Ce dimanche aurait dû être, pour les nouvelles autorités libyennes, le jour de l'annonce de l'adoption de la loi électorale. Mais la réunion du Conseil national de transition a dû se faire dans un lieu tenu secret, quelque part à Benghazi, après l'attaque de ses locaux la veille par des manifestants en colère. Réunion à l'issue de laquelle a été annoncé le report à la semaine prochaine de l'adoption de ce texte censé régir l'élection d'une assemblée constituante en juin. Surtout, le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, conspué la veille lors des troubles, a lancé une mise en garde : la Libye, a-t-il averti, risque d'être entraînée dans "un puits sans fond" si la contestation violente des nouvelles autorités se poursuit.
Un an après, où en est la Libye ?
INTERVIEW - Le 17 février 2011, la révolution contre Mouammar Kadhafi démarrait. Un an après, et plusieurs mois après la chute du dictateur, le pays est dans une situation instable. Pourquoi ? Les réponses de TF1 News avec Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement.
Publié le 17/02/2012
Libye: le gouvernement veut juger les meurtriers de Kadhafi
Le pouvoir libyen a affirmé jeudi sa volonté de juger les meurtriers de Mouammar Kadhafi, dont les circonstances de la mort n'ont pas été élucidées. Sa disparition met un point final à l'intervention de l'OTAN, confirmée officiellement par l'ONU.
Publié le 27/10/2011
Le désert, dernière demeure de Mouammar Kadhafi
Le corps de Mouammar Kadhafi a été inhumé mardi, à l'aube, en toute discrétion et dans un lieu destiné à rester secret, selon Al Jazira. La veille, le CNT avait évoqué un enterrement "dans le désert", pour éviter de faire de la tombe du Guide libyen un lieu de pèlerinage.
Publié le 25/10/2011
Le corps de Kadhafi inhumé mardi en plein désert
Le corps de Mouammar Kadhafi sera inhumé mardi dans un lieu du désert libyen qui restera secret, a annoncé lundi soir un responsable du Conseil national de transition (CNT). On ne connaît pas encore les circonstances de sa mort.
Publié le 24/10/2011
Mort de Kadhafi : que dit le rapport d'autopsie ?
Selon le chef du service national de médecine légale, qui a procédé à l'autopsie, Kadhafi a été "tué par balles". Il refuse toutefois d'en dire plus, tout en assurant que "rien ne sera caché". Le CNT annonce une commission d'enquête.
Publié le 24/10/2011
"Personne n'ouvrira le corps de Kadhafi"
La mort de Mouammar Kadhafi, d'abord capturé vivant jeudi, restait entourée de zones d'ombre, alors que le CNT s'apprête à crier victoire officiellement dimanche à Benghazi. Aucune autopsie ne devrait avoir lieu.
Publié le 22/10/2011
Mort de Kadhafi : les versions de la polémique
La mort de Mouammar Kadhafi, d'abord capturé vivant jeudi, restait vendredi entourée de zones d'ombre, l'ONU soulignant d'ailleurs qu'il y en a "4 ou 5 versions" et réclamant une enquête. Les conventions de Genève ont été violées, a même estimé Moscou.
Publié le 21/10/2011
Un an après le début de la révolution, les Libyens rêvent de liberté
REPORTAGE sur place de Liseron Boudoul - Le pays va fêter le premier anniversaire de sa révolution, le 17 février. Si depuis la mort de Kadhafi un vent de liberté souffle sur la Libye, la reconstruction va demander du temps.
Publié le 16/02/2012
Sarkozy : "On ne peut jamais se réjouir de la mort d'un homme"
Nicolas Sarkozy a appelé vendredi à Paris le peuple libyen au "pardon" à la "réconciliation" et à "l'unité" après la mort jeudi de Mouammar Kadhafi dans sa ville natale de Syrte.
Publié le 21/10/2011
Mort de Kadhafi : Tripoli soulagée
Reportage - La prière a ce vendredi été organisée sur la grande place de Tripoli rebaptisée "place des martyres". Les habitants sont soulagés, mais pensent déjà à l'après-Kadhafi.
Publié le 21/10/2011
Mort de Kadhafi : scènes de liesse à Tripoli
Des centaines de Tripolitains ont célébré vendredi soir la mort de Mouammar Kadhafi jeudi.
