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Libye : Bani Walid a jusqu'à dimanche matin pour se rendre


le 03 septembre 2011 à 15h11 , mis à jour le 03 septembre 2011 à 17h51.
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AfriqueAlors que la ville de Bani Walid, l'un des derniers bastions kadhafiste, était sur le point de tomber aux mains des rebelles samedi, Ali Tarhouni, l'un des leaders du CNT, affirme savoir où se trouve le dictateur libyen déchu.

Les forces du nouveau régime libyen ont donné jusqu'à dimanche matin à la ville de Bani Walid, à 180 km au sud-est de Tripoli, où se trouverait un des fils de Mouammar Kadhafi, Saadi, a annoncé samedi un responsable locales de ces forces. "Soit (les révolutionnaires) lèvent le drapeau blanc et ils se rendent, soit les combats commencent. Ils ont 24 heures à partir de ce matin", a déclaré Abdulrazzak Naduri, numéro 2 du conseil militaire de Tarhouna, à environ 80 km au nord de Bani Walid.

L'ultimatum expirera dimanche vers 10h.Plusieurs proches de Mouammar Kadhafi se trouvaient récemment à Bani Walid, un bastion de l'ancien "Guide" en fuite. Seif al-Islam, le fils le plus en vue du colonel Kadhafi, "était présent il y a deux jours à Bani Walid. Il s'est enfui, seul Dieu sait quelle route il a prise", a déclaré M. Naduri. En revanche, Saadi Kadhafi, ainsi que Moussa Ibrahim, le porte-parole du régime, et Mansour Daou, le chef des comités révolutionnaires, piliers du régime, "sont toujours dans la ville", a-t-il ajouté. Dans un message diffusé mercredi par la télévision arabe Arrai, Seif  al-Islam avait affirmé que les habitants de Bani Walid avaient "convenu de combattre jusqu'à la victoire après les menaces des +rats+ de prendre d'assaut la ville".

Enquête sur de la corruption dans la fonction publique

Par ailleurs, le CNT a adressé un nouvel ultimatum aux partisans de Kadhafi. Les villes de Libye qui échappent au contrôle des autorités intérimaires ont une semaine pour s'y rallier, a averti samedi le président du Conseil national de transition (CNT) qui a supplanté le régime de Mouammar Kadhafi.  Moustafa Abdeldjeïl, qui s'adressait à la presse, a par ailleurs annoncé l'ouverture d'enquêtes sur des faits de corruption présumés dans la fonction publique.  "A ce stade, certaines informations font état de corruption financière au sein des institutions et nous allons enquêter et donner les noms", a-t-il poursuivi, ajoutant que le CNT n'avait pas l'intention de collecter les armes des révolutionnaires.

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  • alkira200 : Analyse très juste !

    Le 04/09/2011 à 17h50
  • vv4vv : Un scénario Afghano/Irakien de guerre civile se dessine jour après jour en Libye. Il faut être lucide, 1/ on n'impose pas la démocratie ni un modèle de société à un pays du jour au lendemain. 2/ Le système des clans en Libye fera qu'il y aura des perdants et des gagnants, et on se retrouvera avec beaucoup de séparatistes (les perdants) qui feront tout pour que le CNT n'arrive pas à diriger le pays (regardez ce qui s'est passé en Irak avant qu'il y ait plus ou peu d'attentats). 3/ On a joué avec le feu en incluant dans le CNT des islamistes. Ils jouissent actuellement d'une légitimité auprès des libyens et demanderont en échange des contre-parties qui risquent de ne pas être compatibles avec l'occident. Bref, on a créé un nouveau chaos.

    Le 03/09/2011 à 21h22
  • mireye11 : Là...... il faut attendre, seul l'avenir nous le dira.......nous avons d'autres exemples de pays où pour avoir la démocratie "l'accouchement" est long et difficile !!!!!!!!

    Le 03/09/2011 à 18h30
  • rsch38 : Mais avec l'orthographe.........oui !!!!!

    Le 03/09/2011 à 18h25
  • superboys76 : Eh beh keski sont long pour le choper se kadhafi ilé fort a cache cache je voudrait pas joué avec lui

    Le 03/09/2011 à 17h38
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