La France dément toute négociation directe avec Khadafi

le 11 juillet 2011 à 15h18 , mis à jour le 11 juillet 2011 à 15h57

Dossier : Libye, l'après Kadhafi

Dans un entretien à la presse algérienne publié lundi, Seïf al Islam, l'un des fils du colonel Khadafi affirme que la Libye négocie avec la France et non avec les rebelles. Paris dément.

TF1 / LCI Seif Al-Islam, fils du colonel KadhafiSeif Al-Islam, fils du colonel Kadhafi © LCI

"Nous avons créé le conseil (des rebelles) et sans notre soutien, notre argent et nos armes, le conseil n'aurait jamais existé." C'est ce qu'aurait déclaré Nicolas Sarkozy à un émissaire de Tripoli selon l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Seïf al Islam.  "La France a dit: 'lorsque nous serons parvenus à un accord avec vous (Tripoli), nous obligerons le conseil à cesser le feu'", ajoute Seïf al Islam dans les colonnes d'El Khabar de ce lundi.

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La réponse de la France ne s'est pas fait attendre. "Il n'y a pas de négociations directes entre la France et le régime de Kadhafi, mais nous lui passons des messages, en liaison avec le CNT (Conseil national de transition) et nos alliés", a réagi Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay. "Ces messages sont simples et sans ambiguïté : toute solution politique passe par le retrait de Kadhafi du pouvoir et son renoncement à tout rôle politique", a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent peu après que le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a indiqué que l'intervention française en Libye sous l'égide de l'Otan prendrait fin si le gouvernement et les rebelles parvenaient à un dialogue. "Nous avons arrêté la main qui avait frappé et nous leur demandons de parler entre eux", a-t-il déclaré dimanche sur BFM-TV. "Il va falloir se mettre maintenant autour d'une table", a-t-il ajouté. Les rebelles, représentés par le Conseil national de transition, sont donc poussés à entamer des discussions avec les forces loyales au colonel Kadhafi, après quatre mois de tensions.

La médiation de l'Union africaine

"L'idée que Kadhafi doit partir est désormais admise par tout le monde", a déclaré de son côté le chef de la diplomatie, Alain Juppé, lundi, dans un entretien au quotidien Sud-Ouest. "Même s'ils ne le disent pas ouvertement, la majorité des pays africains ont compris que Kadhafi devait s'écarter du pouvoir. La question n'est pas de savoir s'il doit partir, mais quand et comment", a-t-il poursuivi. "En Libye-même, à condition qu'il abandonne toute action politique ? Au dehors avec des garanties ? Je n'ai pas la réponse, mais l'Union africaine y travaille. Sa médiation peut être utile, et nous souhaitons que l'UA participe le 15 juillet, à Istanbul, à la réunion du groupe de contact", a-t-il ajouté.

Le Parlement français doit se prononcer mardi sur la poursuite de la participation de la France à la coûteuse action armée entamée il y a quatre mois sous l'égide de l'Otan pour protéger les civils des forces de Kadhafi, en vertu de la résolution 1973 des Nations unies. Gérard Longuet a repoussé toute idée d'enlisement allié en Libye.

Hors usure du matériel, l'opération en Libye a coûté pour l'instant selon lui 27 millions d'euros en salaires et près de 70 millions d'euros en munitions, soit "pas loin de 100 millions, ce qui représente 15% du budget annuel des opérations extérieures". "Nous sommes dans une enveloppe prévue", a ajouté Gérard Longuet. 


 

le 11 juillet 2011 à 15:18
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1 Commentaires

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  • postagualen, le 11/07/2011 à 17h03

    Notre président va nous expliquer que cette campagne militaire aura été un grand succès...

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