Publié le 21/10/2011
Des zones d?ombre sur la mort de Kadhafi
Mouammar Kadhafi est mort jeudi, après avoir été capturé par les combattants du Conseil national de transition. Le Guide a été tué dans des conditions encore mystérieuses. Est-il mort dans une fusillade, a-t-il été lynché ou abattu de sang froid ?
Publié le 21/10/2011
Le cadavre de Kadhafi exhibé à Misrata
En attendant son enterrement, les curieux se pressent pour filmer et photographier la dépouille du dictateur, exposée dans un entrepôt. ATTENTION, CES IMAGES PEUVENT CHOQUER.
Publié le 21/10/2011
Il y a "quatre ou cinq version de la mort" de Kadhafi
Les circonstances de la mort du colonel Kadhafi sont encore floues. Rupert Colville, Porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, explique qu'il y a des incertitudes sur ce qui s'est vraiment passé en Libye.
Publié le 21/10/2011
La Libye en liesse après la mort de Kadhafi
Dans tout le pays, la mort du colonel Kadhafi a été accueillie par des explosions de joie. Après huit mois de conflit et 42 ans de dictature, le peuple libyen aspire à vivre en paix.
Publié le 21/10/2011
Peu après, le numéro deux du CNT, Abdoul Hafiz Ghoga, présentait sa démission.
Les troubles qui ont poussé le président du CNT à brandir cette image d'un "puits sans fond" vers lequel se dirigerait la Libye avaient eu lieu dans la soirée de samedi : une foule en colère réclamant la démission du gouvernement avait alors envahi le siège du CNT à Benghazi. Lorsque Moustapha Abdeljalil est sorti pour haranguer la foule, des manifestants lui ont lancé des bouteilles en plastique vides, obligeant les forces de l'ordre à tirer des grenades lacrymogènes. "Dégage, dégage !", scandaient les protestataires lorsque le chef du CNT a pris la parole avant de se replier à l'intérieur du bâtiment. Un incident qui n'était pas une première : jeudi soir, c'est le vice-président du CNT qui avait été pris à partie par des étudiants à l'université de la ville. Abdoul Hafiz Ghoga avait été entouré et bousculé par une foule de manifestants en colère, avant d'être secouru et mis à l'abri.
"Une atmosphère de haine s'est installée"
Ces incidents illustrent le mécontentement d'une partie de la population qui exige la révocation des personnalités liées à  l'ancien régime encore à des postes de responsabilités. Les manifestants de Benghazi (berceau de l'insurrection anti-Kadhafi l'an dernier) exigent également une totale transparence sur les dépenses publiques, notamment sur la destination des fonds libyens gelés à l'étranger pendant la guerre civile et dont une partie a été débloquée après la chute de Mouammar Kadhafi.
C'est donc ce mécontentement exprimé de plus en plus violemment qui a poussé Abdoul Hafiz Ghoga à annoncer dimanche sur Al Jazira sa démission "pour le bien de la nation". "Malheureusement, le consensus en vue de défendre les intérêts de la nation n'existe plus. Une atmosphère de haine s'est installée (...) Je ne veux pas que cette atmosphère perdure et contrarie les efforts du Conseil national de transition", a lancé le numéro deux du CNT.
"Une démission du CNT mènerait à une guerre civile"
S'adressant pour sa part à des journalistes dans un hôtel de Benghazi, Moustapha Abdeljalil a souligné la gravité de la situation. "Derrière ces manifestations, il y a quelque chose de néfaste pour le pays. Il faut laisser plus de temps au gouvernement et il faut que ce gouvernement ait l'argent pour conduire les réformes. Il y a des retards, peut-être, mais nous ne sommes au travail que depuis deux mois. Il faut laisser sa chance au gouvernement, il faut lui donner au moins deux mois." Moustapha Abdeljalil a précisé qu'il avait rencontré des dirigeants religieux et des manifestants pour discuter de leurs revendications.
Il a ajouté avoir accepté la démission du numéro un du conseil municipal de Benghazi, Saleh el Ghazal, dont le successeur, a-t-il dit, ne sera plus désigné par les autorités mais sera élu. Il a ensuite affirmé que le CNT ne démissionnerait pas. Car un tel acte "mènerait à une civile", a-t-il assuré dans une interview à la télévision libyenne Libya Al-Hurra (Libye libre). "Il y a des mains cachées qui poussent les manifestants (...). Qui pousse à ces sit-in? Qui a poussé les manifestants à envahir le siège du Conseil avec cette sauvagerie?", a-t-il demandé, sans donner plus de précisions.
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