elles n'avaient pas fait de progrès sensibles depuis leur ouverture. Le Maroc en bénéficie déjà.
| De nouveaux migrants mardi ? |
Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini est arrivé lundi soir à Tunis. Selon son entourage il n'aura qu'un entretien avec le chef du gouvernement tunisien avant de repartir. Le chef de la diplomatie italienne effectue cette visite éclair, en marge d'un voyage prévu de longue date en Syrie et en Jordanie, pour tenter de trouver les moyens d'endiguer le flux de clandestins arrivés ces derniers jours sur la petite île de Lampedusa (138 km des côtes de Tunis). Le ton est soudainement monté ce week-end entre Tunis et Rome. Evoquant un "système tunisien à la dérive", le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, membre du parti anti-immigrés et populiste de la Ligue du Nord, avait souhaité dimanche un déploiement de ses policiers en Tunisie. Une position "inacceptable", a répondu le gouvernement tunisien même s'il s'est dit "prêt à coopérer" avec les autres pays pour enrayer cet exode. Lundi, le gouvernement tunisien a prévenu qu'il rejetait de manière catégorique "toute ingérence dans ses affaires intérieures" ou "atteinte à sa souveraineté", selon un responsable du ministère des Affaires étrangères. Avant son départ dans la région, M. Frattini a estimé que les deux pays avaient "un intérêt commun à freiner le trafic". L'Italie a officiellement demandé lundi à la Commission européenne une aide de 100 millions d'euros ainsi que l'élargissement du rôle de Frontex, l'agence de surveillance des frontières européennes, face à la vague de migrants tunisiens. Les arrivées de migrants tunisiens pourraient reprendre dès mardi à la faveur de meilleures conditions météorologiques, a prédit un responsable de l'autorité portuaire à Lampedusa. Cette reprise du flux de migrants tunisiens interviendrait après une pause constatée entre dimanche soir et lundi par l'Organisation internationale des migrations (OIM), basée à Genève. |
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