De violents affrontements entre pro et anti Hosni Moubarak ont fait des centaines de blessés dans la capitale égyptienne. Des partisans du Président ont jeté des blocs de pierre sur les manifestants depuis des toits d'immeubles surplombant la place Tahrir. © TF1/LCIIl est de plus en plus difficile pour les médias occidentaux de couvrir les événements du Caire. En effet, de nombreux journalistes étrangers couvrant les affrontements entre partisans et adversaires du président Hosni Moubarak ont fait l'objet de violences mercredi au Caire, ont indiqué leurs rédactions et l'association Reporters sans frontières (RSF). Des reporters, photographes et cameramen couvrant les violents heurts sur la place Tahrir, dans le centre de la capitale, ont fait état d'un climat très tendu à l'égard de la presse de la part des manifestants pro-Moubarak.
Egypte : "le régime joue le pourrissement et l'essoufflement"
<b> Analyse -</b> Jean-Noël Ferrié, directeur de recherches au CNRS sur l'Egypte, explique que le président Hosni Moubarak, soutenu par l'armée, maître de la situation, n'ira pas plus loin que les avancées déjà annoncées.
Publié le 02/02/2011
Moubarak aimerait partir mais craint le chaos
Dans une interview à ABC, le raïs déclare qu'il en a "assez après 62 ans dans la fonction publique" et qu'il aimerait partir, mais il redoute que l'Egypte sombre dans le chaos s'il démissionnait maintenant.
Publié le 03/02/2011
Egypte : le pouvoir reste ferme avant le vendredi de tous les dangers
Alors que les affrontements entre partisans et opposants du pouvoir ont une nouvelle fois été très violents ce jeudi au Caire, le vice-président, a répété qu'Hosni Moubarak ne partirait pas. Vendredi, et sa manifestation baptisée "vendredi du départ" par les manifestants, s'annonce tendu.
Publié le 03/02/2011
Egypte : confusion et chaos au Caire
Malgré les interventions ponctuelles de l'armée, les affrontements entre opposants et partisans d'Hosni Moubarak se poursuivent de manière sporadique dans la capitale égyptienne. Sur le plan politique, le dialogue de sourds continue entre l'opposition et le pouvoir. Ce dernier s'est néanmoins excusé pour les violences.
Publié le 03/02/2011
Egypte : malgré l'armée, la bataille rangée se poursuit au Caire
Après une brève accalmie pendant la nuit, les heurts entre opposants au régime et partisans du président Moubarak ont repris à l'aube dans le centre de la capitale égyptienne.
Publié le 03/02/2011
Face aux remous égyptiens, Israël se sent bien seul
Benjamin Netanyahu met en garde contre un risque "d'instabilité pendant de nombreuses années" en Egypte qui pourrait menacer directement Israël. Ehud Barak, le ministre de la Défense, relativise et écarte le risque de menace militaire immédiate pour l'Etat hébreu.
Publié le 03/02/2011
Journée d'affrontements au Caire, trois morts et 639 blessés
De violents heurts ont opposé les pro et anti Hosni Moubarak dans le centre de la capitale égyptienne. Ils ont fait trois morts et des centaines de blessés. L'opposition maintient son appel à une mobilisation massive vendredi pour exiger le départ du président.
Publié le 02/02/2011
La Maison Blanche ne soutient plus Moubarak
Le vice-président égyptien a conditionné l'ouverture du dialogue à l'arrêt des manifestations. Pourtant auparavant, la Maison blanche a durci le ton sur l'avenir de Moubarak.
Publié le 02/02/2011
Hosni Moubarak veut "terminer son travail"
Lors d'une intervention télévisée, mardi soir, le président égyptien a annoncé qu'il ne serait pas candidat à la prochaine élection présidentielle mais qu'il resterait en place pour organiser "une transition pacifique du pouvoir". Des milliers de manifestants continuent à demander son départ.
Publié le 01/02/2011
Un journaliste de l'AFP a indiqué avoir dû solliciter la protection de deux soldats pour pouvoir quitter la place Tahrir sans encombre, en raison de l'agressivité de militants pro-régime aux abords du site. Le porte-parole de la diplomatie américaine, Philip Crowley, s'est inquiété "des arrestations et des attaques" contre les médias couvrant la crise égyptienne. RSF a "condamné sans appel" les violences commises par les partisans du président Moubarak, auxquels se seraient mêlés des policiers en civil, à l'encontre de plusieurs journalistes de la BBC, d'Al-Jazira, de CNN, d'Al-Arabiya et d'ABC News. Selon un communiqué, plusieurs journalistes "ont été directement pris à partie par des partisans du chef de l'Etat et par des policiers infiltrés". "Ils ont été frappés et leur matériel (a été) volé", déclare Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF.
Trois journalistes de France 24 interpellés
L'association indique qu'il est encore difficile de faire un comptage précis des exactions dont la presse a été victime, "en raison de la confusion qui a régné au cours de cette journée de mobilisation". Parmi les journalistes agressés, elle mentionne cependant Anderson Cooper de CNN, Jerome Boehm de la BBC et Lara Setrakian d'ABC News. A Bruxelles, le quotidien Le Soir a indiqué que son journaliste Serge Dumont, de nationalité belge, avait été "molesté", "tabassé", puis "emmené par des personnes non identifiées en civil" alors qu'il couvrait une manifestation pro-Moubarak au Caire.
L'armée égyptienne est intervenue place Tahrir pour exfiltrer de la foule en colère un caméraman de la télévision publique Radio-Canada, sans quoi toute l'équipe "aurait été battue à mort", a raconté l'un des journalistes présents. Le reporter Jean-François Lépine a raconté sur Radio-Canada que le caméraman Sylvain Castonguay avait été battu par "des dizaines de gens" en proie à une "hystérie collective", avant d'être secouru par des militaires. Deux journalistes suédois du quotidien Aftonbladet ont aussi été pris à partie par la foule au cours d'un reportage dans un quartier pauvre du Caire, avant d'être arrêtés puis relâchés quelques heures plus tard par un militaire venu sur place, a rapporté leur journal. Les services du ministère de l'Information, interrogés, n'avaient pas de réaction à apporter à ce stade. Par ailleurs, trois journalistes de France 24 ont été interpellés en fin de journée au Caire et sont détenus par "les renseignements militaires", selon les indications fournies à l'AFP par un porte-parole de la chaîne à Paris.
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