L'UE va augmenter son aide à la Tunisie

le 14 février 2011 à 20h42 , mis à jour le 14 février 2011 à 22h57

Dossier : Transition démocratique en Tunisie

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a annoncé lundi le déblocage de 250 millions d'euros d'ici 2013 "pour aider le gouvernement" tunisien.

L'UE va débloquer plus de 250 millions d'euros pour la Tunisie d'ici 2013, a déclaré lundi à Tunis la chef de la diplomatie européenne, la Britannique Catherine Ashton. "Nous allons immédiatement débloquer 17 millions d'euros pour aider le gouvernement. Mais il y aura 258 millions d'euros de l'UE d'ici 2013", a-t-elle lors de sa visite de quelques heures dans la capitale tunisienne. L'Union accorde actuellement à la Tunisie entre 80 et 90 millions d'euros par an en aides non remboursables. Et la Banque européenne d'investissement  (BEI) a octroyé en 2010 un prêt de 500 millions d'euros pour les infrastructures. Pour sa part, la Banque africaine de développement (BAD) est "prête" à assurer une enveloppe de 500 millions à un milliard de dollars de  crédits d'aide aux projets si le gouvernement tunisien de transition définit ses priorités, a déclaré lundi à Tunis son président Donald Kaberuka.

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Catherine Ashton a par ailleurs indiqué que le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi organiserait en mars à Carthage une conférence internationale sur  les réformes politiques et économiques avec l'aide de l'Union européenne. "L'UE aidera activement à l'organisation de la conférence internationale  que les Tunisiens souhaitent organiser en mars", a-t-elle dit. 

Catherine Ashton a également espéré une ratification du "statut avancé" de la Tunisie auprès de l'UE après les élections présidentielle et législatives prévues dans six mois. "Nous allons entamer la discussion du statut avancé avec les autorités de transition et nous espérons qu'il sera prêt à être ratifié par le gouvernement  issu des élections", a-t-elle dit. L'UE avait entamé en mai 2010, avec le régime du président déchu Zine El  Abidine Ben Ali, des négociations en vue d'accorder à la Tunisie un statut  avancé, ouvrant la voie à un traitement douanier préférentiel pour les échanges  et à une libéralisation en matière de visas. Mais elles n'avaient pas fait de progrès sensibles depuis leur ouverture. Le Maroc en bénéficie déjà.

De nouveaux migrants mardi ?

Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini est arrivé lundi soir à Tunis. Selon son entourage il n'aura qu'un entretien avec le chef du gouvernement tunisien avant de repartir. Le chef de la diplomatie italienne effectue cette visite éclair, en marge d'un voyage prévu de longue date en Syrie et en Jordanie, pour tenter de trouver les moyens d'endiguer le flux de clandestins arrivés ces derniers jours sur la petite île de Lampedusa (138 km des côtes de Tunis). Le ton est soudainement monté ce week-end entre Tunis et Rome. Evoquant un "système tunisien à la dérive", le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, membre du parti anti-immigrés et populiste de la Ligue du Nord, avait souhaité dimanche un déploiement de ses policiers en Tunisie. Une position "inacceptable", a répondu le gouvernement tunisien même s'il s'est dit "prêt à coopérer" avec les autres pays pour enrayer cet exode. Lundi, le gouvernement tunisien a prévenu qu'il rejetait de manière catégorique "toute ingérence dans ses affaires intérieures" ou "atteinte à sa souveraineté", selon un responsable du ministère des Affaires étrangères. Avant son départ dans la région, M. Frattini a estimé que les deux pays avaient "un intérêt commun à freiner le trafic". L'Italie a officiellement demandé lundi à la  Commission européenne une aide de 100 millions d'euros ainsi que l'élargissement du rôle de Frontex, l'agence de surveillance des frontières européennes, face à la vague de migrants tunisiens. Les arrivées de migrants tunisiens pourraient reprendre dès mardi à la faveur de meilleures conditions météorologiques, a prédit un responsable de l'autorité portuaire à Lampedusa. Cette reprise du flux de migrants tunisiens interviendrait après une pause constatée entre dimanche soir et lundi par l'Organisation internationale des migrations (OIM), basée à Genève.

le 14 février 2011 à 20:42
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15 Commentaires

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  • ayosane, le 22/02/2011 à 00h01

    Ils n'ont qu'a prendre l'argent du clan Ben Ali et pas du contribuable européen!!!! Il y en a marre de payer pour les autres!!!!!!!!!!!

  • revoultion2011, le 16/02/2011 à 11h58

    Ce n'est pas étonnant

  • ajmgoofo, le 15/02/2011 à 21h19

    Entant qu'ancien pays colonialiste de la Tunisie, on va encore payer l'addition, En échange ils pourraient nous restituer les restes de Saint-Louis qu'on enterrerait au pied d'un chêne à Vincennes histoire d'honnorer la Justice française.

  • no2r, le 15/02/2011 à 18h59

    Nous sommes rançonnés.

  • toutatis75, le 15/02/2011 à 17h30

    Français , passez à la caisse

  • mondolino, le 14/02/2011 à 23h34

    Rien que le titre ça me choque !

  • franky37, le 14/02/2011 à 23h29

    Depuis que les tunisiens y sont, c'est comme ça, il ne faut pas "stigmatiser" plus un peuple en pleine révolution, c'est à dire des déserteurs.

  • rose-marie54, le 14/02/2011 à 23h17

    L'argent des contribuables français va aider la Tunisie, on croit réver, alors que nous sommes obliger de nous serrer la ceinture,,que des émmigrés sont déja arrivés,vont bénéficier des avantages sociaux,sans avoir jamais travaillé, et nous ,nous sommes quoi ??

  • fidji93, le 14/02/2011 à 22h49

    Bein voyons ! y'a un sérieux problème quand même !

  • chicagoland, le 14/02/2011 à 22h46

    Serrez vous la ceinture braves gens, l'Europe parle pour vous.

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