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- Les islamistes marocains clament leur victoire - 01 min 50 s
Maroc : score islamiste et abstention, enjeux des élections
INTERVIEW - Après la nouvelle Constitution en juillet, les Marocains se rendent aux urnes ce vendredi pour des législatives anticipées. Le score des islamistes et le taux d'abstention sont les enjeux principaux d'un scrutin qui ne changera pas la nature du régime. Explications avec Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb contemporain.
Publié le 25/11/2011
Maroc : élections législatives anticipées le 25 novembre
Des élections législatives auront bien lieu le 25 novembre prochain au Maroc a annoncé le ministre de l'Intérieur de Mohammed VI. Le scrutin se tiendra avec un an d'avance sur le calendrier en raison de l'adoption le 1er juillet dernier d'une nouvelle Constitution.
Publié le 16/08/2011
Référendum au Maroc : la très large victoire du "oui"
Les Marocains ont voté vendredi à une écrasante majorité pour le 'oui' au référendum sur le projet de révision constitutionnelle. Le Mouvement des jeunes contestataires du 20 février conteste ce résultat.
Publié le 02/07/2011
Maroc : le roi prône la tenue rapide de législatives
Dans un discours du trône très attendu face aux revendications de réformes qui secouent le Maroc et le monde arabe, le roi Mohammed VI s'est prononcé samedi pour des législatives rapides et pour une réouverture des frontières avec l'Algérie.
Publié le 30/07/2011
Maroc: des milliers de manifestants dénoncent le projet de réforme du roi
Des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca, protestant contre le projet de réforme annoncé vendredi par le roi Mohammed VI. Un projet jugé insuffisant par le mouvement de contestation.
Publié le 19/06/2011
Maroc : ils veulent plus de démocratie, ils vont le dire
Des manifestations pacifiques sont attendues dimanche au Maroc à l'appel des jeunes qui revendiquent des changements démocratiques, deux jours après le discours du roi Mohammed VI.
Publié le 19/06/2011
Maroc: la contestation ne faiblit pas malgré l'annonce de réformes
Le mouvement contestataire qui revendique des changements politiques profonds au Maroc a appelé à manifester dimanche, jugeant insuffisantes les réformes de la constitution annoncées par le roi.
Publié le 18/06/2011
Maroc : le roi veut réformer la monarchie
Le roi Mohammed VI du Maroc a présenté vendredi soir un projet de réformes constitutionnelles qui renforceront le Premier ministre tout en maintenant le statut religieux du monarque et son rôle de chef de l'Etat.
Publié le 18/06/2011
Le Maroc dopé par les délocalisations des entreprises françaises
Un centre d'affaires ultra moderne à Casablanca, une zone franche à Tanger... De nombreuses entreprises françaises délocalisées s'installent au Maroc, attirées par les faibles charges sociales et un coût du travail moins élevé qu'en France.
Publié le 29/09/2011
Le Maroc enregistre une baisse de ses réservations touristiques
Entre les révolutions arabes et l'attentat de Marrakech le 29 avril, le pays souffre d'une baisse de fréquentation de ses touristes. Les réservations ont de chuté de 38% par rapport à l'année dernière.
Publié le 15/07/2011
Démocratie au Maroc : les jeunes veulent faire entendre leur voix
Malgré la victoire du oui à 98 % lors du référendum sur la nouvelle Constitution, des milliers de personnes sont descendues dans la rue à l'appel du Mouvement du 20 février. A leur tête, des jeunes qui exigent du roi qu'il mette en place une véritable démocratie.
Publié le 04/07/2011
Maroc : très large victoire du "oui" au référendum
Les Marocains ont voté vendredi à une écrasante majorité pour le 'oui' au référendum sur le projet de révision constitutionnelle.
Publié le 02/07/2011
Référendum au Maroc : une transition vers la démocratie
Treize millions de Marocains sont appelés aux urnes ce vendredi pour approuver le projet de révision constitutionnelle annoncé par le roi Mohammed VI le 17 juin. Pour beaucoup de Marocains, ce scrutin est historique.
Publié le 01/07/2011
Maroc : le roi lâche du lest
Le roi Mohamed VI a annoncé un projet de réforme de la Constitution. Dans les rues, l'annonce a été bien accueillie. Mais mouvement contestataire appelle à une nouvelle journée de mobilisation dimanche.
Publié le 18/06/2011
Le Maroc, du pain béni pour les investisseurs étrangers
Les sociétés européennes, en particulier françaises, se pressent pour investir au Maroc. Les transformations sont visibles sur la côte Nord, autour de Tanger, symbole de cette explosion économique, même si le bilan social reste mitigé.
