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Mali: une journaliste de TF1 empêchée de se rendre dans le Nord


le 11 juin 2012 à 18h41 , mis à jour le 11 juin 2012 à 18h46.
Temps de lecture
3min
Liseron Boudoul, envoyée spéciale à Tripoli (Libye), en octobre 2011 (archives).

Liseron Boudoul, envoyée spéciale à Tripoli (Libye), en octobre 2011 (archives). / Crédits : TF1/LCI

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AfriqueLiseron Boudoul, journaliste de TF1 qui se rendait dimanche dans le Nord du Mali, en a été empêchée "pour des raisons de sécurité" avant d'être refoulée vers Bamako pour rejoindre la France, ont annoncé les autorités maliennes.

Une journaliste de TF1 qui se rendait dimanche dans le Nord du Mali en a été empêchée "pour des raisons de sécurité" avant d'être refoulée vers Bamako pour rejoindre la France. "Nos services ont, pour des raisons de sécurité, empêché Mme Liseron Boudoul, journaliste française de TF1, de continuer la route pour le Nord du Mali, zone actuellement très dangereuse", a affirmé un responsable de la
direction nationale de la police.
 
La police malienne donne de plus amples détails : "Nos services ont stoppé Mme Liseron Boudoul à San (480 km au nord de Bamako). Elle a déclaré qu'elle allait dans un camp de réfugiés. Mais pour nous, elle allait dans le Nord aux mains des groupes armés. Nos agents ont refoulé la journaliste à Bamako contre son gré. Elle a été entendue et elle est rentrée en France dimanche soir". Selon un autre responsable des autorités, la journaliste aurait été "verbalement très violente" avec des agents de police. Cette dernière information n'a pas été confirmée de source indépendante. La journaliste "n'a contrevenu à aucune règle", a réagi Antoine Guélaud, directeur de la rédaction de TF1. Selon lui, elle n'a pas été "verbalement très violente". Il y a plutôt eu "un vif échange entre elle et les policiers parce que ces derniers lui avaient confisqué son matériel et son passeport".  Elle s'est rendue au Mali pour réaliser plusieurs reportages sur l'aide humanitaire et les familles de réfugiés, a ajouté M. Guélaud.
 
L'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait récemment menacé de s'en prendre aux journalistes étrangers qui envisageaient de se rendre dans le nord du Mali. Le coup d'Etat militaire qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré à Bamako, a accéléré la chute de cette immense région désertique aux mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) et surtout du mouvement islamiste Ansar Dine et de son allié Aqmi qui retient en otage six Français dans le Sahel.

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  • grain_de_sel : Voilà des forces de l'ordre qui ont bien fait leur boulot. Evidemment qu'elle n'a rien à faire là-bas hormis grossir les chiffres des Ghesquières et Cie qui désobéissent aux règles élémentaires de sécurité et pleurent ensuite qu'ils ont été kidnappé. Et c'est ensuite à nos militaires d'aller risquer leur peau pour aller les chercher malgré leurs incessantes mises en garde. Messieurs, Mesdames les journalistes, soyez un peu responsables. Vous trouvez lamentable que les skieurs hors-pistes mettent en danger les équipes de secours qui doivent aller les chercher? Vous êtes pareil... Voyons si je suis publiée.

    Le 12/06/2012 à 11h55
  • gerard21000 : Du scoop et encore du scoop ,malgré les dangers.C'est du grand n importe quoi et après il faut faire des tractations pour pouvoir libérer ces inconscients et ils osent parler de journalisme et/ou de documentaire.

    Le 11/06/2012 à 19h17
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