Trois jours après la mort des deux otages français enlevés au Niger, l'enquête semble avancer. Même s'il reste des zones d'ombre sur les circonstances du drame. © TF1/LCIVincent Delory, l'un des deux otages français enlevés au Niger et retrouvés morts en janvier, a été tué dans un incendie et non par balles, annonce le parquet de Paris. Les circonstances de la mort de cet otage, floues jusqu'ici, ont pu être déterminées par des expertises médico-techniques et balistiques. "L'expertise a démontré que son décès n'était pas en relation avec des plaies par armes à feu mais était à mettre sur le compte des effets thermiques dégagés par un foyer d'incendie", assure le procureur de la République Jean-Claude Marin. Les produits toxiques dans la voiture dans laquelle il se trouvait sont à l'origine de cet incendie mortel.
Une marche en hommage aux Français tués au Niger
Une marche silencieuse à laquelle ont participé des centaines de personnes s'est déroulée dimanche après-midi à Linselles, à l'initiative des amis de Vincent Delory et Antoine De Léocour. Leurs obsèques auront lieu lundi en présence de Nicolas Sarkozy et de Martine Aubry.
Publié le 16/01/2011
Niger : l'un des deux otages tué par le raid, selon Aqmi
Al-Qaïda au Maghreb islamique a affirmé qu'un des deux otages français a été tué au Mali par les frappes aériennes françaises et que l'autre avait été exécuté par Aqmi, selon un communiqué rapporté samedi par le service américain de surveillance des sites islamistes SITE.
Publié le 15/01/2011
Français tués au Niger : Aqmi revendique le rapt
Dans un enregistrement audio diffusé ce jeudi par Al-Jazira, Al-Qaïda au Maghreb islamique affirme ques les deux hommes ont été tués lors de l'assaut des forces spéciales françaises pour les libérer. Aqmi parle également de deux soldats français tués.
Publié le 13/01/2011
Niger : seul un otage tué par balles avec certitude
L'autopsie des deux corps, conduite sous l'autorité du parquet de Paris, a certifié qu'Antoine de Léocour a bien été tué d'une balle dans la tête. En revanche, concernant Vincent Delory, dont le corps a été en grande partie carbonisé, les résultats de l'examen se contentent d'indiquer la présence d'impacts de métal.
Publié le 13/01/2011
Des doutes sur l'autopsie des corps des Français tués au Niger
L'autopsie des corps des deux Français tués samedi au cours d'une intervention armée française contre des islamistes qui les avaient enlevés au Niger laisse un doute sur la version livrée par Paris imputant leur exécution aux ravisseurs.
Publié le 13/01/2011
Niger : un otage tué à bout portant, l'autre mort par brûlure
Une source policière a révélé mercredi soir les 1ers résultats de l'autopsie réalisée après le rapatriement en France des corps des 2 Français tués samedi après leur enlèvement au Niger. Des zones d'ombres subsistent sur l'intervention militaire française.
Publié le 12/01/2011
Au Niger, Juppé accuse Aqmi
Le ministre de la Défense est arrivé à Niamey lundi en milieu d'après-midi pour rencontrer les autorités nigériennes et la communauté française. Il a affirmé qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique était à l'origine du rapt des deux jeunes Français.
Publié le 10/01/2011
Niger: un émir d'Al-qaïda commanditaire de la prise d'otages ?
Selon des sources locales, l'émir d'aqmi Mokhtar Belmokhtar serait le commanditaire de l'enlèvement. De son côté, Alain juppé assure avoir "toutes les raison de penser que les otages ont été exécutés par les ravisseurs".
Publié le 11/01/2011
Le corps de Vincent Delory portait des traces de balles en cinq endroits. Néanmoins, il "n'a été victime d'aucun tir direct" lors de l'assaut par un commando français, ajoute le parquet, en précisant "qu'un projectile de calibre .30 retrouvé dans sa fesse ne l'a atteint qu'après ricochets". Et "la plaie occasionnée n'ayant pas été hémorragique, cette munition ne peut avoir été la cause de la mort et a atteint Vincent Delory à un moment où celui-ci était soit déjà décédé, soit à un état avancé de son agonie", assure le parquet. Le parquet, chargé de l'enquête préliminaire sur l'enlèvement et le décès des deux jeunes hommes, précise que "cette munition a possiblement été tirée par une arme française, sans que soit connue, à l'heure actuelle, la capacité de l'Aqmi à disposer de telles munitions".
La thèse d'une exécution accréditée
L'expertise confirme que l'autre otage, Antoine de Léocour, a été tué d'un tir "à très courte distance, voire à bout touchant". Cela tendrait à confirmer les premières constatations après l'autopsie accréditant la thèse d'une exécution par les ravisseurs.
Al-Qaïda au Maghreb islamique, qui avait revendiqué l'enlèvement des deux Français, avait pour sa part affirmé le 15 janvier qu'un des deux otages avait été tué par les frappes aériennes françaises et que l'autre avait été exécuté par Aqmi. Les forces spéciales françaises avaient poursuivi les ravisseurs jusqu'au Mali mais n'avaient pu libérer les prisonniers, qui étaient morts tous deux au moment de l'assaut. Le 10 janvier, François Fillon avait déclaré que les deux hommes avaient été "éliminés froidement". Le lendemain, son ministre de la Défense avait dit avoir "toutes les raisons de penser que les otages ont été exécutés par les ravisseurs". Les premiers résultats de l'autopsie révélés le 13 janvier par Jean-Claude Marin avaient déjà permis d'accréditer la thèse de l'exécution pour Antoine de Léocour, mais pas pour son ami.
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