- Les Tunisiens répondent massivement à l'appel des urnes - 01 min 50 s
Tunisie : le parti islamiste Ennahda remercie Dieu
A Sidi Bouzid où avait débuté la révolution, des troubles ont éclaté à l'annonce des résultats. Des groupes de jeunes ont mis à sac le local d'Ennahda, et jeté des pierres sur les forces de l'ordre.
Publié le 28/10/2011
Tunisie : troubles à Sidi Bouzid après l'annonce des résultats
Des centaines de jeunes ont mis à sac le local du parti islamiste Ennahda, vainqueur des 1res élections libres de Tunisie, à Sidi Bouzid où avait débuté la révolution. A l'originie : l'annonce du résultat final provisoire et surtout l'invalidation de listes populaires dans cette circonscription.
Publié le 27/10/2011
Révolution, acte 2 : jour de vote pour un scrutin historique en Tunisie
Neuf mois après la chute de Zine Ebedine Ben Ali, les Tunisiens se rendaient aux urnes en masse dimanche pour élire leur Assemblée constituante. Selon les premières estimations, la participation atteindrait les 70%. Les islamistes d'Ennahda sont favoris de ce scrutin.
Publié le 23/10/2011
Tunisie : "des élections primordiales pour la suite du printemps arabe"
DECRYPTAGE - Neuf mois après avoir renversé Ben Ali, les Tunisiens se rendent aux urnes dimanche pour élire leur Assemblée constituante. Quels sont les enjeux du scrutin, dont les islamistes d'Ennahda sont favoris ? Les réponses de TF1 News avec Pierre Vermeren, maître de conférences à Paris I.
Publié le 19/10/2011
Tunisie : "un brouhaha démocratique très beau à voir"
TEMOIGNAGE - Samy, un Tunisien engagé auprès d'une coalition, explique à TF1 News comment il vit la campagne pour les élections de dimanche. "Ce scrutin, neuf mois après la chute de Ben Ali, c'est un peu comme un accouchement", souligne-t-il.
Publié le 20/10/2011
Tunisie : "ils ont acheté beaucoup de voix"
Face à la percée du parti islamiste, Enhadda, des opposants manifestent dans la rue et dénoncent des fraudes. "Ils ont dit à ma grand-mère : mettez une croix ici", raconte une jeune femme.
Publié le 25/10/2011
Le retour de Ben Ali, une mauvaise blague pour un bon geste
Ben Ali de retour en Tunisie ? Pour inciter les citoyens tunisiens à aller voter dimanche, l'association "Engagement Citoyen" a utilisé l'image de l'ancien président.
Publié le 20/10/2011
Tunisie : Nessma TV, une télévision sous haute surveillance
REPORTAGE - Après avoir notamment diffusé le film "Persépolis", la chaîne de télévision a été attaquée par des salafistes. Sa rédaction explique à notre envoyé spécial, Vincent Roux, qu'elle n'entend pas pour autant baisser les bras devant les extrémistes.
Publié le 20/10/2011
Tunisie: le web au secours des électeurs
Alors que les électeurs tunisiens doivent choisir parmi plus de 11.000 candidats répartis sur 1600 listes, le web fournit divers outils permettant d'y voir un peu plus clair.
Publié le 20/10/2011
Tunisie : à Sidi Bouzid, la policière à l'origine de la révolution veut oublier
REPORTAGE - Le 17 décembre 2010, l'altercation entre Feyda Hamdi et Mohammed Bouazizi, qui allait s'immoler dans la foulée, déclenchait indirectement la révolution. Dix mois après et quelques jours avant les premières élections de dimanche, notre envoyé spécial, Vincent Roux, est retourné sur place.
Publié le 19/10/2011
Les visages politiques de la nouvelle Tunisie
DIAPORAMA - Qui sont les leaders politiques issus de la transition démocratique post-Ben Ali ? Avant la première élection libre en Tunisie, ce dimanche 23 octobre, découvrez-les avec TF1 News.
Publié le 22/10/2011
Preuve de la forte mobilisation d'un peuple avide de démocratie, le taux de participation a atteint 70% des inscrits volontaires, a précisé la commission électorale (Isie), soulignant que l'affluence avait été forte, mais sans pouvoir donner un chiffre pour l'ensemble du corps électoral. Les résultats définitifs, qui devaient initialement être connus lundi, seront annoncés officiellement "mardi après-midi", a-t-il précisé. "On fera de notre mieux. Les gens se sont déplacés massivement. C'est un énorme travail qui nous attend encore", a déclaré la vice-présidente de l'Isie.
Plus de 7 millions d'électeurs étaient appelés à élire les 217 membres d'une assemblée constituante qui devra rédiger une nouvelle constitution et désigner un exécutif, lequel gouvernera jusqu'aux prochaines élections générales. Les électeurs doivent départager 11.686 candidats, répartis sur 1517 listes, présentées par 80 partis et des "indépendants" (40%). Alors que la parité est obligatoire, les femmes ne sont que 7% à mener des listes. Le scrutin était sécurisé par quelque 42.000 militaires et policiers, et scruté par plus de 13.500 observateurs locaux et internationaux. Ouverts à partir de 8 heures, les bureaux n'ont pas désempli. Dès le matin, de longues queues s'étaient constituées devant les centres de vote. Appelés pour la première fois de leur histoire à un scrutin libre et pluraliste, les Tunisiens se sont acquittés de leur devoir électoral dans le calme, et avec une grande fierté dans la capitale comme dans les villes de province. En fin d'après-midi, ni l'Isie ni les observateurs internationaux n'avaient constaté de dysfonctionnement majeur.
Vigilance des partis de gauche
Le vent de liberté a profité à Ennahda, parti islamiste durement réprimé sous l'ancien régime, qui a rapidement reconstitué ses réseaux et cherché à rassurer. Son chef s'est réclamé d'un islam modéré proche du parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie AKP, a promis de ne pas toucher au statut de la femme, le plus avancé du monde arabe, et prôné un gouvernement de large union. Incapables de s'entendre pour créer un front anti-islamiste, les grands partis de gauche ont promis une vigilance de tous les instants pour défendre les libertés et le statut de la femme.
Crucial pour les Tunisiens, l'enjeu l'est aussi pour le printemps arabe: sa réussite ou son échec enverront un signal déterminant aux peuples qui se sont soulevés dans la foulée de la révolution tunisienne. Londres et Bruxelles ont salué la tenue de ces élections. Coïncidence du calendrier: la Tunisie se rend aux urnes le jour même où son voisin libyen a proclamé sa "libération totale", trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi.
L'acte de voter avait perdu tout son sens sous la présidence autoritaire de Habib Bourguiba, le père de l'indépendance (1956) qui s'en est vite dispensé. Il n'était qu'une formalité sous le règne de son successeur Zine El-Abidine Ben Ali, constamment réélu avec des scores défiant l'imagination (99,91% en 1994).
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