Deux ressortissants français ont pour la première fois été identifiés dans les rangs d'Aqmi au Sahel, destination inédite pour ces volontaires au jihad que les services français avaient davantage l'habitude de repérer en Bosnie, en Irak ou à la frontière pakistano-afghane. L'information, dévoilée par le quotidien Le Monde, a été confirmée par une source proche du dossier à Paris.
L'un des deux Français est "un djihadiste pur", tandis que l'autre a "épousé la cause" des islamistes armés quand ils ont pris le contrôle de la région, a indiqué une source sécuritaire malienne.Les deux hommes ont été identifiés sur un cliché récupéré fin août par les services secrets français, selon le quotidien, qui ne révèle pas leurs identités mais affirme qu'ils sont âgés d'une trentaine d'années. L'un d'eux aurait participé à la révolution libyenne avant de rejoindre une brigade (katiba) au Mali, selon le journal français. Par ailleurs, l'armée nigérienne avait tué début août un homme appelé "Kassam", "djihadiste ayant plusieurs nationalités dont celle du Cap-Vert et qui avait longuement séjourné en France", selon une source sécuritaire nigérienne . "Kassam, c'est l'un des fondateurs du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Il avait séjourné en France et cela se sentait clairement à son accent. Kassam voulait créer son groupe et début août, il était au Niger en repérage, très probablement pour enlever des otages européens. Dans la localité de Tillabéry, il a fait usage de son arme et nos hommes ont été obligés de se défendre. Il est mort sur le coup", a affirmé cette source sécuritaire nigérienne contactée par l'AFP. La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) n'a pas souhaité faire de commentaire.