Publié le 18/06/2011
La première bonne surprise pour le scrutin organisé vendredi au Maroc, en avance de dix mois sur le calendrier normal, est celle de la participation : elle a atteint 45%, selon les premières estimations. Soit un score honorable pour ces élections législatives censées traduire dans les faits la volonté de réformes affichée par le roi Mohammed VI, sur fond de révoltes démocratiques dans le monde arabe. Face aux manifestations en faveur de changements politiques dont le Maroc a été le théâtre à partir de février, le roi a proposé en juin une série d'amendements constitutionnels pour transférer une partie de ses prérogatives à des représentants élus, adoptés par référendum deux semaines plus tard. En vertu de cette réforme, le souverain, qui conserve la haute main sur les affaires religieuses et la sécurité, devra notamment choisir un Premier ministre dans les rangs de la formation arrivée en tête. Une forte abstention à ces législatives aurait donc été un échec pour la monarchie et une marque de désaveu populaire de ces réformes. A titre de comparaison, en 2007, lors du précédent scrutin législatif, le taux de participation était ressorti à 37%. Mais il y avait alors deux millions d'inscrits supplémentaires.
La victoire des islamistes reconnue par les adversaires
Les résultats définitifs de ce scrutin où 31 partis politiques étaient en lice seront connus dimanche après-midi. D'ores et déjà, les islamistes modérés du Parti justice et développement (PJD) sont en tête du scrutin avec 80 sièges, selon des résultats partiels annoncés samedi par le ministre marocain de l'Intérieur Taib Cherkaoui. Selon le ministre, il s'agit de résultats "provisoires et non définitifs" du scrutin de vendredi. Le PJD est suivi du parti de l'Istiqlal, le parti du Premier ministre Abbas El Fassi, qui a obtenu 45 sièges, selon le ministre qui annonçait les premiers résultats portant sur 296 sièges sur les 395 que compte la chambre. Le Rassemblement national des indépendant (RNI) et le Parti authenticité et modernité (PAM), deux formations libérales proches du palais royal, ont respectivement obtenu 38 et 33 sièges. Le PJD est donc en passe de devenir, après le parti Ennahda en Tunisie, la deuxième formation islamiste modérée à arriver en tête d'une élection depuis le déclenchement du "printemps arabe".
Avant même ces premières résultats, les islamistes modérés ont revendiqué la victoire. "Sur la base des informations dont nous disposons actuellement, nous sommes en passe de faire mieux que prévu. Je pense que nous sommes partis pour obtenir entre 90 et 100 sièges", annonçait dans la nuit de vendredi à samedi le président du PJD, Abdelilah Benkirane. Samedi matin, le propos était encore plus enthousiaste : "Nous avons déjà gagné plus de 80 sièges et je peux vous dire que nous aurons facilement plus de 100 sièges. C'est un tournant historique", lançait Mustapha El Khelfi, le directeur de la publication d'Attajdid, le journal du PJD.Du côté des partis gouvernementaux, on admet la victoire des islamistes. Le Rassemblement national des indépendants (RNI, libéral), membre du gouvernement marocain, a ainsi reconnu la victoire du PJD. "Je félicite le PJD pour cette victoire et il faut le dire aussi: c'est le Maroc qui a gagné lors de ces législatives", a déclaré à l'AFP Moncef Belkhayat, ministre de la Jeunesse et des sports, qui est également un des dirigeants du RNI.
4000 observateurs mobilisés
Mais le PJD, qui ne propose pas d'imposer un ordre moral islamique stricte sur la société et défend le développement de la finance islamique, devra s'allier à d'autres forces politiques pour former un gouvernement. Cette formation était notamment en concurrence avec le G8, une alliance d'inspiration libérale composée de huit formations jugées proches du palais royal et regroupées en octobre au sein de la Coalition pour la démocratie. Lahcene Haddad, un des responsables de cette alliance, s'est refusé à tout commentaire.
Via des spots publicitaires, la télévision marocaine avait appelé toute la journée les Marocains à se rendre aux urnes "pour accomplir un devoir national". Le vote était supervisé par 4000 observateurs marocains et étrangers dont une délégation du Conseil de l'Europe. Driss Yazami, qui dirige le Conseil national des droits de l'homme, a indiqué que des observateurs avaient fait état d'atteintes aux règles. Mais, a-t-il ajouté au micro de la station de radio Aswat, "cela n'a pas atteint une ampleur de nature à affecter le déroulement des élections". Néanmoins, pour le Mouvement du 20-Février, né dans la rue, les réformes déjà enclenchées sont insuffisantes et les élections, dénonçait-il avant même le scrutin, ne feront que reconduire au pouvoir une caste corrompue. Malgré la participation en hausse par rapport au précédent scrutin, un de ses chefs de file, Najib Chaouki, n'a pas manqué de souligner vendredi que "seuls six des 21 millions de Marocains éligibles ont participé aux élections. C'est un signal fort adressé aux autorités, le signe que les Marocains ne gobent pas les réformes proposées".
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Maroc : score islamiste et abstention, enjeux des élections
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