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Libye: Kadhafi se chercherait une porte de sortie

Edité par
le 04 avril 2011 à 07h31 , mis à jour le 04 avril 2011 à 23h06.
Temps de lecture
5min
Mouammar Kadhafi à la télévision libyenne (22/03/2011)

Mouammar Kadhafi à la télévision libyenne (22/03/2011) / Crédits : TF1/LCI

À lire aussi
AfriqueUn émissaire envoyé en Grèce puis en Turquie pour trouver "une solution" et deux de ses fils proposant une transition vers une démocratie constitutionnelle: le colonel Kadhafi semble désormais disposé à négocier.

 

Kadhafi cherche-t-il une porte de sortie ?
Au moins deux fils du colonel Kadhafi proposent une transition vers une démocratie constitutionnelle  qui prévoirait le retrait du pouvoir de leur père, rapporte le  New York Times. Citant un diplomate sous couvert de l'anonymat et un responsable libyen  informés du projet, le quotidien américain indique que la transition serait  pilotée par l'un des fils de Kadhafi, Saif al-Islam el-Kadhafi.

Le Times ne précise pas si le colonel Kadhafi, 68 ans, souscrit à cette proposition appuyée par ses fils, Seif et Saadi el-Kadhafi. Mais une personne proche de ses fils a indiqué que le père semblait être d'accord, poursuit le Journal. Les deux fils "veulent avancer pour faire changer le pays" sans leur père, relève le Times, citant une personne proche de Seif et de Saadi.

Selon le Times, la proposition d'une transition peut traduire les  différences existant de longue date entre les fils de Kadhafi. Alors que Seif et Saadi ont été à l'école occidentale, les deux autres de  Kadhafi Khamis et Mutuassim sont considérés comme des partisans de la ligne dure, indique encore le journal. Khamis Kadhafi est à la tête d'une milice pro-gouvernementale. Quant à Mutuassim, conseiller de la sécurité nationale, il est considéré comme un rival  pour Seif dans la compétition à la succession de leur père, ajoute le New York Times.

Pour les rebelles, cette solution n'est pas acceptable. "Kadhafi et ses fils doivent partir avant toute négociation diplomatique", a lancé le Conseil national de transition (CNT) lundi matin. 


Un émissaire de Kadhafi à Athènes puis Ankara
Par ailleurs, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères et des Affaires européennes, Abdelati Laabidi, a pour sa part rencontré dimanche le Premier ministre grec Georges Papandreou. Venu à Athènes à la demande de Tripoli, l'émissaire du colonel Kadhafi a transmis un message faisant apparaître que le régime "cherche une solution" au conflit en Libye, "selon les mots utilisés par l'envoyé libyen", a déclaré dans  la soirée le chef de la diplomatie grecque, Dimitris Droutsas, dans un communiqué. M. Laabidi était arrivé dimanche matin en voiture en Tunisie comme le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa le 28 mars. Deux jours plus tard, M. Koussa s'était envolé pour Londres où il annonçait sa défection. Un peu plus tard,  Abdelati Laabidi s'est rendu en Turquie pour présenter au gouvernement turc ses propositions.

L'Italie a fait savoir qu'elle considérait les solutions de l'émissaire comme "pas crédibles". Le Royaume-Uni s'est également dit très sceptique.

L'Italie reconnaît le CNT
Après la France et le Qatar, l'Italie est le 3e pays à reconnaître le Conseil national de transition (CNT) libyen comme le "seul interlocuteur légitime". A l'instar des Etats-Unis et du Royaume-Uni, elle a également fait savoir qu'elle n'excluait pas de fournir des armes aux rebelles. Dans un premier temps, l'Italie, ancienne puissance coloniale, s'était montrée réticente à lâcher Mouammar Kadhafi.

Le "groupe de contact" se réunira la semaine prochaine
Le groupe de contact sur la Libye se réunira la semaine prochaine à Doha, capitale du Qatar, a déclaré lundi le chef de la diplomatie britannique William Hague.  Le groupe de contact a été mis sur pied le 29 mars à Londres afin de faciliter la coordination politique de l'intervention.

Les combats font rage à Brega
Comme ces derniers jours, les combats à l'est se sont concentrés lundi  autour du site pétrolier de Brega, à 800 km de Tripoli et à 240 km au sud de  Benghazi, bastion de l'opposition, selon un journaliste de l'AFP. Après s'être emparés de l'Université du pétrole, un énorme campus à  l'entrée est de la ville, les rebelles ont dû se replier sous le feu des  pro-Kadhafi. De fortes explosions ont résonné en provenance des positions de ces  derniers, tandis que des avions de l'Otan, dont les frappes aériennes ont  freiné ces derniers jours la contre-offensive des forces loyalistes vers l'est,  survolaient la région.

Les Etats-Unis prolongent leurs bombardements
Après le relais de l'Otan, l'armée américaine avait prévu de retirer ses avions de combat et ses missiles Tomahawk du théâtre des opérations à partir du week-end. Mais selon le Pentagone, "en raison du mauvais temps récent en Libye, les Etats-Unis ont répondu positivement à la demande de l'Otan de prolonger leurs frappes" aériennes jusqu'à lundi.
L'ancien ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa, qui a fait défection la semaine dernière, n'est plus visé par les sanctions économiques américaines contre le régime de Tripoli, a annoncé lundi le département du Trésor des Etats-Unis.

Evacuées par la Turquie, les victimes de Misrata racontent l'horreur
Soignés à bord d'un ferry turc qui a accosté dimanche à Benghazi (est), quelque 250 habitants de Misrata, mutilés par des éclats d'obus ou par balles, racontent l'horreur d'un siège sans merci mené par les forces pro-Kadhafi depuis des semaines.

Située à environ 200 km à l'est de la capitale libyenne, Misrata, tenue par les insurgés, est assiégée et bombardée depuis plus de 40 jours par les forces loyalistes, à coups de tirs d'artillerie et de chars. Bilan selon les rebelles : au moins 200 morts, de très nombreux blessés. Environ 250 d'entre eux ont pu monter à bord du ferry turc. Une centaine de blessés doivent les rejoindre à Benghazi. Tous repartiront vers la ville de Cesme en Turquie, pour y recevoir des soins. 

Lundi, les insurgés tenant Misrata ont de nouveau demandé l'intervention militaire de la coalition pour les aider.

Commenter cet article

  • 421123 : Aux Galapagos ou aux iles Kerguelen...

    Le 04/04/2011 à 19h06
  • alkira200 : "Kadhafi et ses fils doivent partir avant toute négociation diplomatique" ?!? Ils comptent négocier avec qui ?

    Le 04/04/2011 à 18h54
  • slave70 : Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens (proverbe bèrbère).

    Le 04/04/2011 à 17h51
  • dur6200 : La porte de sortie???mais ou il veut! mais loin de chez nous!

    Le 04/04/2011 à 17h18
  • bibi32000 : Il y a déjà eu assez de pertes civiles des 2 cotés, inutile d'en rajouter... Les bombardements de la coalition ont des limites dans leur précision.

    Le 04/04/2011 à 14h36
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