© AFP Comme chaque vendredi, des milliers de manifestants ont profité de la prière hebdomadaire pour exprimer leurs revendications dans plusieurs pays. Quatre personnes ont été tuées au Yémen. Les forces fidèles au dirigeant libyen tentaient toujours de reprendre ce jeudi Brega et Ajdabiyah, dans l'Est du pays. Sur le plan diplomatique, Mouammar Kadhafi aurait accepté le plan de médiation proposé par le Vénézuéla, plan rejeté par avance par l'opposition. Les forces fidèles au dirigeant libyen tentent toujours de reprendre ce jeudi Brega et Ajdabiyah, dans l'Est du pays. Sur le plan diplomatique, le Vénézuela, allié de la Libye, propose l'envoi d'une mission de médiation internationale. <b> Témoignage -</b> Nouri el-Mismari, chef du protocole du dirigeant libyen pendant une trentaine d'années, a fui le pays fin 2010. Réfugié en France,, il observe la situation alors que ses deux filles se trouvent toujours en Libye. Il a donné une conférence de presse mercredi. <b> Interview -</b> Qui sont les opposants politiques à Mouammar Kadhafi ? Que peuvent-ils accomplir dans les semaines à venir ? Tentatives de réponse avec Moncef Djaziri, maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Lausanne et spécialiste de la Libye. <b> Décodage -</b> Une procédure contre le dirigeant libyen devant la Cour pénale internationale sera très longue. Surtout, s'il reste en place à Tripoli, il pourrait se retrouver une situation analogue à celle de son homologue soudanais Omar el-Béchir, dont le mandat d'arrêt ne peut être appliqué aussi longtemps qu'il ne se rend pas dans un pays lié à l'institution. Une gigantesque opération d'évacuation a commencé depuis la Tunisie pour rapatrier dans leur pays les dizaines de milliers de réfugiés qui fuient les combats.
Plus d'infosVendredi de manifestations dans le monde arabe

Libye : les rebelles contiennent la contre-offensive de Kadhafi

Libye : Kadhafi poursuit sa contre-offensive, Chavez en médiateur ?

"J'ai honte d'avoir travaillé pour Kadhafi"

"L'opposition libyenne n'est pas préparée à gouverner"

Que peut faire la justice internationale contre Kadhafi ?

Libye : un pont aérien mondial à Djerba pour les réfugiés

Les insurgés libyens la redoutaient. Une nouvelle offensive des pro-Kadhafi a débuté vendredi matin contre Marsa el Brega. La ville, terminal pétrolier situé sur le golfe de Syrte, à 800 km à l'est de Tripoli, avait déjà été la cible de bombardements aériens mercredi et jeudi. Elle contrôle la route stratégique côtière qui mène à Benghazi, épicentre de la contestation dans l'est du pays. La base militaire d'Ajdabiya a également été visée par des bombardements.
A l'Ouest, Kadhafi montre ses muscles aux journalistes
Le régime a organisé un convoi pour les journalistes égrangers dans l'Ouest du pays. Objectif : montrer que ses forces contrôlent la situation. De fait, sur la route côtière allant de Tripoli à la frontière tunisienne, 180 kilomètres plus loin, les check-points de militaires, policiers et miliciens s'enchaînent, souvent renforcés par des chars, des blindés et des mitrailleuses lourdes.
Dans certaines localités, comme Sourman ou Zouara, les rues portent néanmoins les traces des violences : là, une administration et un commissariat aux vitres brisées, plus loin, un autre immeuble officiel incendié et partout des graffitis anti-Kadhafi transparaissent sous une couche de peinture blanche appliquée à la hâte.
A Zaouïah, 50 km de Tripoli, les rebelles, qui contrôlent toujours les lieux, s'attendent à une attaque.
Manifestation à Tripoli
L'opposition, qui a tenté déjà la semaine dernière de se soulever dans plusieurs quartiers de Tripoli sans toutefois réussir à créer de mouvement de fond, compatit de nouveau profiter de la prière du vendredi pour se faire entendre dans la capitale. Pusieurs centaines de personnes se sont ainsi rassemblées en début d'après-midi dans le quartier Tadjoura, en l'absence de forces de sécurité dans un premier temps.
Obama : Kadhafi doit "quitter le pouvoir"
Barack Obama a déclaré jeudi pour la première fois en public que le Mouammar Kadhafi avait perdu toute légitimité et devait quitter le pouvoir. Il a ajouté que les conseillers du numéro un libyen seraient également tenus pour responsables des violences commises contre les civils. Il a également annoncé qu'il enverrait des avions militaires et civils participer à l'évacuation des réfugiés égyptiens bloqués à la frontière entre la Libye et la Tunisie.
Une zone d'exclusion aérienne se précise
Barack Obama a précisé qu'il avait demandé au département de la Défense et au département d'Etat d'étudier toutes les options, notamment l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, pour empêcher les attaques aériennes des forces pro-Kadhafi contre l'opposition. Jeudi, la France et le Royaume se sont prononcés en faveur de cette "no-fly zone".
La situation humanitaire s'améliore lentement à la frontière tunisienne
Après trois jours de chaos, où les réfugiés étrangers s'entassent par milliers, la situation s'est améliorée grâce aux premières rotations aériennes organisées par la communauté internationale. La France va assurer six vols quotidiens dans les prochains jours et la Grande-Bretagne a également commencé à assurer des navettes avec l'Egypte.
Au total, près de 100.000 personnes ont franchi la frontière depuis le 20 février, selon le Croissant-Rouge tunisien. Le HCR précise que 12.500 réfugiés doivent encore être évacués, dont 10.000 originaires du Bangladesh.
L'armée libyenne a pris position en force de son côté de la frontière et bloquerait désormais le passage, selon le HCR.
Retour MYTF1
Vendredi de manifestations dans le monde arabe

Chargement en cours...




